Non à la régionalisation à marche forcée !

Sur le papier, le projet de régionalisation de France 3 est alléchant. Mais en voulant l’imposer à marche forcée, malgré la crise sanitaire, la direction prend le risque de le faire échouer.

Après les tranches supplémentaires à flux tendu, à 11h53 et 18h53, la direction nous impose, dès le 25 janvier 2021, un nouvel allongement du temps d’antenne, à partir de 18h30. A moyens constants, sans budget supplémentaire et avec moins de salariés.

On ne peut pas nous demander encore plus, surtout en pleine urgence sanitaire, physiquement et psychologiquement épuisante. Les départs non remplacés, dans le cadre de la rupture conventionnelle collective, aggravent encore la situation.

La mise en place d’ateliers dits « de réflexion » est un échec. Et pour cause : organisés en partie pendant les vacances scolaires et sans ligne directrice, ils ont même été souvent boycottés. Un vernis consultatif. La crise sanitaire ne saurait favoriser des échanges constructifs et aboutis sur cette question cruciale. Le timing n’est pas bon. La direction de France télévisions doit le reconnaître et modifier le calendrier.

Pour faire aboutir le projet, nos dirigeants prétendent s’appuyer sur de nouvelles écritures, de nouveaux métiers, et sur l’utilisation d’UTS (unités de tournage avec smartphones). Chimères ! L’obstacle reste le manque de moyens, quels que soient les outils mis en œuvre. De plus, le travail seul au détriment du travail en équipes de reportage est contraire aux engagements pris dans l’accord d’entreprise France Télévisions et l’assurance d’un travail en mode dégradé.

Nous redoutons une régionalisation « low cost », où il nous faudra remplir les cases vaille que vaille. La pression supplémentaire sera encore plus insupportable pour les antennes qui disposent de moins d’effectifs que les autres.

Pour le SNJ, la régionalisation à marche forcée affaiblirait notre offre éditoriale, aux yeux de nos téléspectateurs, soucieux d’une information de proximité et de qualité. Nous demandons une pause et une vraie concertation sur ce projet, afin qu’il ne soit pas mortifère pour France 3.

Le SNJ a toujours dénoncé l’accord sur la rupture conventionnelle collective. Cet accord prévoyait, outre la suppression d’un millier d’emplois, un paragraphe sur la régionalisation qui se révèle être une sucrerie empoisonnée.

Paris, le 5 novembre 2020

La régie automatisée, quoi qu’il en coûte !

L’expérimentation de la régie automatisée devrait être un lointain souvenir. Elle aurait dû se dérouler au premier semestre, et aujourd’hui, l’automate devrait être en exploitation. Mais ce programme a été chamboulé par le premier confinement. Dans le pays, il fallait, quoiqu’il en coute, protéger la santé des français. Et dans l’entreprise, il fallait, quoiqu’il en coute, protéger la santé des salariés. Dans l’antenne de Rouen, la protection des équipes, conjuguée à la nécessité de diffuser, fut la priorité de tous. Et nous avons toutes et tous mené à bien ce double objectif.

Aujourd’hui, pour le deuxième confinement, la donne a changé. La direction a choisi de maintenir les formations pour la régie automatisée. Même si elles ne se font pas en télétravail. A partir du 2 novembre, des techniciens sont planifiés pour des stages en présentiel, dans des locaux extérieurs à nos locaux. C’est en totale contradiction avec les engagements de l’entreprise qui demande de « maintenir sur site les équipes  qui concourent directement aux antennes ». Cette décision, grave et intolérable, fait courir des risques inutiles aux salariés dans le contexte sanitaire actuel.

Les élus ont dénoncé ce maintien des formations devant la direction régionale au niveau RP, et devant la direction du réseau au niveau CSE. Les réponses sont identiques : la décision s’est prise au plus haut niveau de l’entreprise, donc le bureau de la PDG. C’est dire l’importance stratégique qu’elle donne à l’automate. La sécurité des salariés pendant le confinement passe après.

La situation sanitaire en Normandie est plus grave aujourd’hui que lors du premier confinement. La ville de Rouen est en rouge écarlate, et faisait partie des premières métropoles mises sous couvre-feu. Il est donc encore temps d’arrêter ce calendrier. D’autant plus qu’à la veille des formations, des stagiaires n’ont même pas reçu leur convocation ! Quelle impréparation !

