Guyane la 1ère : motion des élus SNJ et SRCTA-UNSA sur la crise sanitaire

Le 16 juin 2020

Réunis ce jour en CSE extraordinaire suite à leur demande du mardi 9 juin, les représentants des syndicats SNJ et SRCTA-UNSA demandent instamment à la direction de renforcer les mesures de protection d’hygiène et de sécurité pour protéger l’ensemble des salariés contre la Covid-19.

La direction locale assure le dialogue social, s’est déjà impliquée dans l’achat de masques, de gel et l’affichage de mesures barrières, mais il faut aller plus loin et beaucoup plus vite avec le passage en phase 3 d’une épidémie généralisée et hors de contrôle, pour protéger le personnel. Nous pouvons à tout moment être confrontés à des cas de covid-19 parmi les salariés de Guyane la 1ère.

Par conséquent, nous ne pouvons plus reprendre une activité normale comme annoncée dans certaines stations de France Télévisions sans renforcer les équipements de protection individuelle pour les salariés, tant en interne que lors des missions à l’extérieur.

Nous demandons l’arrêt des productions programmées à l’extérieur, en particulier la captation du concert de la fête de la musique avec le groupe Les Blue Stars, prévue le samedi 20 juin. 17 musiciens seraient prévus pour ce spectacle, plus nos collègues, alors que les recommandations préfectorales annoncent des regroupements maximum de 10 personnes.

Les représentants du personnel demandent aussi l’arrêt des invités en plateau (JT, émission diverses), comme cela se faisait pendant la période de confinement.

Nous voulons poursuivre notre mission d’information sur le terrain et recevoir les invités uniquement par visio-conférence pendant toute la durée de la circulation du virus en Guyane. La direction doit prendre des mesures nécessaires pour la réalisation à distance de l’émission spéciale Covid-19 du 18 juin 2020 pour protéger nos collègues et les invités.

Les élus SNJ et SRCTA-UNSA constatent une présence trop importante du personnel dans la station, eu égard à la situation sanitaire très critique : 1421 cas de Covid-19 confirmés, 5 décès, dont deux ce matin.

Pendant cette période de flambée épidémique très inquiétante, nous demandons à la direction de recourir au maximum au télétravail, de façon exceptionnelle, ou à d’autres dispositifs d’éloignement du personnel sans aucune perte de salaire. Toutes les décisions doivent être prises en concertation avec les intéressés.

Les élus SNJ et SRCTA-UNSA demandent à la direction de Guyane la 1ère de fournir un protocole précis sur les actions mises en place si un ou plusieurs cas de Covid-19 confirmés ou des sujets contacts étaient constatés dans la station : communication auprès du personnel, placement en quatorzaine, mesures de protection, tests, désinfection, mode de continuité de l’activité…

Les représentants du personnel SNJ et SRCTA-UNSA réclament l’installation d’urgence des protections en plexiglas dans les espaces de travail partagés : salles de montage, régie de production télé, studio radio, cafeteria…

Les élus concernés demandent la généralisation des gels hydro alcooliques dans la station, dans les couloirs et dans les espaces de travail partagés. Ils réclament la dotation minimale de six masques lavables par salarié, comme indiqué dans la démarche de prise en charge du groupe France Télévisions et des flacons de gel individuel.

Nous demandons également la poursuite du nettoyage systématique des locaux et la désinfection générale du bâtiment au moins une fois par mois sous le contrôle du chef d’établissement ou de son représentant. Les élus SNJ et SRCTA-UNSA resteront vigilants quant à la mise en place de toutes les mesures destinées à protéger les salariés de Guyane la 1ère qu’ils travaillent à Saint-Laurent, Kourou ou Remire-Montjoly.

Journalistes à France télévisions en 2020

~MOTION~

2020 se profile comme une année particulièrement compliquée pour les salariés de France télévisions.

D’abord parce que la Rupture Conventionnelle Collective (RCC) signée le 7 mai dernier est bâtie sur le postulat de la direction de faire disparaître 900 emplois d’ici 2022.

