Le tempo des contretemps

LIMINAIRE SNJ AU CSE RESEAU DES 30 ET 31 AOÛT 2022

Le projet est assourdissant mais il n’en est même pas fait mention dans l’ordre du jour de ce CSE, comme si toute dissonance était interdite. Et alors qu’un CSE extraordinaire s’est tenu au Siège lundi. Le Tempo n’est pas le même pour tous !

Vous l’appelez « Tempo » et c’est peu de dire qu’il est à contretemps : à contretemps de l’histoire de la construction de l’information sur France 3, à contretemps des audiences, à contretemps d’un pluralisme de l’information à l’intérieur du service public.

Vous nous parlez de « Défi du Temps Réel » ou de « Défi du Temps Long »… de renforcer les éditions nationales alors que vous rayez d’un trait les tranches d’informations de France 3.

Un projet qui apparait déjà comme le moyen de sortir France Info de ses audiences d’estime et de parachever la fusion avec Radio France.

Tout cela sans aucun échange, y compris avec les cadres intermédiaires. Las d’être mis devant le fait de la princesse ou du prince – c’est selon – les salariés de France 3 ne se sentent plus partie prenante et subissent en permanence un manque d’information sur leur avenir. Car il est devenu habituel à France TV de prendre des décisions capitales pour l’avenir de l’entreprise sans aucune concertation avec les salariés et encore moins avec les instances représentatives du personnel perçues davantage comme des chambres d’enregistrement que des lieux de co-construction ou de dialogue.

Nous voulons ici avoir une pensée pour nos consœurs et confrères du siège, qui après avoir subi l’humiliation d’une fusion des services, se voient aujourd’hui « recartographiés », terme employé il y a quelques années par les dirigeants de la Fabrique. On en voit aujourd’hui les conséquences néfastes. La suppression brutale du soir 3 était déjà en soi une décision funeste pour les salariés de la rédaction nationale.

Nous réclamons de la transparence et de la pédagogie sur vos prises de décisions et nous exigeons à minima qu’elles soient dûment argumentées. Nous sommes déjà dans un avenir plus qu’incertain concernant notre financement. Merci de ne pas en rajouter davantage en y répondant par l’effacement de tranches d’information.

Vous pensez écrire et faire un présent à un réseau, toujours en panne de moyens, en jouant les fossoyeurs d’une information nationale qui avait gagné tous ses titres de noblesse et d’indépendance éditoriale depuis des décennies. En fait, il ne s’agit pas d’un cadeau mais d’un gage donné à nos chers gouvernants.

Alors avec cette manière très solitaire, très jupitérienne, d’écrire notre avenir, surtout, ne vous étonnez pas que vos choix ne soient pas compris et que vous ne parvenez pas à nous embarquer. Même les salariés en quête de changements et de nouveauté ont bien compris que cette tranche augmentée se fera sans les moyens nécessaires.

Le projet Tempo est un cadeau empoisonné car, sous couvert de régionalisation ou plutôt de développement des chaînes régionales, un terme qui ne veut plus rien dire d’ailleurs, vous distribuez de la ciguë à la rédaction nationale tout en pensant réserver une sucrerie aux rédactions régionales.

Au nom d’une fusion définitive, vous exécutez d’un trait de plume une info nationale et internationale de qualité qui avait toute sa place dans cet espace réduit qu’on appelle l’audiovisuel public… et avec un « en même temps » très à la mode, vous nous dites ne pas savoir à quoi va ressembler cette nouvelle tranche qui sera à l’antenne dans un an. Une équipe projet ultra resserrée de 5 personnes va porter sur ses épaules l’avenir de l’ensemble des salariés de France 3.

Cette case hautement stratégique financièrement avec ses coupures publicitaires nécessite une audience forte, ce que fournissait le 19/20. La supprimer au bénéfice d’un « projet » inconnu, ne peut qu’inquiéter davantage l’ensemble du personnel. Les bœufs se retrouvent à l’arrière de la charrue, le bon sens aurait souhaité l’inverse.

