Elections à la commission de la carte : le SNJ très largement conforté comme premier syndicat de la profession

En recueillant 55,08% des voix au second tour des élections à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) ce mardi 7 décembre, le SNJ (Syndicat national des journalistes) vient d’être très largement conforté comme première organisation syndicale de la profession (contre 53,13% en 2018).

Il conserve ainsi 10 sièges sur 16 (4 pour la CGT, 2 pour la CFDT) en commission de première instance, et les trois sièges de la commission supérieure. Au niveau des régions, après l’Alsace, acquise au SNJ dès le premier tour, le syndicat remporte l’ensemble des postes de correspondants régionaux de la commission.

Le SNJ remercie les plus de 7 000 journalistes qui ont apporté leur voix au syndicat pour réaliser ce score historique, alors que six listes étaient en lice (contre quatre au premier tour) dans cette élection « baromètre » de la profession. Il s’agit d’une belle reconnaissance du travail et de l’engagement des adhérents, des militants, des élus et des responsables du SNJ.

Le point noir de ce scrutin concerne la participation (36,12%) en baisse par rapport au premier tour (38,72%, 930 votants de moins), mais le nombre d’électeurs est resté stable par rapport à 2018 (12 836 contre 12870).

Alors que la campagne présidentielle qui démarre s’annonce éprouvante pour les journalistes, la mobilisation de la profession est indispensable dans les mois et les années qui viennent. Egalement engagé dans le combat interprofessionnel au sein de l’Union syndicale Solidaires, le SNJ poursuivra sans relâche son action au service des salariés, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Paris, le 8 décembre 2021

Liminaire SNJ au CSE du réseau régional des 7 et 8 décembre 2021

Bientôt les vœux, mais où sont les cadeaux ?

En cette fin de mandat qui se dessine, les élus SNJ du CSE réseau souhaitent vous adresser un message.
Un message en forme de carte de vœux avant l’heure.
Nous vous présentons 4 souhaits très précis afin de rejoindre votre volonté d’un dialogue social apaisé et constructif.
Nous demandons la fin des postures des directions qui déstabilisent les salariés au lieu de les rassurer.
Abandonnez les projets mal engagés et les pseudo- expérimentations qui n’ont pour but que de casser les métiers au nom de prétendues évolutions technologiques .
Engagez plutôt un vrai développement des programmes régionaux sans déshabiller les moyens des cases d’information.
Enfin, nous souhaitons que vous parveniez à redresser les audiences des antennes qui, à force de faire des économies, n’ont plus les marges nécessaires pour lancer de nouveaux projets.
Nous le répétons inlassablement :
La régionalisation ne doit pas se faire sans moyens dédiés.
Si elle doit se faire, c’est en respectant chaque métier et non en déconstruisant nos savoir-faire, que vous pourrez embarquer toutes les équipes derrière vous.
Nous l’avons assez martelé dans cette instance et ailleurs : depuis plus d’une décennie, le réseau a déjà payé un lourd tribut aux suppressions de postes toujours plus nombreuses à France télévisions, et cela ne peut pas continuer ainsi.
Alors nos questions sont simples :
A l’heure du développement régional, les arbitrages budgétaires seront-ils favorables pour une fois au réseau France 3 ?
Vous vous êtes engagés à défendre auprès de la présidence notre avenir régional, alors :
Avez vous été entendu ?
Et puis, allez-vous respecter l’obligation de sécurité et de santé des salariés qui vous incombe ?
Ce n’est pas en option dans le pilotage du réseau et c’est même un défi majeur qu’il vous faut relever d’urgence sous peine d’aggraver la souffrance au travail.
L’avenir du réseau régional et de notre chaîne France 3 est en jeu.
C’est notre bien commun et il convient d’arrêter de le malmener et d’inquiéter des salariés qui, parfois, ne se reconnaissent plus dans un réseau agité par des vents contraires ou balloté au gré des caprices politiques.
Alors M. Martinetti, le cap sera-t-il bon en 2022 ?
Sans vous prendre pour le père Noël, nous espérons que les cadeaux au pied du sapin seront enfin à la hauteur de nos bons vœux pour une régionalisation réussie.

Paris, le 7 décembre 2021

CSE Siège des 1er et 2 décembre 2021 : notre compte-rendu

Dernier CSE du Siège de l’année 2021. A l’initiative du SNJ et du SNJ SGT, une résolution commune est votée par l’ensemble des élus pour une enquête sur l’augmentation de la charge de travail et des amplitudes horaires à la rédaction nationale.
Un tiers des salariés du Siège signent l’avenant télétravail, un changement de modèle d’entreprise.
Jeux Olympiques d’hiver et Paralympiques à Pékin, sur fond de pandémie.
Des formations contre le harcèlement pour tous les salariés, demandent vos élus du SNJ.

Lire le compte-rendu complet ici :

Grève massive à la rédaction de franceinfo.fr

« En raison d’un appel à la grève de l’intersyndicale SNJ et SNJ-CGT, à France Télévisions, le fonctionnement du site franceinfo.fr est perturbé mardi 30 novembre. Nous vous prions de nous en excuser ». Pendant 24 heures, ce bandeau s’est affiché sur les écrans, pour informer les lecteurs de franceinfo.fr.

Une grève suivie à près de 93% ne peut être ignorée par la direction. Le SNJ et le SNJ-CGT, qui ont déposé le préavis de grève, à la demande de la rédaction numérique de franceinfo.fr, saluent la mobilisation exemplaire des journalistes et de l’assistante de la rédaction.

