18h30 réseau régional F3 : Le préavis de grève CGT-SNJ-SUD est levé ce dimanche 31 janvier à minuit

Après deux semaines de grève, les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD constatent que la mobilisation a permis quelques avancées :

  • Suspension de la diffusion du 18h30 pendant la période des congés d’hiver toutes zones ;
  • Examen des moyens nécessaires dédiés, antenne par antenne, afin de proposer à notre public un 18h30 de qualité, sans dégrader celle des autres éditions d’information ;
  • Contrôle de cet examen des moyens par les délégués syndicaux et les instances représentatives du personnel (Comité social et économique du réseau et représentants de proximité).

Les organisations syndicales sont conscientes que sur la principale revendication, le report du 18H30 ou un programme FTR de substitution obligatoire dans toutes les antennes jusqu’au 8 mars, la direction n’a pas cédé. Elle en refuse toujours le principe, en renvoyant la responsabilité aux directions régionales.

Mais contrairement à cette direction, qui se montre inflexible, nous ne voulons pas prendre la responsabilité de mettre les salariés qui sont déjà en insécurité sanitaire, dans une insécurité financière, en les entrainant dans un bras de fer, dont aujourd’hui nous voyons les limites.

Toutefois, la direction s’engage à faciliter la mise à l’antenne de ce programme de substitution qui sera de fait indispensable partout, de même que le recours aux CDD puisque des renforts pourront être mobilisés sous la forme d’ETP non permanents.

Nous mettons en garde la direction du réseau régional : elle est tenue à une obligation de résultat. En levant le préavis de grève, nous nous ouvrons la possibilité de déposer autant de préavis locaux ou régionaux sur des créneaux horaires définis pour une durée reconductible, si des directions régionales refusaient d’entendre les demandes de moyens supplémentaires.

La direction est désormais prévenue que pour la régionalisation de France 3, elle devra compter avec les salariés et leurs organisations syndicales.

Nous invitons les salariés qui, pendant cette grève, ont listé tous les problèmes concrets de leur antenne, à se préparer si besoin à faire valoir leur cahier de revendications.

Le préavis de grève CGT-SNJ-SUD est levé ce dimanche 31 janvier à minuit.

La CGT Le SNJ et SUD

Le 31 janvier 2021

18h30 réseau régional F3 :

La direction refuse toute concession, le préavis de grève CGT-SNJ-SUD est reconduit jusqu’au 1er février

Au 12ème jour de mobilisation, les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD, constatent qu’elles ont fait d’importantes concessions au cours des négociations.

La direction, aucune.

Nous avons accepté de renoncer au report en septembre du 18h30. Nous avons proposé à la place une simple suspension pendant la période des congés d’hiver toutes zones, dans toutes les antennes, avec un programme de remplacement, pour laisser le temps à l’évaluation des moyens dédiés nécessaires.

De son côté, la direction entend toujours procéder au cas par cas.

D’un côté les antennes qui manquent de moyens, et bénéficieraient donc d’une attention particulière, ainsi qu’un recours aux CDD, dans l’attente de moyens pérennes.

De l’autre, des antennes que la direction considère bien dotées (!), qui n’auraient pas besoin d’une telle attention, et seraient privées de moyens et d’emplois supplémentaires.

Un traitement au cas par cas désastreux pour les salariés !

La direction a toutes les cartes en main pour dénouer le conflit, permettre au 18h30 et à la régionalisation de débuter dans de bonnes conditions, offrir à notre public une antenne de qualité, tout en respectant les salariés, leurs conditions de travail et leur santé. Alors, pourquoi cet entêtement dogmatique ? Ce vendredi 29 janvier, à 18h00, la direction a envoyé une nouvelle proposition de protocole de levée du préavis de grève, avec des petites avancées à étudier.

Les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD, appellent les salariés à maintenir la pression sur la direction, et à poursuivre leur mobilisation. Le préavis de grève est reconduit jusqu’au lundi 1er février.

