La coupe est pleine !

PRÉALABLE SNJ AU CSE SIÈGE DES 25 ET 26 OCTOBRE 2022

Jusqu’ici, nous n’avions pas réagi au départ de Laurent Guimier et aux nominations qui ont suivi. Un nouveau directeur de l’information, encore un, flanqué d’une coordinatrice éditoriale. Les chaises musicales toujours, pour des projets pas encore définis. Ils ont préféré rencontrer la SDJ de France 2, avant les organisations syndicales. Déjà un premier signe de mépris envers la représentation sociale et en particulier à l’égard de notre organisation syndicale, la première de la profession. Pour le reste, le peu que nous entendons sur la feuille de route ne nous inspire rien de bon. Ou pas grand-chose.

Quel serait le projet de la nouvelle direction de l’info ? Accompagner Tempo, maitriser les ETP voire les réduire, et revoir la ligne éditoriale du 20 heures. Tempo, pour nous, c’est non. Les ETP manquent et les précaires sont en danger. Quant au 20H, le changement passerait par des règlements de comptes et des départs annoncés en coulisses, en particulier celui de la présentatrice de la semaine. L’Elysée ne voudrait pas d’elle, comme nous l’avons écrit il y a quelques mois ? Certains cadres de l’info seraient maintenant prêts à donner satisfaction au pouvoir. Il faut dire que sur France 2, d’aucuns se plaignaient de ne pas avoir eu le Président en plateau. Mais là, deux fois en quinze jours, ça ne dérange personne. On y perd son latin journalistique, éthique et déontologique. Pour clore le chapitre de la nouvelle équipe en place, elle affirme vouloir s’atteler à restaurer la sérénité au sein de la rédaction nationale… où ça craque de partout. Managers en roue libre, cadres protégés, justice interne à deux vitesses, remise en cause du droit du travail, et la liste n’est pas exhaustive…

Nous vous parlions d’un sujet majeur, l’emploi. De ce point de vue, nous attendons bien sûr avec impatience les informations demandées par nos soins depuis des mois concernant les conséquences de la RCC, rupture conventionnelle collective. De nombreux départs à la rédaction et quoi en retour ? Des postes supprimés, ou transférés… Quid des embauches de jeunes journalistes, promises depuis des années ? Que deviendront les CDD historiques, en sursis jusqu’en décembre 2022 ? Et après ? Pourquoi supprimer l’un des postes de rédacteur à Bruxelles tout en expliquant que l’on peut traiter une partie de l’actualité européenne depuis Paris ? Ce poste serait transféré au Siège, mais quelles garanties avons-nous qu’il ne sera pas définitivement rayé de la carte ? Dans le même temps, il serait question de rapatrier l’autre correspondant permanent sur place avant les élections européennes de mai 2024 pour muter à Bruxelles une titulaire en poste à Paris ? Sous couvert de régler une situation individuelle, non seulement la direction crée un problème et en plus réduit les effectifs à un endroit où l’actualité est centrale avec la guerre en Ukraine et la crise énergétique. Un très mauvais signal synonyme de recul de la couverture éditoriale des institutions européennes de la part du service public. En résumé, nous attendons donc de pied ferme ce débat sur l’emploi à la rédaction nationale, tout comme dans les rédactions numériques où le SNJ a déjà porté les revendications des salariés concernés.

Dans cette ambiance lourde, voilà que le projet TEPI revient à la une. Ce projet de transfert de plusieurs émissions produites en interne (« Télématin », « Thalassa », « Faut Pas Rêver » notamment) est combattu depuis plus d’un an par le SNJ et une majorité d’élus du CSE. Il avait été interrompu à la suite de la tentative de suicide d’une salariée de Télématin. La brutalité du projet avait abimé les équipes qui ne voulaient pas du transfert forcé des salariés à France Télévisions Studio. La direction avait cédé sur ce point après s’être trop longtemps obstinée.