Ainsi, le projet de régionalisation pour l’information cède la place à ce Tempo.
Mais où se trouve le projet complet linéaire et numérique de la télévision régionale de 2023 ? Ne nous dites pas qu’il s’écrit au fil de l’eau, vous nous l’avez déjà répété depuis 2 ans déjà sans rien voir apparaitre. La « Montée en puissance du Numérique » se fait en mode largo. Les réformes successives avec l’application ICI qui ne trouve toujours pas son public et la désorganisation, voire la démotivation, dans les services du web devraient réellement vous interroger…

Nous espérons que derrière cette annonce se cache une stratégie réfléchie pour notre avenir, d’autant qu’aucune autre entreprise n’arrête aussi brutalement des programmes qui fonctionnent.

Même les chaînes privées soucieuses de leur audience comme à la prunelle de leurs yeux s’en gardent bien. Quand le public se met à singer le privé, c’est souvent pire…

Il s’agit donc bien d’une pure question d’économies de moyens, de principes de vases communicants au profit de France 2, considérée aux étages supérieurs comme la chaîne phare du groupe. Tout tient dans un seul terme, l’économie et les économies de grande échelle.

Dans les dossiers à l’ordre du jour, on relève ça et là « découragement des salariés », « tensions , souffrances », « perte de confiance des salariés envers leur direction »… des constats faits non pas par les élus, mais par les psychologues et les médecins du travail.

Nous attendons des explications claires et précises de la direction du réseau sur ce projet, comme sur le devenir des autres projets en cours. Et surtout les moyens de confiance et de transparence qu’elle entend mettre en œuvre pour cette « co-construction » souhaitée mais qui ne se décrète pas.

Paris, le 30 août 2022

Battue aux élections, retour à la case rédaction ?

Le SNJ interpelle la direction sur le retour de l’ex-députée Sandrine Mörch au sein de France Télévisions.

Voici la question que nous posons pour la réunion de la commission déontologie qui se réunira le 1er juillet.

Que prévoit la direction de France télévisions pour une éventuelle réintégration de Sandrine Mörch, ex-députée LREM battue au second tour des élections législatives, dans les effectifs de France TV ? Est-il envisageable pour la direction qu’elle soit affectée à un poste où elle serait susceptible de traiter des sujets politiques ou en lien avec des interlocuteurs politiques ?

Par ailleurs, ses déclarations au micro de France Bleu Occitanie, le soir du second tour, même si elles ont été prononcées dans l’amertume d’une défaite, nous ont fortement surpris : après avoir porté des jugements extrêmement violents sur le personnel politique, en parlant de « guerre de partis avec un Mélenchon fou à lier », elle ajoute en fin d’interview : « les citoyens ont beaucoup d’avance sur vous les journalistes, ce que je vais redevenir d’ailleurs moi aussi, et sur les politiques. On est has been, complètement has been. (…) J’espère me venger dans une nouvelle carrière de journalistes (rires…)».

Ses propos nous interrogent sur la façon dont elle envisage de pratiquer son métier au sein des rédactions de France TV.
Et nous souhaitons savoir, dans ces conditions, comment la direction de l’information prévoit la poursuite de ses collaborations journalistiques dans notre entreprise.

Toulouse, le 23 juin 2022

18 points à l’ordre du jour à ce CSE de juin… Qui dit mieux ?

LIMINAIRE SNJ AU CSE RESEAU DES 15 ET 16 JUIN 2022

Le nouveau mandat à peine débuté et déjà le calendrier social déborde de toutes parts et les élus sont déjà écrasés sous le poids des dossiers, réunions, commissions et négociations qui s’empilent.

En supprimant l’instance de juillet, on rentre tout au chausse-pied et pourtant rien ne permet d’affirmer que deux jours suffiront pour aborder toutes ces questions.

Tout cela n’est pas très respectueux pour le mandat des élus qui ont par ailleurs un métier à assumer.

Notre liminaire se bornera donc à appeler l’attention sur certains points cruciaux…

La menace de suppression de la contribution à l’audiovisuel public (CAP, ex-redevance) est un vrai sujet d’inquiétude et nous avons besoin que la direction soit à nos côtés pour défendre l’indépendance du réseau dans l’audiovisuel public.

Si on fait un focus sur la régionalisation ou ce qu’il en reste : hyper proximité, terme choisi par la direction pour cacher un mot désormais poussiéreux, le constat est tout autant alarmant et notre désillusion sur ce sujet est immense.