La CGT – Le SNJ et SUD

Paris, le 29 janvier 2021

2021, mauvais départ, 2022, tout ira mieux ?

LIMINAIRE DU SNJ CSE RESEAU – JANVIER 2021

D’abord en guise de bons vœux, le SNJ vous souhaite Mesdames et Messieurs de la Direction du réseau, une bonne et heureuse année 2022 puisque l’année 2021 ne sera visiblement pas celle des bonnes résolutions de votre côté.

Le réseau est en grève depuis onze jours déjà et vous faites comme si de rien n’était.

Et vous avez, monsieur le directeur, sans doute fait vœu de dédoublement de personnalité puisqu’en négociation du préavis de grève, vous osez nous affirmer que vous n’avez pas été prévenu à temps de toutes les alertes sur le lancement prématuré du 18h30. Etait-ce bien vous qui siégiez depuis le mois d’octobre dans notre instance ? Nous avons un doute, rassurez nous.

Le lancement du 18h30 est un échec, la situation sanitaire est préoccupante et incertaine et, malgré tout, vous vous obstinez dans le déni et l’aveuglement pour faire plaisir à qui ? A Mme Ernotte, à la tutelle, aux téléspectateurs ?

Ne croyez-vous pas que les élus politiques et la population dans son ensemble ont d’autres préoccupations en ce moment que de se concentrer sur le lancement d’un 18h30 low cost ou peu cher, comme on dit à Marseille ?

Vœu en guise de provocation ? Le directeur de la communication du réseau se distingue par un tweet vendredi dernier en se félicitant des chiffres d’audience des JT régionaux dont la majorité, en grève depuis le 18 janvier, n’a pas été diffusée…

La direction propose même, dans ses communications aux salariés, des temps de pause, de la « food thérapie » et de la méditation de pleine conscience, alors que l’on demande par la grève des moyens pour informer correctement… on croit rêver.

Vœu maintenant en forme de plan comptable ?

Le réseau, qui a été saigné à blanc pendant plus d’une décennie, est à nouveau mis à contribution dès le début de cette année par une direction qui reste sourde aux revendications légitimes des élus des différentes organisations syndicales, et à la colère réelle de bon nombre de salariés .

21 ETP supprimés seulement, vous félicitez-vous, en faisant fi des dizaines et dizaines d’ETP rayés d’un trait de plume ces 10 dernières années.

Malgré tout cela, vous semblez continuer d’ignorer les alertes à répétition sur la santé au travail qui se déclarent ici et là.

Vous restez obstinément sourd aux moyens dédiés et cohérents pour fabriquer une nouvelle tranche d’information à 18h30 au risque de provoquer un accident industriel avec des dégâts collatéraux.

Nous le redisons ici avec force : la régionalisation oui, mais pas à marche forcée… pas dans un calendrier inversé, et cette étape est nécessaire avec tous les salariés. Tous sans exception.

D’ailleurs, c’est vous qui l’écrivez dans votre projet : « une vision qui devra être largement expliquée et nourrie afin que l’adhésion des équipes ouvre la voie à une créativité accrue. » Fin de citation.

Votre obstination est inacceptable car nous devons proposer une information de qualité à nos publics, c’est ce qui fait notre force et notre fierté d’appartenir à une chaîne d’information publique.

Ce projet de régionalisation tant attendu ressemble davantage à un outil de communication qu’à une feuille de route détaillée pour une étape aussi importante pour tous les salariés.

Et puisqu’on parle de santé au travail, évoquons ensemble cette enquête édifiante sur la santé des élus qui nous interroge et devrait vous questionner aussi sur le mauvais fonctionnement de nos instances et sur l’absence d’un vrai dialogue social respectueux et sincère de votre part.

Oui pour résumer, nous faisons le vœu d’une année respectueuse et sincère entre nous, d’écoute et de compréhension mutuelle, de respect des salariés du réseau et de progrès social.

Vos sempiternels « j’entends ce que vous dites » ne suffisent plus, le capital confiance s’étiole à grande vitesse.