La précipitation et l’entêtement de la direction creusent encore plus le fossé avec le collectif rouennais, déjà réticent à l’expérimentation. Les projets menés à marche forcée sont d’un autre âge. La direction générale doit savoir lever le pied. La sagesse et la Covid 19 l’imposent.

Rouen, le 1er novembre 2020

Compte-rendu du CSE du réseau France 3 des 29 et 30 octobre 2020

Pour cette première réunion sous la présidence du nouveau directeur du réseau régional, François Desnoyers, ce fut un CSE à la mode « Halloween », à demi nomade et à demi masqué. Puisque la réunion s’est tenue sur une matinée le premier jour, pour permettre aux élus présents à Paris de regagner leurs belles provinces. Et une seconde journée entièrement en visio-conférence… ce qui devrait être encore le cas pour quelques semaines.

Confinement à la saison des citrouilles

La première partie des débats a concerné le nouveau confinement, annoncé la veille par le Président de la République, avec des règles très différentes de celles du printemps pour les antennes de France 3. Un mode d’emploi que vos élus SNJ vous communiquaient dès ce premier jour de réunion. Cette fois, en effet, chacun garde son propre JT, sa ou ses éditions locales et ses émissions de l’antenne. Ce qui change beaucoup la donne et la jauge à l’intérieur de nos locaux. Le télétravail, pour tous ceux qui peuvent travailler à distance, étant de nouveau d’actualité.

Un confinement 2 avec deux mots d’ordre : maintenir le plus haut niveau d’activité possible et accorder une attention toute particulière aux salariés en télétravail.

Ce qui implique en premier lieu de ne pas faire de JT grande région. Pour Patrice Schumacher, directeur des programmes, « si toutefois nous n‘avions pas des effectifs suffisants, nous avons la possibilité d’abord de raccourcir les JT ; puis de faire circuler des sujets entre les antennes ».

Quant au télétravail, les personnes concernées devront pouvoir bénéficier d’un matériel informatique adéquat, de chaise de bureau. Selon François Desnoyers, « chaque manager devra accorder une attention accrue à ses salariés, avec, si besoin, la mise en place d’outils d’aide psychologique ».

A l’heure où nous écrivons, la possibilité pour le montage des JT de se faire à distance n’était pas tranchée. Dans plusieurs antennes, c’est une demande des monteurs surtout quand les règles sanitaires se sont un peu relâchées.

A la question des élus SNJ aux restrictions d’accès pour les journalistes sur le terrain, comme observé dans certaines régions au printemps, le directeur du réseau répond clairement que « les sites à l’époque n’étaient pas équipés. Les restrictions d’accès ne peuvent donc pas être les mêmes qu’en mars. »

En revanche, la mise à disposition sur les sites de masques FFP2 pour les tournages en milieu difficile, reste sans réponse !

Le projet de régionalisation en « trick or treat » !

La régionalisation du réseau, projet phare du 2e mandat de Delphine Ernotte et dans la feuille de route du nouveau directeur du réseau (« c’est pour cela que je suis là », explique-t-il), a occupé presque la totalité des débats du CSE. Tant il est vrai que ce projet avec comme ambition « l’inversion du modèle » – entendez la prise par les régions de créneaux d’antenne nationale – reste plus que flou. Et pourtant on assiste à une accélération du calendrier et la mise en place d’ateliers à marche forcée dans une partie des antennes. De même les formations qualifiées de « stratégiques » par la direction suivent le même rythme : à l’inverse de l’UFTV qui ferme pour cause de confinement, les formations « régie automatisée » à Rouen et NRCS sont maintenues. De manière générale, François Desnoyers le reconnait : « il y a un problème de communication sur ce projet et nous en prenons notre part ».

Le démarrage de la nouvelle tranche de 18h30, en réalité avec les servitudes plutôt sur 13 minutes, sera effectif au 25 janvier. Le nouveau directeur a préféré reculer la date de lancement prévue initialement le 4 janvier. Une tranche grande région mais qui ne reproduira pas, nous assure-t-on, ce qui a été mis à l’antenne çà et là pendant la première période de confinement.