Lors du dernier CSE Central, Stéphane Sitbon-Gomez, qui supervise le projet, a clairement évoqué un rapprochement avec les 44 stations locales de Radio France. Il a parlé aussi de redéploiement des postes gelés ou cachés par des directions régionales soucieuses de les garder jalousement au fond d’un tiroir de peur de se les faire dérober.

Quand aurons-nous un tableau lisible de tous les ETP avec la correspondance par métier pour chaque région au regard des départs en RCC ?

Il est question aussi de revoir le dispositif de maillage territorial pour – citons le n°2 de France TV – « remplir les angles morts », ces territoires ruraux qui seraient délaissés par les BRI au profit des grandes métropoles.

M. Martinetti, nous avons besoin de réponses claires et concises sur ces propos qui ne lassent pas de nous interroger.

La santé des salariés, vous le savez, est au cœur de nos préoccupations mais aussi des vôtres, votre obligation de sécurité à notre égard n’est pas une option.
Pourtant, le rapport Secafi sur la fabrique de Bordeaux est accablant par la somme de constats désolants qu’il dresse dans la gestion désastreuse de salariés qui vivent un sentiment d’abandon.

Toutes les cases y sont cochées pour le concours du plus grand nombre de RPS dans un même collectif de travail.

Nous avons le sentiment d’être dans un trou d’air, un entre-deux reformes prévues de longue date pour nous essorer encore. La mise en place prend un peu plus de temps que prévu et dans plusieurs métiers les postes sont gelés dans tout le réseau.

Les métiers de scriptes, par exemple, que vous avez prévus de faire évoluer avec l’arrivée de l’assistant de production. Cela entraîne une pénurie de scriptes qui dure, faute de vivier et de formations sur site. Les RP de France 3 Limousin viennent justement de déposer une alerte pour danger grave et imminent suite à cette pénurie de scriptes qui était pourtant prévisible. D’autres antennes ont dû se résoudre à des JT communs avec leurs voisins faute de scripte, comme ce fut le cas en Côte d’Azur. Et cela sans aucun regret de la part de la direction.

On retrouve ce même décalage à la fois dans le suivi du projet de proximité, quasiment à l’arrêt, et aussi dans le bilan du plan de formation. Les grandes lignes stratégiques développées par la direction viennent totalement contredire une réalité dans les antennes qui se comptent en « moins » tous les jours et en engagements non tenus.

Vous juriez la main sur le cœur, il y a encore quelques mois, que les installations de France Bleu dans les locaux de France 3 n’étaient qu’un hasard, une opportunité de bâtiment, pourtant toutes les pistes explorées par notre tutelle ne parlent même plus de rapprochement, mais plutôt de fusion, on comprend aisément que la manœuvre a commencé depuis longtemps.

Nous aimerions vous entendre dire que nous savons où nous allons, que la route est tracée, que les financements sont présents, pérennes et garantissent notre indépendance garante de notre démocratie. Mais même avec votre vocabulaire très inventif en novlangue ce n’est pas possible.

Nous sommes fragilisés comme jamais et dans une incertitude totale. Ce liminaire est donc forcément un peu amer, et nous nous souhaitons du courage pour sauver notre bien commun.

Paris, le 15 juin 2022

Festival de Cannes sur France 3 : mais à quel prix ?

TRACT INTERSYNDICAL SNJ CGT SUD FO

Le Festival de Cannes vient de s’achever et en guise de clôture, les salariés des antennes de France 3 Côte d’Azur et France 3 Provence Alpes ont eu droit à 4 jours de JT communs… un lendemain de fête aux allures de gueule de bois…

Pour la première fois, France TV récupérait les droits du Festival, une chance historique… vite dit car côté coulisses, les salariés ont eu droit à un bien mauvais scénario.
Le casting d’abord… plus d’une quinzaine de Marseillais ont été envoyés sur place au prétexte que Côte d’Azur n’avait pas les troupes suffisantes… Faux, des CDD et des CDI azuréens étaient disponibles et partants !