Ensuite parce que le nécessaire développement de l’information sur le numérique est conçu sur des effectifs insuffisants.

Enfin parce que le gouvernement a jugé opportun de restructurer à nouveau l’audiovisuel public par le biais d’une holding dont France télévisions deviendrait un élément parmi d’autres.

Ces trois dossiers constituent autant de risques majeurs pour les salariés de France télévisions.

Réunis en assemblée générale, les membres de la section SNJ de France télévisions, mandatent leur bureau national pour :

  • Obtenir le maintien des effectifs dédiés au reportage au siège et dans les réseaux régional et ultra-marin.
  • Garantir aux journalistes qui exercent leur profession sur les différents supports du numérique dans les deux réseaux des conditions matérielles et humaines non dégradées. C’est la condition nécessaire à la production d’une information de qualité et certifiée, assurée par des journalistes garants de la déontologie de leur profession.
  • Veiller à la préservation du pluralisme et de l’indépendance de l’information de service public au sein de la holding annoncée, que ce soit en télévision, en radio et sur internet.

Conscient de l’ampleur de ces défis, l’assemblée générale du SNJ appelle l’ensemble des journalistes de France télévisions à défendre au quotidien les fondamentaux de la profession, à résister au risque d’empilement des tâches, à refuser l’extension insidieuse de l’amplitude de leur  temps de travail, à se protéger mutuellement par une plus grande solidarité contre le burn out, la perte de sens du travail et autres phénomènes de déqualification.

Paris, le 8 octobre 2019

2019-10-08 Motion journalistes 2020

Agissements sexistes et violences sexuelles : Après la prise de conscience, les actes !

~MOTION~

Les militants du SNJ France Télévisions, réunis en assemblée générale à Paris, appellent une nouvelle fois à combattre les agissements sexistes et les violences sexuelles qui perdurent dans le monde du travail, y compris au sein des entreprises de presse.

Nous remercions solennellement les consœurs et les confrères qui, ces derniers mois, ont permis cette prise de conscience sans précédent. Grâce à leurs enquêtes, à leurs témoignages et à leurs luttes, le voile a été grandement levé sur ces souffrances dans les rédactions.

Ces révélations confirment qu’aucune forme de presse n’est épargnée et qu’aucune génération n’échappe à ces comportements inacceptables.

Nous devons être conscients que tous sont concernés : dirigeants, reporters, cadres intermédiaires, ou militants syndicaux.

Aujourd’hui, le travail qui reste à mener est considérable. France Télévisions, société de service public, peut et doit faire beaucoup plus pour protéger les femmes et les hommes qu’elle emploie.

Le SNJ exige donc que la direction de France Télévisions mette en place un plan de formation spécifique, en « présentiel », consacré à la lutte contre les agissements sexistes, le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et les viols, au travail. Avant la fin de l’année 2020, tous les salariés de France Télévisions, et en priorité les encadrants, devront avoir été formés.

Nous souhaitons également que la direction, comme elle l’a fait le 11 juin dernier à la suite de l’enquête sur la rédaction numérique de Franceinfo, informe ses équipes des sanctions qui seraient prononcées à la suite de violences sexistes ou sexuelles, tout en préservant l’anonymat.

Nous demandons enfin que la direction s’engage à protéger les salariés, victimes ou témoins, qui signaleraient de tels faits à leur hiérarchie ou aux responsables des ressources humaines, comme l’exige la loi.

Paris, le 8 octobre 2019

2019-10-08 Motion Sexisme et violences

Soutien aux victimes de harcèlement moral

~MOTION~

Réunis en assemblée générale les 7 et 8 octobre 2019, les adhérents du SNJ France télévisions rappellent tout leur soutien et leur solidarité, ainsi que leur amitié envers leur consœur, représentante du personnel à France 3 Alpes.

