Mise en avant

La justice annule le licenciement du grand reporter Joseph Tual

Ce vendredi 18 juin 2021,le conseil des prud’hommes de Paris a donc annulé le licenciement de notre confrère Joseph Tual.

Ce grand reporter, figure de la rédaction nationale de France 3, avait été mis à la porte en 2018, après plus de trente ans passés dans les rédactions du service public, et alors même qu’il luttait contre une grave maladie.
Ce licenciement était totalement disproportionné au regard des faits allégués. La direction reprochait notamment à Joseph Tual d’avoir relayé et commenté sur les réseaux sociaux des textes d’organisations (syndicats, SDJ…) critiques à l’égard des patrons de l’Information de France Télévisions.
Les syndicats SNJ et SNJ-CGT étaient justement intervenants volontaires dans cette procédure, en soutien de notre confrère. Le conseil des prud’hommes a jugé notre intervention syndicale recevable, au titre du « préjudice causé à la profession de journaliste ».

La direction a quelques semaines pour faire appel de cette décision de justice, dont les motivations précises doivent être communiquées d’ici quelques jours. Nous y reviendrons très prochainement dans un nouveau texte.
Quoi qu’il en soit, nous sommes ravis pour Joseph Tual, dont la ténacité dans ce combat est une nouvelle fois exemplaire.
Le SNJ se félicite de cette décision du conseil des prud’hommes de Paris, qui a su entendre les arguments brillamment développés lors de l’audience par maître Joyce Ktorza. L’avocate, qui plaidait à la fois pour Joseph Tual et pour les syndicats de journalistes, a rappelé les faits (un grand reporter qui conteste des choix éditoriaux et le traitement de ses enquêtes) et le contexte (la fusion des rédactions nationales, la mise à l’écart de plusieurs professionnels reconnus, un management brutal infligé à de nombreux « anciens  »).

Méthode indigne contre un représentant du SNJ

Le SNJ déplore en revanche certains passages choquants de la plaidoirie de l’avocat mandaté par la direction, notamment ceux où l’honnêteté de plusieurs salariés de France Télévisions a été mise en cause.
L’un de nos délégués syndicaux, qui avait produit une attestation en faveur de Joseph Tual, a été particulièrement visé. Selon l’avocat de la direction, ce confrère ne serait là que pour « instrumentaliser » la procédure afin de servir ses propres intérêts ! Devant la justice prud’homale, il est expliqué que cet élu du personnel ne peut pas être de bonne foi, puisqu’il a été « candidat à la présidence de France Télévisions »  !

Au-delà de l’aspect grotesque de cette allégation, il est honteux de voir une direction, par l’intermédiaire d’un avocat, agir ainsi contre l’un des nôtres, délégué SNJ régulièrement élu par les salariés !
Avoir porté devant le CSA un projet différent de celui de la présidente était parfaitement légitime, et ne discrédite en rien l’action sincère d’un représentant du personnel !
Nous exigeons que la direction cesse d’employer des méthodes indignes qui ne servent aucune cause valable et ne font qu’abîmer les relations sociales au sein de notre entreprise.

Paris, le 21 juin 2021

Mise en avant

Locales du littoral : une bouteille à la mer ?

Les trois éditions de proximité Nice, Marseille et Toulon doivent fusionner leurs éditions pour proposer une spéciale « locale de la mer  ». En théorie, donner un rendez-vous régulier aux téléspectateurs pour évoquer l’actualité « du littoral » semble être une bonne idée au départ à condition de ne pas empiéter sur l’information de proximité, l’un des mantras de notre mission de service public notamment dans le projet de chaînes régionales cher à Delphine Ernotte.

L’actualité des villes portuaires et les enjeux des zones du bord de mer sont certes riches d’informations. Sauf que mathématiquement, cette fusion des trois antennes de 7 minutes en une seule locale diminue de fait le temps consacré au traitement de l’actualité pour chacune.

Pour le SNJ, ce choix éditorial aurait des conséquences chiffrées sur le temps d’antenne locale et donc en terme éditorial avec moins de sujets en proximité à l’heure où la direction du réseau se gargarise de régionalisation.
On ne peut s’empêcher de penser que, gagner des moyens en mutualisant trois éditions une fois par semaine n’a pas que des vertus sinon économiques.
On nous promet qu’il n’y aura pas de diminution du nombre d’équipes. Maintenant peut-être mais après ?

Cela pourrait être imposé par le réseau dans un contexte toujours plus contraint.

Au SNJ, nous préférons les équations sans inconnue. Partager les moyens pour enrichir des éditions : oui. Les diviser : non.