Pourtant, alors que nous avons obtenu le principe du volontariat, autrement dit le libre choix entre un transfert ou un détachement, le nouveau projet reste encore à améliorer. Propositions de primes et autres gratifications pour accepter de quitter France Télévisions pour aller à la filiale, et trop d’ambiguïtés sur les conditions sociales ! Notre message est simple : un détachement pour celles et ceux qui ne veulent pas partir vers la filiale, c’est un détachement point barre. Pas une solution transitoire au travers de la signature d’un avenant temporaire.

Cette politique est insupportable, et la présidence ne se rend pas du tout compte qu’il faut arrêter d’empiler les réformes. Déménagements incessants, projet Campus, TEPI, Tempo. On en a assez, à un moment où en plus, les salariés vivent comme tous les citoyens dans un contexte sociétal sombre, avec une inflation galopante qui rogne leur pouvoir d’achat. La mesure d’augmentation générale de 1,2 % à France Télévisions est d’ailleurs perçue comme un affront. L’entreprise est fragile et beaucoup d’entre-nous sont à bout. Que ce message soit enfin entendu !

Paris, le 25 octobre 2022

Soutien à nos collègues agressés

COMMUNIQUÉ DES SYNDICATS CGT SNJ et Sud

Les représentants de proximité et les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD  de France 3 Franche-Comté condamnent l’agression hier soir de deux  journalistes de la rédaction dans le cadre de l’exercice de leur métier.

Ils ont été longuement et violemment pris à partie, alors qu’ils couvraient l’action d’associations de défense du loup dans un secteur du Haut-Doubs où des tirs avaient été autorisés. Ils ont été molestés et bloqués dans un champ,  leur matériel de tournage leur a été arraché par plusieurs personnes dont des agriculteurs. L’arrivée de plusieurs véhicules de gendarmerie leur a permis de retrouver leur liberté de mouvement et de récupérer leur matériel en partie endommagé.

Nos collègues ont été empêchés de mener  leur mission d’information, ont été contraints physiquement et légèrement blessés par des individus extrêmement agressifs. Ils sont aujourd’hui sous le choc.

Notre direction a annoncé qu’elle allait porter plainte. Nous soutenons bien sûr cette démarche qui permettra de faire condamner leurs agresseurs. Nous y veillerons.

Emmanuel et Jean-Stéphane savent qu’ils peuvent compter sur notre soutien dans toutes les démarches qu’ils jugeront nécessaires.

Les représentants de proximité et les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD de France 3 Franche-Comté

Besançon, le 20 octobre 2022

Alternance à France TV : la diversité mensongère !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CFDT CGT FO SNJ SUD

« Nous avons une politique ambitieuse d’intégration d’alternants et nous pouvons en être fiers ! », écrit la Directrice de la Diversité de France TV. Quelle provocation !

Cette politique permet surtout de faire des économies sur le dos des plus fragiles financièrement.

Dernier exemple en date, les frais de transport et de double résidence qui ne sont pas remboursés aux alternants non boursiers. Sous couvert de quoi ? De diversité ! 

Et France TV ne recule devant rien. En agissant ainsi, elle fait une distinction qui n’existe nulle part ailleurs. Et pour cause… comme l’indique le site Service Public, « le cumul d’une bourse est impossible si vous êtes en contrat d’apprentissage, de professionnalisation… ».

Dans les textes, il n’existe pas d’alternants boursiers ou d’alternants non boursiers. Il n’y a qu’un seul statut : alternant ! 

Les alternants sont, de fait, des CDD. Bien que moins bien payés, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux aussi, de frais de missions lorsqu’ils viennent travailler en région ?

Les organisations syndicales demandent sans attendre à France TV d’accorder à tous nos alternants qui ont une double résidence une aide au logement et le remboursement des frais de transport avec effet rétroactif.

France TV, qui partout se targue d’être mieux-disante, touche entre 5000 et 8000 euros par alternant. 

Utiliser l’argument de la diversité pour priver certains alternants d’une aide au logement est une HONTE !

Paris, le 20 octobre 2022

Conseil d’administration de France TV : une nomination malvenue

Une nouvelle plutôt embarrassante est tombée ce mardi 18 octobre. Elle s’est répandue dans les travées du Conseil Social et Économique (CSE) central de France Télévisions.