Une tranche d’information donc, mais qui ne sera pas du JT et réalisée uniquement en interne (pas en production exécutive). La nouvelle équipe de direction semble avoir du mal à concilier cette ambition qui, dans beaucoup de rédactions, va se heurter de plein fouet aux moyens insuffisants. Ainsi dans de petites antennes comme celle des Alpes, et ce n’est pas une exception, les journalistes décrivent des conditions de travail avec « la tête sous l’eau », parvenant à grand peine à remplir les 10 minutes supplémentaires imposées à la rentrée dernière, avant les journaux de midi et de 19h. Dans la majorité des cas, là où des ateliers ont été organisés, une impression de « vernis participatif » se dégage. Ce que semble découvrir le nouveau directeur du réseau qui a pris ses fonctions le 12 octobre.

L’ambition affichée se heurte aux principes de réalité de nos antennes avec des effectifs à flux tendus en raison des non remplacements de départs en RCC et en l’absence cruelle de moyens nouveaux. Le patron du réseau a la conviction que la démarche d’autonomie de certaines stations doit commencer dès maintenant et ne pas attendre 2022. Olivier Godard n’est pas plus rassurant en n’évoquant que le comblement de rares postes gelés mais pas l’ensemble des départs effectifs en  RCC chez les journalistes.

En revanche, ces réalités ne devraient pas échapper au directeur de la transformation, Germain Dagognet, qui pour la première fois dans l’instance détaille ce projet, qui suscite beaucoup d’enthousiasme de sa part. A terme, c’est même toute la tranche 18h/19h30 qui est visée. Une manière de « re-régionaliser » le réseau, avec de nouveaux outils et en plus grande proximité avec nos téléspectateurs. Et sur les effectifs trop réduits : « On peut dégager des moyens  grâce aux nouvelles pratiques, nouvelles technologies, à des modes d’organisation différents », commente Germain Dagognet.

Si notre manière de travailler doit forcément évoluer, cette vision apparait à vos élus un peu décalée de la réalité de ce qui se fait déjà. Nous avons pris acte de l’engagement de François Desnoyers de nous fournir un « document-projet » plus précis pour éviter, dit-il « les procès d’intention ou les incompréhensions ».

Bleues comme matinales

L’expérience de diffusion des matinales de France Bleu sur les antennes de France 3 sur la tranche 7h/8h40 continue. Trois nouvelles « radios filmées » démarreront d’ici à la fin de l’année à Laval, Strasbourg et en Limousin. 12 autres en 2021.

La nouveauté sur ce dossier, ce sont des audiences réalisées par la direction des études. Uniquement pour quelques-unes puisque la Creuse, la Côte d’Azur, la Bretagne, la Loire et la toute nouvelle Gironde ne peuvent pas être mesurées (comme souvent les éditions locales de France 3 quand elles existent dans ces zones).

Des audiences très contrastées : de 1,1 % de PDA en PACA (audience déduite) à 2,9 à Toulouse et 4,6 à Lille.

Et des bleus au moral

Enfin le gros malaise des salariés de la Fabrique à Bordeaux a une nouvelle fois mis la direction des moyens internes de fabrication sur la défensive : une nouvelle activité baptisée Fab Lab au point mort, des postes non remplacés et du matériel obsolète. Ajoutez à cela l’organisation de la Fabrique avec des décideurs le plus souvent à distance… la rumeur d’une fermeture pure et simple de ce site de l’ex filière prod a été catégoriquement démentie par la direction qui, encore une fois, devant la mobilisation des élus, a promis d’intervenir.

La prochaine réunion du CSE réseau est prévue les 26 et 27 novembre prochains. Un calendrier qui, en raison du confinement, pourrait être bousculé et donner lieu comme au printemps à des CSE extraordinaires dans l’intervalle.

Vos élus et représentant SNJ :

Jean-Manuel Bertrand, Hervé Colosio, Myriam Figureau et Vincent Habran

Grève du vendredi 16 octobre – MERCI POUR VOTRE MOBILISATION !

Merci aux salariés qui se sont mobilisés à France 3 Bourgogne Franche-Comté pour dire non à l’injustice !