Alors, jetons une bouteille à la mer : pourquoi ne pas envisager de garder chaque édition locale le vendredi en organisant des possibilités de compléments d’informations des autres locales quand cela se justifie ?
Avec une véritable coordination pour ne pas avoir cet effet de juxtaposition de sujets maritimes locaux. Et si le rendez-vous est pertinent, pourquoi pas une émission supplémentaire sur un nouveau temps d’antenne ? Faut pas rêver ? Et pourquoi pas ? Le pari n’est pas si risqué.

On pourrait même, comme en gastronomie, élargir à la montagne. Un terre et mer pour un menu complet. Ce ne sont pas les idées qui manquent, les équipes en ont. Elles pourraient même envisager , quand cela serait justifié, de proposer des sujets de cette nouvelle tranche dans des éditions d’informations pour concourir à l’effort collectif.

Mais pas au détriment du temps d’info de proximité.

Le SNJ s’oppose à cette mutualisation arbitraire décidée au détriment des équipes des locales de Nice, Toulon et Marseille et au mépris de l’information locale qui est le pilier de notre mission de journalistes en région.

Antibes et Marseille, le 3 juin 2021

Mise en avant

JT communs : le monde d’après ?

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL SNJ / CGT

Les salariés de France 3 Auvergne regrettent le projet de JT grandes régions, les week-ends de vacances, envisagé par la direction régionale.

Nous rejetons cette perspective qui éloignerait encore un peu plus le téléspectateur de son information locale. Pour preuve, pendant le confinement, le public n’a pas compris la logique de ces JT grandes régions qui n’en ont que le nom. Les retours ont été catastrophiques.

Notre mission de service public se joue 365 jours par an, week-ends compris. Nous nous devons d’offrir une information de proximité et de qualité. Hors confinement, depuis sa création, l’antenne auvergnate a toujours assuré cette continuité, en proposant des magazines le samedi et un JT des sports particulièrement suivi le dimanche soir.

Au fil des années, nous avons su construire et entretenir cette fidélité qui fait de France 3 Auvergne l’une des plus belles audiences du réseau. Un JT grande région, ne serait-ce que le week-end, serait très mal perçu par le public et les salariés.

Pour toutes ces raisons, nous considérons ce projet de mutualisation comme une aberration éditoriale, contraire à l’information de proximité si chère à nos yeux et à ceux de nos téléspectateurs.

Clermont-Ferrand, le 5 mai 2021

Soutien aux éclairagistes et électriciens de plateaux en grève

Le SNJ l’a dit devant les élus du Comité Social et Economique du siège, il soutient avec force le mouvement de grève des éclairagistes et des électriciens de plateaux. Un mouvement qui a débuté aujourd’hui.
Il fait suite à l’avis négatif rendu à l’unanimité des élus et syndicats du CSE sur le projet d’évolution du système d’éclairage des plateaux du siège.

Un projet destructeur pour l’emploi, les conditions de travail, et qui fait fi des conditions de sécurité déplorables des installations électriques révélées par l’expertise du CSE.

Au regard d’une direction qui a choisi l’épreuve de force et le conflit social, le Syndicat National des Journalistes réitère son soutien aux salariés concernés et demande à la direction de reprendre la négociation.

Nous appelons nos adhérents et sympathisants à rejoindre le mouvement pour lui donner un peu plus d’ampleur encore.

Paris, le 14 juin 2021

CSE Siège des 9 et 10 juin : préalable du SNJ

LE RETOUR DU FACE A FACE

Il ne faut jamais se priver de célébrer une bonne nouvelle ! Et retrouver un CSE dans cette salle du conseil en est une…

Espérons que cela soit le signe durable d’un retour à une démocratie sociale réelle, loin des ersatz du virtuel et du distanciel, sans oublier ceux qui s’inquiètent du retour dans l’entreprise, après tous ces mois de travail à domicile imposé.

Pour autant, tout au long de cette période, nos élus ont fait leur travail, celui pour lequel ils sont mandatés par le suffrage des salariés.

Car oui, nous sommes élus, pas désignés, pas nommés, pas parachutés de cabinets ministériels, ou sortis des coulisses du pouvoir politique ou économique. Nous sommes les défenseurs du Service Public et de l’intérêt collectif. C’est pourquoi, nous réaffirmons ici notre opposition au transfert des salariés de France Télévisions vers France Télévisions studio !

Que la gestion directe de ces productions fassent l’objet de ce tour de passe-passe est une chose, mais rien n’oblige la présidence à déplacer les salariés maison vers cette entité. Rien !

Alors ce ne sont pas les quelques aménagements de calendrier qui feront l’affaire.