Il s’agit de la nomination (via un décret du ministère de la Culture) de Dominique Boutonnat au Conseil d’administration de France Télévisions.

Dominique Boutonnat est le président du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC).

Le « timing » de cette nomination a de quoi surprendre : elle intervient quelques jours après l’annonce du renvoi de Dominique Boutonnat devant un tribunal correctionnel, où il devra répondre d’accusations d’agressions sexuelles.

Interpellée par le SNJ lors du CSE central, Delphine Ernotte a éludé la question. « Ce n’est pas moi qui nomme les membres du Conseil d’administration… et il est logique que le CNC soit représenté », a t-elle répondu. Et d’ajouter : « ce serait un comble qu’on en tienne rigueur à France Télévisions ».
Certes, il est d’usage que les présidents du CNC siègent au Conseil d’administration de France Télévisions. Et Dominique Boutonnat est évidemment présumé innocent.

Mais cette nomination intervient totalement à contretemps du calendrier judiciaire.

Nos dirigeants affichent souvent l’exemplarité comme l’une des valeurs du service public.

Le SNJ demande à Dominique Boutonnat de se mettre en retrait et de ne pas exercer de responsabilités à France Télévisions avant la fin de son procès.

Paris, le 19 octobre 2022

CSE réseau des 12 et 13 octobre 2022 : notre compte-rendu

Ce CSE réseau d’octobre a débuté traditionnellement avec la lecture des liminaires, dont celui du SNJ composé de sa liste non exhaustive des problèmes en cours au sein du réseau France 3.
Ont suivi :

  • Le compte-rendu de la commission antennes numériques et linéaires.
  • Le bilan social 2021 commission emploi/formation… Un constat : toujours moins de personnels dans le réseau.
  • Les lieux de stationnements des personnels dans les emprises de France 3… Suivant l’antenne, tu te gares ou tu galères ou tu payes.
  • Les conséquences sociales de l’arrêt de « Plus belle la vie »… Coup de chance, au pays de Pagnol ça tourne beaucoup en ce moment.
    Et pour le même prix dans ce compte rendu : la commission logement, les ASC et le bilan des entretiens annuels.
    Étaient présents pour la direction : Philippe Martinetti, directeur du réseau (seulement 1 journée sur deux pour cause de réunion GIE avec France bleu, décidément, le directeur du réseau est de moins en moins présent), Samuel Bignon, DRH du réseau, et Nathalie Dené, Responsable du développement managérial du Réseau de France 3.

Déménagement de France 3 Côte d’Azur ~ Préavis de grève intersyndical CGT FO SNJ SUD

Face à une direction qui persiste à vouloir passer en force pour entraîner les salariés d’Antibes dans un déménagement qui va coûter, au bas mot, 20 millions d’euros d’argent public et permettra à terme à la ville de Nice de récupérer le bâtiment construit par France télévisions,

Face au risque éditorial de ce qui est présenté de part et d’autre comme une future « vitrine »  de la métropole et de France TV,

Face à ce projet qui a fait l’objet d’un avis négatif du CSE confirmé par une expertise qui argue entre autres un manque de transparence,

Face au refus incompréhensible de réaliser un audit énergétique qui aurait pu être subventionné à 100 % par des aides à la transition pour envisager la rénovation du bâtiment historique dont elle est propriétaire à Antibes,

Face au mépris de l’annonce de la venue de cette même direction qui affirme avoir répondu à toutes les questions pour justifier sa présentation officielle le 20 octobre à Antibes,

La CGT, FO, le SNJ et Sud appellent les salariés de France 3 Côte d’Azur à la grève le 20 octobre à 0h00 pour une durée de 24 heures, afin de manifester leur opposition à cette opération de communication et demander un projet raisonnable, judicieux et transparent pour assurer la pérennité des équipes et de l’antenne.

À Antibes, le 11 octobre 2022

Marasme et incertitudes dans le réseau

Nous le savons désormais, avec Tempo, il faudra faire en région avec les moyens du bord. Nul besoin d’attendre de prétendus ateliers participatifs et une éventuelle concertation.