– Non au licenciement de notre collègue de la rédaction de Dijon

– Non à la discrimination par l’âge, la chasse aux seniors n’a pas sa place dans une entreprise de service public

-Non au management par la brutalité

Cette mobilisation des salariés est un atout précieux pour notre collègue dans le combat judiciaire qui est désormais lancé.

Dijon et Besançon, le 16 octobre 2020

Toute honte bue, la direction licencie une journaliste professionnellement irréprochable

/// FRANCE 3 BOURGOGNE \\\

La direction de France Télévisions vient de cocher toutes les cases du management brutal et inhumain. Elle a licencié une journaliste dont le professionnalisme est reconnu par tous. Sa seule faute : avoir refusé une humiliation sous forme d’un avenant à son contrat de travail.

Depuis une dizaine d’années, elle est « chef info web » à la rédaction de France 3 Dijon. Son travail acharné contribue à faire du site internet de France 3 Bourgogne Franche-Comté un des plus suivis de tout le réseau régional.

Elle ne compte pas ses heures pour alimenter le site, former et encadrer la rédaction de Dijon.

Pourtant, la direction décide, fin 2019, qu’elle ne fait plus l’affaire à ce poste. Tous les chefs info web du réseau régional se voient proposer au minimum un contrat de rédacteur en chef adjoint. Notre consœur, elle, est sommée d’accepter un avenant qui l’écarte de l’encadrement. Elle refuse de le signer.

Pendant des mois, la direction multiplie injonctions, pressions et manœuvres pouvant s’apparenter à du harcèlement pour la faire plier. Notre consœur, elle, continue d’assumer pleinement son travail de journaliste « web ».

C’en est sans doute trop pour les bureaucrates tatillons de la DRH, qui lancent une procédure de licenciement. Aucune faute professionnelle à lui reprocher ? Qu’importe : on met à la porte une salariée qui a plus de 30 ans d’ancienneté parce qu’elle refuse simplement d’être déclassée et humiliée.

A l’heure du « digital first », la direction va donc se passer d’une journaliste ultra-compétente dans ce domaine. 

La nouvelle de son licenciement, brutal, injuste, provoque un choc émotionnel pour les salariés

de l’antenne de Dijon. Mais peu importe pour une direction qui va encore plus loin : elle tente aujourd’hui de propager la rumeur que ce licenciement était en réalité un souhait de la salariée, une sorte de prime au départ à la retraite !

Le SNJ apporte tout son soutien et exprime sa solidarité vis-à-vis de notre consœur. Nous serons à ses côtés pour l’aider à obtenir justice devant les tribunaux. Ces méthodes indignes d’une entreprise de service public méritent une condamnation sans équivoque : nous nous y emploierons.

Paris, le 2 octobre 2020

Elections municipales 2020 : le fiasco continue

À Montpellier, le débat du 2éme tour ne convainc pas. Organisé en mode confiné, sans partenariat pour l’animation et la communication et sans la totalité des candidats, il donne un résultat antenne très pauvre.  

Si la limitation du nombre de personnes en plateau, imposée par la direction centrale, a pesé du côté de l’encadrement, personne n’a proposé de contourner la difficulté en travaillant avec d’autres médias et en s’appuyant sur internet.

Pourtant, quasiment chaque jour on nous rappelle qu’internet et partenariats sont notre avenir.

Un constat d’autant plus fort que cette campagne, sans meeting, ni porte à porte, se joue dans les médias et notamment sur les réseaux sociaux.

France Bleu Hérault et Public Sénat l’ont compris, ils se sont retrouvés dans les locaux de Midi Libre pour un débat avec l’ensemble des candidats, en Facebook Live. 

Réalisation, lumière, espace, 4 journalistes, 3 candidats, 1h de débat, France 3 battu sur son terrain !

Battu aussi par France Info, qui a également organisé un débat avec tous les candidats.  

Le débat du 1er tour avait déjà été un échec cuisant. La direction avait dû l’annuler, suite à l’incapacité du rédacteur en chef d’offrir un espace de débat impartial aux candidats.

Aujourd’hui, l’antenne de France 3 Montpellier se retrouve encore marginalisée, spectatrice des événements. 

Un déclassement auquel s’ajoute une éthique à géométrie variable, que vous soyez dans la rédaction ou dans l’encadrement.