Face à une direction qui s’est enfermée dans le déni et refuse toujours d’assumer ses responsabilités, le SNJ a porté plainte afin que toute la lumière soit faite par la Justice. Six mois après la tentative de suicide sur le lieu de travail, la direction de FTV a été incapable de prendre la moindre mesure, même conservatoire, pour garantir la sécurité de notre élue et celle du collectif de travail.

Notre syndicat réaffirme son engagement aux côtés de son élue de proximité afin de l’assister moralement et juridiquement.

Les adhérents du SNJ FTV mandatent leur bureau national afin de poursuivre toutes les actions nécessaires à France 3 Grenoble, ainsi qu’aux côtés de tout salarié victime de harcèlement moral.

Paris, le 8 octobre 2019

2019-10-08 Motion soutien Grenoble

Motion de soutien aux salariés de France Ô et France 4

 – ASSEMBLEE GENERALE DU SNJ FRANCE TELEVISIONS –

Réunis en Assemblée Générale, les journalistes membres du SNJ FTV apportent tout leur soutien aux salariés de France Ô et France 4, qui voient leur avenir assombri et leurs emplois menacés par des décisions de la tutelle et de la direction de France Télévisions.

Ils mandatent le Bureau National pour mener toutes les actions nécessaires pour que ces fermetures annoncées ne mettent pas en péril l’emploi et les métiers des salariés concernés.

Cette violence sociale, qui conduit à fermer aveuglement deux chaines importantes de France Télévisions, ne doit pas abîmer davantage ceux qui participent à l’effort collectif depuis des années.

Paris, le 16 octobre 2018

2018-10-16 AG SNJ – Motion de soutien aux salariés de France o et France 4

Non, les ordonnances ne sont pas une fatalité !

Assemblée générale du SNJ FTV des 10 et 11 octobre 2017

MOTION

Les adhérents du SNJ de France télévisions réunis en assemblée générale alertent les salariés de l’entreprise sur les menaces que les ordonnances sur le droit du travail font peser sur eux.

  • Possibilité de modifier des éléments essentiels du contrat de travail individuel (rémunération, temps de travail, lieu de travail)
  • Possibilité de déroger à la convention collective nationale de travail des journalistes (13ème mois, prime d’ancienneté…)
  • Raccourcissement des délais permettant la saisine du conseil des prud’hommes
  • Limitation du pouvoir des prud’hommes de compenser les préjudices subis
  • Engorgement d’une instance unique (Comité social et économique) destinée à remplacer DP, CE et CHSCT
  • Réduction drastique du nombre de représentants des salariés
  • Réduction des moyens d’action des syndicats
  • Etc, etc.

La mise en œuvre effective de ces ordonnances, censées renforcées le dialogue social, constituerait un recul social sans précédent à France télévisions comme ailleurs.

Le SNJ appelle les salariés de France télévisions à prendre conscience du fait que ces ordonnances ont pour objectif de permettre aux dirigeants d’entreprises de lever les « garde-fous » qui nous protègent tous.

Le processus n’est pas irréversible. La conformité de certaines de ces dispositions à la Constitution française et à des engagements internationaux auxquels la France a souscrit se pose et sera soumise aux juridictions compétentes.

Mais avant cela, il est nécessaire de rappeler que les ordonnances n’auront pas force de loi jusqu’au vote par le Parlement d’une loi de ratification.

Le SNJ invite donc chacune et chacun à soutenir les mouvements de contestation en cours et à venir pour convaincre les parlementaires de ne pas voter ces textes en l’état.

Paris, le 13 octobre 2017

2017-10-13 MOTION – NON, LES ORDONNANCES NE SONT PAS UNE FATALITE !

Locales France 3 : Stop au grand bluff !

Assemblée générale du SNJ FTV des 10 et 11 octobre 2017

MOTION

L’information circule dans la presse depuis le 6 octobre, mais la plupart des directeurs régionaux n’ont pas jugé bon de la communiquer aux salariés.

La direction aurait décidé de surseoir à la suppression des éditions locales. Ce n’est pas un soulagement pour le personnel.