Les deux syndicats ont d’abord déposé une saisine, le 20 octobre, avec des revendications sur les effectifs et la charge de travail, puis un préavis de grève pour le 30 novembre. A chaque fois, dans les négociations, la direction de l’information et la RH n’ont pas apporté de réponses satisfaisantes, renvoyant aux arbitrages budgétaires et à la « trajectoire de baisse des ETP »  (équivalents temps-plein).

Seules propositions, pour alléger la lourde charge de travail : « faire moins, limiter la copie, réduire les ambitions, adapter l’offre, renoncer à des projets… », privilégier les activités de desk, le « chaud », c’est-à-dire revenir à la vision du web d’il y a dix ans. L’offre d’information du service public, sur le numérique, ne saurait se résumer à ça.

Ce serait donc, à quelques mois de l’élection présidentielle, la seule ambition de France Télévisions pour le média global de l’audiovisuel public ? Réduire la voilure, alors que franceinfo.fr se classe parmi les tout premiers sites d’information français ? Cantonner les journalistes à l’actu chaude, leur demander de renoncer à des papiers d’analyse, des angles originaux, des « grands formats » qui font la valeur ajoutée du site et permettent aux journalistes de mettre en pratique leur expertise ?

Les journalistes en grève (rédacteurs, secrétaires de rédactions et rédacteurs en chef adjoints) ont clairement exprimé que leur santé et leur vie privée ne devaient pas faire les frais d’une charge de travail devenue trop lourde. Ils disent non aux horaires et aux journées de travail sans fin. Pour autant, la solution ne passe pas par un rabougrissement, mais par des créations d’emplois, à la hauteur des enjeux d’information et des missions du service public.

Franceinfo.fr ne doit pas être condamnée à devenir essentiellement un « hub », une plateforme de contenus produits pour la télévision. Il s’agirait d’une stratégie vouée à l’échec, face à la concurrence des grands médias privés.

La rédaction tient à défendre la spécificité de ses métiers, son projet éditorial, avec des formats propres au web. Elle demande au directeur de l’information de s’engager et de dire comment il conçoit l’avenir et le développement de franceinfo.fr.

Le SNJ et le SNJ-CGT rappellent les revendications de la rédaction de franceinfo.fr :

  • Un renforcement des effectifs à franceinfo.fr, avec le recrutement immédiat en CDI de deux rédacteurs-journalistes spécialisés (pôle Inter et pôle Police Justice), d’un secrétaire de rédaction et d’un rédacteur en chef adjoint.
  • Le maintien du poste de rédacteur vidéo à franceinfo.fr et l’intégration en CDI du journaliste présent sur ce poste en CDD depuis 22 mois.
  • La confirmation du remplacement de la journaliste quittant franceinfo.fr dans le cadre de la RCC, dès son absence du planning en janvier 2022.
  • Le maintien des ETP à franceinfo Afrique et franceinfo Culture. Dans cette dernière rédaction, nous demandons également le comblement du 2/5e d’ETP laissé vacant par le temps partiel d’une salariée, ainsi que le remplacement des arrêts maladie.
  • L’intégration des activités de community management et de motion design au sein de la rédaction de franceinfo.fr.

Les deux syndicats en appellent au directeur de l’information, pour qu’il réponde sans tarder aux demandes de la rédaction numérique, dont la mobilisation massive témoigne d’un fort attachement à ses missions d’information.

Paris, le 1er décembre 2021

Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine

Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine contre l’externalisation de nos émissions.

Pour des raisons techniques, il n’a pas pu s’associer à temps aux deux préavis concernant l’externalisation des émissions, et en particulier de celle de la fabrication de « Vous êtes formidables » les 30 novembre et 1er décembre.

Mais soyons clairs : notre syndicat soutient pleinement ce mouvement. Il encourage tous les salariés, journalistes et PTA, à faire grève sur la base des préavis :

  • de SUD à Limoges pour trois jours, à partir du 29 novembre ;
  • et/ou de FO, CFDT et CGT en Nouvelle-Aquitaine, pour le 1er décembre.

Il en va, à terme, de l’avenir de l’activité à la station de France 3 Limousin. Journalistes, PTA, tous dans le même bateau ! Le SNJ considère comme essentiel de pérenniser l’activité en interne, sur site, en Limousin comme sur toute la Nouvelle-Aquitaine.

Alors que la direction du Réseau France 3 se projette vers une « régionalisation » annoncée, avec le renforcement de l’information de proximité, c’est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble des salariés de Limoges et de Nouvelle-Aquitaine.

Fait à Limoges, le 26 novembre 2021

Elections du CSE de Malakoff : remerciements des candidats SNJ

Avec 31 voix dans le collège 2, la liste présentée par le SNJ obtient 15,20 % des suffrages et améliore ainsi sa représentativité dans l’établissement de Malakoff.
Leila Zellouma et Edwige Saint Thomas, élus sortants, sont à nouveau élus pour 3 ans au sein du comité social et économique (CSE) de Malakoff.

Le SNJ remercie les électeurs qui lui ont fait à nouveau confiance et qui par leurs votes lui permettront d’agir pour la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et la promotion d’une information de qualité.

Les résultats obtenus hier dans d’autres établissements du réseau des 1ères concernés par cette 1ère vague électorale – en particulier en Guyane et à Saint-Pierre et Miquelon – confirment la place du SNJ dans la représentation des journalistes au sein du réseau.

Intervenant un mois après ceux enregistrés en Nouvelle-Calédonie, ils sont de bons augures avant les scrutins dans le reste de l’entreprise prévus début 2022.

Malakoff, le 25 novembre 2021

Communiqué avec photos des candidats élus, ici :