Dans les antennes, c’est peu dire que le projet n’enthousiasme pas les personnels. Y compris dans les rangs de l’encadrement où une question simple revient : avec qui ?

L’interrogation est d’autant plus prégnante dans les plus petites antennes qu’un certain nombre d’entre elles réalisent toujours les JT sans chef d’édition, avec un seul OPV, d’autres fonctionnent depuis trop longtemps avec des rédacteurs en chef et des adjoints intérimaires comme c’est le cas à Grenoble depuis maintenant plus de 2 ans.

Dans les Alpes, face à l’impossibilité de trouver un rédacteur en chef, la direction régionale d’AURA fait passer des annonces sur LinkedIn ? Résultat : le dernier rédacteur en chef recruté sur la plateforme a été débarqué au bout de 4 mois.

Partout, la conscience professionnelle des salariés permet la plupart du temps de compenser les carences de la direction et la faiblesse des moyens.

Mais à quel prix ? Un mal-être qui s’accentue avec la sensation du travail pas forcément bien fait par manque de temps, de préparation, de calage, de rigueur de l’encadrement intermédiaire, lui-même sous pression constante.

Le taux d’absentéisme dans le réseau est l’un des révélateurs de ce mal-être.
Alors un autre Tempo est-il possible ? Ne comptez pas en tout cas sur une éventuelle division entre salariés du national et ceux des régions pour faire passer un projet nocif pour l’audiovisuel public.

Un projet dont on entrevoit déjà les conséquences éditoriales pour le réseau : perte d’identité dans les régions, encore moins de proximité et tout cela pour répondre aux économies imposées par le gouvernement, aux désidératas de parlementaires en particulier de certains sénateurs avides d’une fusion France 3 / France Bleu.

Et que dire de cette communication honteuse de la direction régionale de PACA ? Elle laisse entendre que les préconisations des élus et de l’expert ont toutes été entendues avant le déménagement programmé du BRI d’Antibes malgré l’opposition des salariés.

Après s’être révélée incapable de communiquer sur ce projet, la direction régionale vient pondre ce communiqué sur le thème : circulez il n’y a plus rien à voir, sauf peut-être une image d’architecte 3D idyllique. Indigne.

Autre interrogation, nous avons appris qu’un accord a été signé entre France 3 Hauts-de-France et la RTBF avec un échange de contenus.

Pourriez -vous être plus clair avec nous sur cet accord de partenariat pour lequel aucune information n’a circulé préalablement ?

Par ailleurs, le projet d’un espace numérique à France 3 Paris Ile-de-France doit faire l’objet d’une information-consultation en CSE réseau en raison de son opacité. À Rouen, cet espace prévu dans les plans n’a jamais été utilisé pour le web et a été transformé en mini studio JT faute de place dans le studio principal pourtant tout neuf et déjà saturé.

Sur le numérique encore, les alertes se multiplient autour d’un outil qui ne fonctionne pas depuis sa mise en place : Gabari Stream. Des erreurs récurrentes de Player ne permettent pas aux utilisateurs de regarder la vidéo.

Une frustration pour ces derniers et une démoralisation pour les équipes du web déjà fragilisées qui ont le sentiment de travailler pour rien. Une situation qui constitue un RPS de plus dans une liste qui s’allonge de jour en jour.

Paris, le 12 octobre 2022

Questionnaire rédaction nationale : vos réponses sont essentielles !

Juste quelques clics. Un quart d’heure, vingt minutes de votre temps au maximum. Le SNJ compte sur vous pour remplir le questionnaire du cabinet CEDAET. Chaque salarié concerné a reçu par mail un lien personnel pour participer à cette enquête.

Vous serez dirigés vers un site indépendant, et vos témoignages resteront totalement anonymes.

L’objectif est clair : obtenir une photographie des maux qui rongent la rédaction nationale de France Télévisions. En particulier, des nombreux abus en matière d’amplitudes horaires.

Vos élus SNJ ne cessent de le répéter, le forfait jour ce n’est pas OPEN BAR.