Le 28 janvier 2021

18H30 réseau régional France 3 : le préavis de grève CGT SNJ SUD est reconduit pour le 27 janvier

Face au succès de la grève hier, 25 janvier, jour du lancement du 18h30, la direction a convié ce matin les syndicats signataires du préavis, CGT, SNJ et SUD, pour discuter d’un protocole de sortie de grève.

La direction se dit consciente de la mobilisation, elle souhaite sortir de la crise, tout en refusant de reporter le 18h30. Une position radicale et inacceptable pour nous.

Elle propose seulement de réunir en urgence la commission économie et structures du CSE Réseau France 3, élargie à 15 membres. Elle compte y présenter les moyens actuels de chaque antenne, dévolus au 18h30, et les rééquilibrer si besoin avec des ETP non-permanents.

Mais il y a urgence. Ces moyens supplémentaires doivent arriver tout de suite dans les antennes. Il n’est pas question de réunir une commission sans renforcer immédiatement les équipes sur le terrain.

La CGT, le SNJ et SUD ont fait une contre-proposition pour demander la suspension du 18h30 jusqu’à la fin des vacances de février. Le temps pour chaque région d’affiner son 18h30, et pour la commission économie et structures d’étudier les moyens à mettre en œuvre dans chaque antenne.

Aujourd’hui, le mouvement ne faiblit pas. Il n’y aura pas de 18h30 en Auvergne Rhône-Alpes, en Normandie, en Occitanie, en Nouvelle Aquitaine, soient 10 antennes. Plusieurs autres JT ont également été perturbés, comme à Antibes, Besançon, Nancy, Strasbourg… 

Le préavis est maintenu pour demain, 27 janvier. Il faut maintenir la pression sur cette direction qui n’entend que le rapport de force et qui reste sourde à la colère des salariés.

Paris, le 26 janvier 2021

Grève réseau régional F3 : gros flop pour le lancement du « 18h30 »

Ce 25 janvier devait être un moment fort pour la présidente Delphine Ernotte et la direction du réseau… mais c’est en fait un échec cuisant !

Le 18h30 qu’elles rêvent de faire sans moyens supplémentaires n’est pas du goût des salariés du réseau. Ils se sont fortement mobilisés contre ce passage en force.

En Auvergne Rhône-Alpes, en Nouvelle Aquitaine, en Occitanie, en PACA, en Pays de la Loire, il n’y a pas de 18h30 à l’antenne ce soir. Dans les autres régions, journalistes et PTA se sont également mis en grève. Et dans certaines, les diffusions se font grâce à des tripatouillages dans les plannings, bien peu glorieux.

Il est donc temps d’entendre les revendications, claires et justes. Pour assurer une nouvelle tranche, il faut des moyens dédiés, de la préparation et plus de temps.

Pour l’instant, la direction choisit de garder le silence, semblant privilégier le pourrissement. Mais elle sera confrontée aux représentants du personnel jeudi prochain lors d’un CSE qui s’annonce houleux. A force de se couper de ses équipes, la défiance s’est instaurée.

Le mouvement doit donc continuer et s’amplifier. Nous appelons tous les salariées à rejoindre la grève qui est reconduite pour le 26 janvier !

Notre santé, notre qualité de vie au travail, et la qualité du travail que nous devons à notre public, ne sont pas négociables !

Paris, le 25 janvier 2021

Lettre ouverte au directeur du réseau régional

Grève France 3 et information à notre public

Monsieur le directeur,

Depuis une semaine, les salariés du réseau régional France 3 sont en grève pour obtenir les moyens supplémentaires indispensables à la réussite de la nouvelle tranche d’information du 18h30, elle-même première étape de la régionalisation.

Or, le SNJ constate une nouvelle fois que la direction de France télévisions conserve la très mauvaise habitude de ne pas informer notre public des conflits sociaux en cours dans l’entreprise : pas le moindre sujet consacré à cette grève, ni sur l’antenne linéaire, ni sur les sites web, pas de bandeaux à l’antenne, à de très rares exceptions près.