On ne peut que regretter que les salariés de Côte d’azur rompus à l’exercice n’aient pas été privilégiés ni concertés dans le dispositif spécial mis en place pour l’occasion.

La trame : entre problèmes de planification, absence d’anticipation, manque de clarté dans le partage des tâches, de nombreux salariés ont eu l’impression d’une grande improvisation sur le terrain.
Au milieu des strass, ils ont eu droit au stress. Les tensions étaient quotidiennes, parfois vives. Les conditions de travail, ubuesques.

Face à ce constat, les salariés des antennes de Côte d’azur et de Provence Alpes veulent aujourd’hui des réponses de la part de leur Directeur régional.

Combien a coûté cette opération en termes de frais de mission ? Quels enseignements vont être tirés de cette édition 2022 pour qu’à l’avenir les erreurs endurées ne se reproduisent pas ? Pourquoi avoir envoyé autant de personnels marseillais ? Pourquoi tant d’opacité sur le casting des personnels détachés pour la circonstance (exemple: 5 nuitées pour une stagiaire, un détail !) ?

L’heure des comptes a bien sonné.

Les salariés exigent des chiffres et des explications.
Les élus et les délégués syndicaux de France 3 Côte d’Azur et de Provence Alpes exigent de leur côté transparence et clarté et saisiront toutes les instances IRP, CSE et COMECO pour obtenir des réponses.

Dans un contexte inédit d’incertitude sur l’avenir de notre financement, non, le directeur régional ne peut pas faire, seul dans son coin, des choix budgétaires et éditoriaux qui impactent ainsi nos antennes, au risque de les fragiliser et d’entamer un budget régional incertain.

Antibes et Marseille, le 2 juin 2022

Réseaux sociaux mal contrôlés par la rédactrice en chef

Nos confrères de « Médiacités Toulouse » ont donc les yeux partout et surtout des yeux attentifs sur les réseaux sociaux. Dans un bref article publié sur leur site vendredi dernier, leur regard vigilant éclaire d’un jour désolant l’expression de notre rédactrice en chef sur les réseaux. Ces Facebook, Twitter et autres Insta où l’on se like, s’affiche, se raconte, et où, parfois, on sème le trouble.

Car OUI, même si nous n’avons pas été interrogés par l’auteur de cet article, nous sommes troublés et choqués de l’utilisation intensive et mal contrôlée des réseaux sociaux la rédactrice en chef de France 3 Midi-Pyrénées.

S’afficher sur sa page Facebook avec une photo en compagnie d’un candidat aux législatives, fusse-t-il un ancien confrère, est une erreur.

Faire part, via Twitter, d’une opinion personnelle sur le personnel politique de notre région est aussi une erreur inacceptable. Particulièrement dans cette période électorale qui nous oblige plus que jamais.

Les publications de notre rédactrice en chef sur les réseaux sociaux nous engagent tous. D’autant plus lorsqu’elle utilise comme décor les locaux de notre entreprise et ses logos, et qu’elle réalise ses photos en marge de l’enregistrement d’un débat organisé par notre chaîne.

Comment demander aux journalistes d’être extrêmement vigilants sur ce qu’ils affichent sur les réseaux sociaux et faire exactement l’inverse  ?

Ce dernier épisode de publications contradictoires avec les règles imposées par France Télévisions, risque fort de compliquer une tâche prioritaire, essentielle pour nos managers : le retour d’un collectif de travail confiant au sein de nos rédactions.

Les prises de position, explicites ou implicites, de notre rédactrice en chef mettent en porte-à-faux toutes les rédactions de France 3 Midi-Pyrénées, et sont aussi pour certains d’entre nous à l’origine d’un véritable malaise. Il est donc urgent de lâcher un temps les réseaux sociaux pour se concentrer sur notre cœur de métier : le journalisme !

Toulouse, le 23 mai 2022

Faux départ

Déclaration liminaire des élus SNJ au CSE Réseau

Nous voici donc réunis pour inaugurer un nouveau mandat de 3 ans dans cette instance censée représenter plus de 3000 salariés. Nous profitons de cette première réunion ordinaire pour souhaiter un bon mandat à tous les élus, notamment à ceux qui viennent de s’engager courageusement.