L’accord collectif de mai 2013 limite la durée hebdomadaire de travail à 48 heures, ou 44 en moyenne sur une période de 12 semaines. En cas de dépassements réitérés des 11 heures incluant la pause repas, pendant au moins 10 journées de travail sur une période de deux mois, un entretien doit avoir lieu avec la hiérarchie. Il s’agit ici de mettre un terme à ce qui est considéré comme un dysfonctionnement. 11 heures, c’est également la durée du repos quotidien, celle-ci ne pouvant être ramenée à 9 heures que deux fois par semaine, en situation de forte actualité par exemple.

Combien de chefs respectent ces règles ? Pour certains, les connaissent-ils vraiment ?

Avec la rupture conventionnelle collective (RCC), les effectifs se réduisent comme peau de chagrin. La pression et la charge de travail retombent sur celles et ceux qui restent. Les dépassements horaires se multiplient. Une tendance qui s’accompagne parfois de violence managériale. Le système pyramidal est toujours là malheureusement. Et le poids sur les épaules des journalistes ayant choisi de rester à la rédaction nationale ne cesse de s’alourdir.

Sans parler de la qualité des reportages à la baisse à cause du vite fait mal fait imposé par la hiérarchie.

Pour certains journalistes ou PTA, France Télévisions et sa rédaction nationale deviennent une fabrique à risques psychosociaux (RPS). Et Tempo, le funeste projet de suppression des éditions nationales pour faire de France Info le centre névralgique du news, ajoute cacophonie et désarroi, pour ne pas dire désespoir. C’est pourquoi vos élus SNJ le combattent de toutes leurs forces. Non, la souffrance au travail n’est pas une fatalité, et il faut la dénoncer sans relâche.
Tout comme les nombreuses atteintes à la liberté journalistique, dues à la multiplication des éléments (au détriment des sujets complets), aux scénarios de reportages imaginés en conférence de rédaction ainsi qu’aux V2, V3, V4… imposées aux rédacteurs(trices).

Face à ce triste constat d’une rédaction en crise où la maltraitance est monnaie courante, la direction est dans le déni. Comme toujours !

Aidez le cabinet CEDAET et vos élus à établir des données incontestables. Si possible service par service, même si la déclaration de votre appartenance reste optionnelle.

Cette fois, grâce à votre participation massive, la hiérarchie et la DRH ne pourront plus mettre les problèmes sous le tapis.

Paris, le 10 octobre 2022

Des consultants sans consultés

Pour relancer sa réforme de l’information du Pôle Outremer, France Télévisions a choisi de recourir à un cabinet de consultants, Julhiet et Sterwen.

Premier déplacement de ces experts : La Réunion.
Durée du déplacement : 3 jours.

Modalité et durée des échanges : express.

Les cadres en place vont sans doute pouvoir exprimer leur ressenti sur l’organisation qui a découlé du choix –arbitraire – de mettre en place des rédacteurs-en-chef uniques dans les stations d’outremer et les services RH et Finances donneront aussi leur point de vue. Normal.

Mais grâce à quelle immense connaissance de nos métiers, de nos contraintes particulières (3 médias sous une seule bannière, un site excentré à Saint-Pierre) les experts peuvent-ils espérer faire le tour de la question en 3 jours ?
Pourquoi n’est-il prévu pour les journalistes (ceux dont le travail sera forcément modifié par le futur changement d’organisation) qu’un seul passage en conférence de rédaction et deux créneaux d’une heure ? L’un pour la rédaction radio. L’autre pour la rédaction télé. Quant à Internet…

Et les créneaux en question ? Le moment où la grande majorité des reporters sont sur le terrain et où les présentateurs sont indisponibles.
Et tout ça, sur inscription préalable.

Le SNJ est plus que dubitatif : quel diagnostic pourra bien sortir d’un examen aussi peu immersif, et aussi peu imprégné de la complexité de nos réalités ?

S’il s’agit de valider des présupposés, autant économiser l’argent public.

La Réunion, le 30 septembre 2022