Quel message souhaite donc passer la direction à ses salariés, qui se mobilisent pour des motifs légitimes et qui vont dans le sens de la réussite de notre entreprise ?

Quel message entend faire passer le direction à notre public, en ne l’informant pas de la grève, et en les obligeant de fait à s’informer ailleurs, dans les médias du privé ?

Monsieur le directeur du réseau, vous êtes arrivé à France 3 après une longue carrière dans une autre grande entreprise de service public, Radio France, bien plus respectueuse sur ce point que France télévisions : non seulement des messages sur une grève en cours sont régulièrement diffusés sur l’antenne, mais des sujets ou chroniques le sont aussi, afin d’informer les auditeurs.

Pouvons-nous compter sur vous pour que le respect et le droit à l’information de notre public deviennent la règle à France télévisions dès maintenant ?

On ne règle pas un conflit en le cachant.

Paris, le 25 janvier 2021

Le réseau compresseur !

LIMINAIRE DU SNJ CSE RESEAU – Décembre 2020

Après une année très éprouvante, une année hors du commun marquée par une crise sanitaire sans précédent qui nous a tous affectés, nous tirons un bilan à la fois amer et singulier.

Singulier car le réseau n’aura pas été épargné, les atermoiements de la direction pour veiller à la protection des salariés comme l’affaire du gel hydro alcoolique défectueux ou l’absence de masques auront pesé sur le moral des troupes.

La mise en place du télétravail fut tout aussi poussive et incertaine sans les moyens que doit mettre en place une entreprise moderne et responsable.

Que dire aussi de la vraie fausse prime covid, dite « exceptionnelle », qui génère des tensions, des incompréhensions dans les antennes entre salariés et qui est laissée au pouvoir discrétionnaire des seuls managers ?

Malgré cela, les salariés ont tenu leurs rangs et ils sont fiers d’avoir pu continuer à assurer un service public de l’information et la qualité des antennes au plus près des téléspectateurs.

Mais que penser des traces que va laisser cette pandémie qui perdure et à laquelle il va falloir ajouter les économies encore demandées à l’entreprise pour répondre aux difficultés du moment ?

Le réseau a déjà payé un lourd tribut en termes de perte d’ETP !

Quant aux engagements non tenus, ils provoquent amertume et dépit chez un grand nombre de salariés.

Tous ces départs massifs dans le cadre de la RCC (Rupture Conventionnelle Collective), qui ne sont pas remplacés. Et malgré tout, la direction s’obstine à faire passer au forceps une réforme de la régionalisation à flux tendus et sans aucuns moyens humains et financiers pérennes.

La restitution des fameux ateliers de réflexion est un véritable simulacre de concertation.

Chaque direction tire vers le bas ces 13 minutes supplémentaires qui seront mises à l’antenne à la rentrée avec une impréparation totale, pour ne pas dire une improvisation qui laisse à désirer.

Avec « ce projet industriel ambitieux et nécessaire », comme vous l’avez-vous-mêmes qualifié, monsieur Desnoyers, lors de notre dernier CSE, on risque désormais l’accident industriel brutal !

Avec comme corollaire, la casse méthodique des métiers et les risques psychosociaux qui gagnent du terrain chaque jour sur des personnels épuisés.

Et que dire de l’égalité femmes hommes, qui n’est toujours pas atteinte et a même reculé ?

Dans le réseau régional, malgré un deuxième mandat pour une femme à la tête de l’entreprise FTV,  le plafond de verre encore épais est toujours là.

Nous vous avons alertés à plusieurs reprises sur toutes ces questions cruciales.

Vous dites que vous entendez, certes, mais vous faites encore la sourde oreille !

C’est pourquoi le SNJ prendra ses responsabilités et étudiera tous les moyens nécessaires pour être vraiment entendu, et ce, dans l’intérêt de l’ensemble des salariés du réseau France 3.

Le 17 décembre 2020