D’un côté, le rédacteur chef exclut une journaliste de l’animation du débat du 2éme tour, au principe que son conjoint avait été mandataire financier pour une liste qui n’a pas passé le 1er tour,

Et de l’autre, il maintient l’adjoint chargé de l’organisation des débats alors qu’il est lui, candidat. Ultime « précaution », ils s’entendent pour supprimer son nom des génériques, ni vu ni connu.

En termes d’éthique…  « Peut mieux faire ».

Au final, ces municipales 2020 sont hors normes sur bien des points qui nous dépassent.

Mais ce  déclassement et cette éthique à géométrie variable sont insupportables.  Ils dévoilent  carences professionnelles et humaines.  Le fiasco continue.

Montpellier, le 26 juin 2020

CSE réseau France 3 du 29 mai 2020 : liminaire du SNJ

Nous nous retrouvons une nouvelle fois dans ce CSE, siégeant en session extraordinaire. Les élus du SNJ remercient la direction du réseau d’avoir accepté d’avancer la date de cette instance… bien qu’on aurait pu s’attendre à ce que cette direction le propose elle-même, surtout quand il s’agit de débattre d’une nouvelle organisation du travail, comme la réglementation vous l’impose.

Nous retiendrons donc que dans cette crise liée au coronavirus, les élus du CSE n’auront pas été consultés véritablement sur le plan de continuité d’activité de l’entreprise. Et qu’ils ont failli être informés du plan de reprise de l’activité… le lendemain de la reprise !

Quant aux documents reçus hier, ils font état noir sur blanc du détail des processus de reprise au 2, puis au 8 juin, dont les précisions ont déjà été faites dans les instances de proximité, voire même dans les réunions de rédactions et d’antenne… En revanche, rien dans ces documents pour l’après 14 juin… Rien sur les débats électoraux, rien sur le redéploiement des effectifs en vue des élections, ni sur les moyens octroyés pour organiser notre couverture.

Dans certaines réunions des Représentants de Proximité, il a été précisé par les directeurs régionaux que les informations détaillées de la reprise à partir du 15 juin seraient données en priorité aux élus du CSE… Pour l’instant les documents reçus n’en font aucunement mention.

Par ailleurs, les élus ont appris la liste des 15 éditions locales appelées à recommencer leur diffusion à partir du 15 juin dans un document de la direction de la communication à destination des médias spécialisés… C’est par voie de communiqué de presse que nous découvrons vos arbitrages !

Décidément la direction de France Télévisions a fait le choix de privilégier la communication extérieure plutôt que d’informer d’abord les salariés et leurs représentants.

Les élus du SNJ demandent à la direction du réseau que cette instance du CSE ne soit pas une chambre d’enregistrement de décisions qui sont capitales pour notre entreprise. Les élus de cette instance ont fait beaucoup d’efforts et déployé beaucoup d’énergie depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons voulu, au-delà de nos propres difficultés sur le terrain et sur les différents sites, maintenir un nécessaire dialogue social.

Nous demandons donc à être traités comme de véritables interlocuteurs qui puissent amender, proposer, modifier un plan de reprise, qui soit surtout équitable et compris par tous.

Le 29 mai, 2020

Soutien aux victimes de harcèlement moral

~MOTION~

Réunis en assemblée générale les 7 et 8 octobre 2019, les adhérents du SNJ France télévisions rappellent tout leur soutien et leur solidarité, ainsi que leur amitié envers leur consœur, représentante du personnel à France 3 Alpes.

Face à une direction qui s’est enfermée dans le déni et refuse toujours d’assumer ses responsabilités, le SNJ a porté plainte afin que toute la lumière soit faite par la Justice. Six mois après la tentative de suicide sur le lieu de travail, la direction de FTV a été incapable de prendre la moindre mesure, même conservatoire, pour garantir la sécurité de notre élue et celle du collectif de travail.

Notre syndicat réaffirme son engagement aux côtés de son élue de proximité afin de l’assister moralement et juridiquement.

Les adhérents du SNJ FTV mandatent leur bureau national afin de poursuivre toutes les actions nécessaires à France 3 Grenoble, ainsi qu’aux côtés de tout salarié victime de harcèlement moral.

Paris, le 8 octobre 2019

2019-10-08 Motion soutien Grenoble