France Info numérique : sexisme au quotidien, les terribles révélations

Scandaleux, affligeant, terrible. Les mots nous manquent à la lecture d’une série d’articles publiés ces derniers jours. Un licenciement et deux mises à pied à la rédaction de France Info numérique, pour des comportements sexistes ou inappropriés, et qui pourraient relever d’agressions sexuelles, selon le code pénal.

Un salarié licencié donc, coupable présumé de ces faits, et deux cadres mis à pied, parce qu’ils n’auraient pas réagi assez tôt. Ils auraient aussi laissé se développer un climat plus que malsain dans la rédaction . C’est à la suite d’une enquête interne que des sanctions ont été prises par la direction de France Info. Mais grâce à la presse, nous apprenons qu’un véritable système était en place au sein de cette rédaction. Des stagiaires, des apprenties, étaient devenus les proies de comportements et de propos sexistes.

La direction de l’entreprise était-elle au courant depuis longtemps ?

Nous dirons oui, car certaines alertes étaient remontées depuis plusieurs mois !

Nous dirons oui aussi parce que, ces dernières années, des victimes d’autres formes d’agressions (du harcèlement moral) ont été signalées et accompagnées par le SNJ, et que la direction n’a pas sanctionné !

Alors qu’on nous rebat les oreilles d’un dispositif contre le harcèlement dans un accord « poudre aux yeux » , voilà que notre entreprise est éclaboussée par  cette sordide affaire !

Le SNJ France Télévisions sera, si elles le souhaitent, aux côtés des victimes qui voudront porter plainte.

Le SNJ exige de la présidente de France Télévisions que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et que les sanctions soient prononcées, à tous les niveaux de la hiérarchie.

Le SNJ demande un rendez vous urgent à la direction de l’information. Il faut comprendre pourquoi aucune procédure d’alerte ( dispositif RH, cadres de haut niveau) n’a permis de condamner et de faire cesser  ces actes bien plus tôt. A croire que seule la peur du scandale a provoqué la fin de l’omerta.

Paris, le 6 avril 2019

France Info numérique sexisme au quotidien