Pour le SNJ c’est non ! Et ce ne sont pas non plus les arguments apportés avec une certaine arrogance par le directeur des Antennes et des Programmes qui nous feront changer d’opinion. Ce CSE et le prochain donneront lieu à de nouveaux débats avant le recueil d’un avis, nous préciserons donc notre position déjà bien claire.

A la direction de l’information, les choses semblent se préparer à bouger…

Déjà ce que nous demandions pour l’ensemble des salariés, à savoir la fin des collaborations extérieures dans des médias privés, s’applique à l’un de nos présentateurs de France 2, espérons que cela serve d’exemple sans exception.

Des mouvements sont en cours nous dit-on en coulisses, dans un grand élan de chaises musicales, en terme de postes d’encadrement.

Nous souhaitons du changement nous l’avons dit, mais pas dans un esprit de coupeurs de têtes. Au contraire, notre objectif est avant tout que les méthodes du passé passent aux oubliettes de l’histoire. Comment redonner des pouvoirs aux services et surtout aux journalistes face aux éditions souveraines qui cadencent le traitement de l’information, sans se soucier du reste.

Des commandes décommandées, des ordres devenus contre-ordres, des urgences comme par enchantement transformées en sujets secondaires, et des oublis magiquement considérés comme prioritaires, ne cessent de créer des tensions avec les journalistes de terrain et les encadrements intermédiaires.

Le résultat : des tensions et des dégradations psychologiques qui touchent à la santé des salariés. On entend souvent l’expression de “machine à broyer”. C’est insupportable, et c’est pourquoi nous demandons à la direction de bien réfléchir à cela. Il ne suffira pas de changer les généraux si les troupes restent aussi mal traitées professionnellement et humainement.

Un dernier mot enfin pour apporter notre soutien aux électriciens et éclairagistes des plateaux du Siège et au préavis de grève déposé par certaines organisations syndicales.

Nous réaffirmons ici que la sécurité est la priorité et celle-ci est loin d’être assurée, l’expertise évoquant même « un danger absolu ». Il semble surréaliste d’apprendre que les plans du réseau électrique ont été perdus. C’est pourtant la réalité. Aucune réforme ne pourra être mise en place sans obtenir des garanties en matière de sécurité. Pour cela, la direction devra obligatoirement s’appuyer sur les salariés dont l’expérience a déjà permis d’éviter des incidents graves.

Si le SNJ ne s’est pas associé à ce préavis, c’est uniquement pour des questions techniques. Mais soyez assurés de notre solidarité totale vis-à-vis de ces professionnels au rôle crucial sur les plateaux de France Télévisions.

Paris, le 9 juin 2021

Audience syndicale : plus que jamais, le SNJ s’impose comme la première organisation de la profession

La Direction générale du travail a rendu public, ce mercredi 26 mai, les chiffres de l’audience syndicale au niveau national interprofessionnel et dans les branches, sur le cycle électoral 2017-2021. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) enregistre une très forte progression de ses résultats puisque notre audience passe de 37,83% à 40,42%. Depuis la mise en place de la représentativité syndicale en 2008, le SNJ n’avait jamais atteint un tel score !

Plus que jamais, le SNJ s’impose comme la première organisation de la profession.

Le paysage syndical dans la branche des journalistes est chamboulé puisque la CFDT-Journalistes passerait devant le SNJ-CGT. Surtout, le SGJ-FO n’atteindrait pas les 8% d’audience lui permettant de rester représentatif chez les journalistes.

La représentativité syndicale détermine le poids de chaque organisation, qui leur donne accès aux négociations d’accords de branche, alors qu’une Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) vient d’être créée chez les journalistes. La mesure de représentativité syndicale des journalistes doit faire l’objet d’un arrêté en septembre prochain. En tenant compte de l’audience ainsi obtenue, le SNJ devrait peser 49,12% dans la branche n°1480 des journalistes.

Le SNJ, leader dans la profession, remercie ses militantes et ses militants, ses adhérentes et adhérents des différentes sections qui font confiance à son expertise, ses compétences et ses conseils. Le SNJ remercie les journalistes qui lui ont accordé leur voix lors des précédents scrutins électoraux dans les entreprises de presse et lors des élections dans les très petites entreprises.

L’Union syndicale Solidaires, dont le SNJ est membre fondateur, a recueilli une audience syndicale de 3,68% au niveau national interprofessionnel, soit une progression de 0,22 point.

L’Union syndicale Solidaires est représentative dans 30 branches professionnelles dont sept dans le secteur des médias (notamment grâce aux voix du SNJ).

Document(s) joint(s) : PDF iconCommuniqué Solidaires audience syndicale 260521 – Office spreadsheet iconAudience branches HCDS 260521

Paris, le 28 Mai 2021

Accords et avenants France TV arrivés à échéance

Compétences Complémentaires