Ce «sursis» cache toujours l’absence de projet éditorial pour l’information de proximité.

Une fois de plus, la direction navigue à vue et cache ses intentions.

Les dés étaient déjà pipés lorsqu’elle a mis en place les ateliers de concertation sur les locales, ateliers dans lesquels les personnels s’étaient pourtant investis. Ce simulacre de concertation, nous n’en voulons plus !

Nous exigeons aujourd’hui des réponses claires aux problèmes de diffusion. Nous avions proposé des solutions dédaignées par la direction. Pourquoi ?

Quel est le calendrier à venir dans les réflexions sur les locales ?`

À part reculer pour mieux sauter, que propose la direction ?

Le retour d’expérience un an après la suppression des éditons locales de Bourges et Tours est consternant : mutations et suppression d’emplois, baisse du nombre des reportages réalisés sur place. Comment peut-on aujourd’hui croire qu’il n’en sera pas de même pour toutes les autres éditions locales ?

Toutes les enquêtes le démontrent, les téléspectateurs sont très attachés à leur information de proximité : un journal de sept minutes, tous les jours.

Nous, journalistes du SNJ France Télévisions, nous sommes et nous voulons rester au service du public.

Paris, le 12 octobre 2017

2017-10-12 MOTION – LOCALES FRANCE 3, STOP AU GRAND BLUFF

Notre métier : informer et rien d’autre !

Assemblée générale du SNJ FTV des 10 et 11 octobre 2017

MOTION

Fusion des rédactions nationales et dans le réseau Outre-Mer, processus de suppression des éditions locales : l’information est en péril à France télévisions.

Un management dur, directif, une cascade de chefs qui fait redescendre sur « les petites mains » des rédactions les commandes de reportages sous la forme de: ‘ils veulent que », ou encore « c’est moi le chef », « tu n’as pas le choix ».

Des reportages écrits à l’avance, scénarisés, des reportages montés, démontés, remontés au gré des humeurs des différents chefs, des exemples de plus en plus nombreux ont été dénoncés lors de notre Assemblée Générale.

Un appauvrissement du contenu des journaux remplis par des directs, du stand up, des desks, au détriment des images, du fond et de la réalité du terrain.

Un système de « parts variables » qui récompense l’obéissance des encadrants réduits à l’état de courtisans.

Une caste dirigeante qui impose ses stéréotypes, sa vision du monde aux rédactions de France télévisions et donc à l’ensemble de notre public.

Conséquences : des salariés en souffrance, en burn-out alors que dans le même temps, l’entreprise communique sur la bienveillance et la qualité de vie au travail. Un cynisme insupportable !

Nous, journalistes SNJ de France télévisions, réunis en Assemblée Générale, réaffirmons les principes professionnels de notre Charte d’Ethique et exigeons le respect de toutes ses dispositions telles que prévues dans l’accord collectif de France télévisions.

« la conférence de rédaction est le lieu du débat éditorial »

Nul ne peut s’en voir interdire l’accès, l’éditorial se ne règle pas discrètement en amont entre chefs.

Le journaliste est maitre de son récit, il en assume la responsabilité professionnelle et pénale.

C’est lui qui, sur le terrain, constate et vérifie pour rendre compte.

Le SNJ rappelle à tous les journalistes de toutes les rédactions de France télévisions :

Tout journaliste a le droit de refuser toute pression, de refuser de divulguer ses sources, de refuser de signer une émission, ou une partie d’émission dont la forme ou le contenu aurait été modifié à son insu ou contre sa volonté, quel que soit le support de diffusion.

Il ne peut être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle. (cf page 171 accord collectif FTV)

A l’heure des « fake news » et de la post vérité propices à toutes les dérives démagogiques, nous, journalistes du Service Public réaffirmons que notre métier est d’informer et rien d’autre.

Notre première responsabilité s’exerce vis à vis du public, elle prime sur toute autre.

Une exemplarité indispensable à une société démocratique digne de ce nom.

Paris, le 12 octobre 2017

‘AUTRE