Cette première réunion ordinaire devrait s’engager sous les meilleurs auspices. Mais d’ordinaire, elle n’aura sans doute que le nom « administratif ».

La plupart d’entre nous avons porté cette nouvelle représentation des salariés sur les fonts baptismaux lors d’un premier mandat éprouvant.

La tâche s’annonce d’ores et déjà bien rude.

Il y a eu, bien sûr, la crise sanitaire qui a pesé sur l’exercice du mandat précédent, mais aussi des dossiers lourds à gérer, notamment en matière de santé et de sécurité au travail.

Nous avons connu les limites d’une instance unique pour peser réellement sur la vie quotidienne de nos antennes, tant les dossiers s’accumulaient dans des ordres du jour débordés qui nous ont obligés à repousser certains points pour en privilégier d’autres.

La mission qui nous attend et qu’attendent les salariés de nos mandats est immense …

Et malgré les alertes sur la santé qui n’ont pas cessé de se multiplier et qui se poursuivent, la direction n’a rien trouvé de mieux à faire que d’assigner par voie d’huissiers les 8 membres de la nouvelle CSSCT ainsi que le secrétaire de l’instance.

La proposition de la DRH de l’entreprise en ouverture de réunion vient en partie répondre à la demande des élus .

Mais il conviendra néanmoins d’aller plus loin en revoyant les moyens accordés à cette commission importante.

Ce nouveau mandat a bien failli débuter par un bras de fer relativement déplorable.

L’inspection du travail vous rappelle d’ailleurs régulièrement vos obligations.

L’inspectrice du travail de Bordeaux vous l’écrivait très formellement il y a peu en précisant : « il ne s’agit plus de réparer les dommages dûs aux accidents, mais de promouvoir la santé avec la mise en place d’un environnement de travail favorisant la santé des salariés », fin de citation.

Voilà qui n’augure rien de bon pour un dialogue social apaisé et constructif, répété à satiété par notre directeur de réseau qui se révèle empêtré dans ses contradictions et peu enclin pour l’instant à joindre les actes aux paroles.

Et pourtant ne faudrait-il pas faire front ensemble ? S’engager dans une « alliance », puisque c’est un sujet d’actualité ?

Car les dossiers entamés dans la précédente mandature restent nombreux et, pour certains, toujours en souffrance.

L’ersatz de régionalisation continuera-t-il à produire des dégâts dans les antennes dépourvues de réels moyens pour présenter à nos publics des programmes et des sessions d’information dignes de ce nom ?

L’arrivée d’une plateforme numérique commune avec Radio France où la mobilisation de nos confrères sous forme de grève du clavier ne lasse pas de nous inquiéter pour la pérennité de nos propres sites, de notre marque et de l’incohérence éditoriale qui a déjà fait ses preuves en plusieurs semaines d’existence.

Et encore la plateforme ICI n’est pas partout… l’appli est répertoriée, pour l’instant seulement, sur androïd.

Les conséquences du plan de rupture conventionnelle collective ont achevé de mettre en péril la structure de l’emploi, occasionnant souffrances et surcroit de travail.

Les exemples navrants de tentative de suppression de monteurs à Lyon pendant les congés ou de non remplacements de scriptes, comme à Antibes, mettent en péril notre mission d’information régionale.

L’entêtement à imposer un déménagement d’Antibes à Nice, contre le consentement des salariés, sans aucun plan de prévention des RPS et avec des aménagements envisagés comme si le Covid n’avait pas existé, est un dossier de plus où la direction se bouche les oreilles et se met la main sur les yeux, décision souveraine de la présidente oblige.

Enfin, la perspective d’une suppression de la redevance annoncée par le gagnant de la présidentielle nous pose la question de la survie même de l’audiovisuel public dans une démocratie parlementaire soumise au bon vouloir d’un gouvernement encore incertain.

Bref, il n’y aura pas de période de grâce de 100 jours.

Sauf à ce que vous rétablissiez très vite la confiance par des actes forts.

Sur tous ces dossiers, les représentants du SNJ s’engagent plus que jamais à travailler dans le partage efficace et pour un dialogue renouvelé, afin de défendre l’intérêt de tous les salariés dans un service public fort face à une concurrence féroce.

Paris, le 4 mai 2022