Pas de Tempo comme cadeau

PRÉALABLE SNJ AU CSE SIÈGE DES 5 ET 6 DÉCEMBRE 2022

Merci, Madame la Présidente, de gâcher le Noël des salariés. L’empilement de vos projets ou cadeaux empoisonnés n’apporte qu’inquiétude ou souffrance psychologique. Alors que les fêtes devraient permettre à chacun de souffler, la hotte est pleine ! Et tout en haut de votre liste, ça sent le sapin pour les éditions nationales de France 3… La rédaction nationale est rongée par ce funeste projet qui, aux dires de certains de vos lutins, concernera pas moins de 4000 salariés ! Pour une trêve des confiseurs, la pilule est difficile à avaler. Que vais-je devenir dans ce grand tout appelé Tempo ? La question mine les journalistes et PTA qui n’ont pas besoin de ça. Tous sont déjà épuisés par le management violent, l’augmentation de la charge de travail liée à la baisse endémique des effectifs, la perte de sens à tous les étages. Et le régime sec du point de vue salarial n’arrange rien alors que l’inflation grignote notre pouvoir d’achat. Le mal-être grandit, les médecins du travail qui reçoivent de très nombreux salariés en souffrance, peuvent malheureusement en témoigner.

La suppression des éditions nationales de France 3 constitue un nouveau choc après celle du Soir 3. La cerise sur le cadeau ! Une catastrophe sociale et éditoriale annoncée, un très mauvais livre bien mal emballé. Et vos mages, rois de Tempo qui font le tour des services et des régions en portant une bonne parole à géométrie variable, sont loin de rassurer, bien au contraire. Ici Soir serait peut-être mis en place en septembre 2023 et Ici Midi en septembre 2024. Ou tous les deux verraient le jour en même temps à la rentrée, juste après les vacances d’été ? Le discours change en fonction des interlocuteurs. De quoi perdre le Nord…

Et surtout, vos envoyés très spéciaux n’apportent aucune explication sur la future organisation de la rédaction nationale, sur les effectifs redéployés en régions dans l’encadrement comme sur le terrain. Nous sommes en droit d’attendre clarté et transparence. Mais nous ne croyons pas au Père Noël !
Madame la Présidente, le SNJ pourrait déposer un ouvrage sous votre sapin. Il s’intitulerait, « Tempo, un contresens de l’histoire ». Vous pourriez y apprendre bien des choses, à lire de préférence devant la cheminée. Mais pas trop près, pour éviter de se brûler les ailes… avec la forte mobilisation qui se prépare sur des bases solides. Vous pouvez compter sur ce présent du SNJ et, nous l’espérons, des autres organisations syndicales.

Nous appelons à une mobilisation massive. Oui à une vraie régionalisation mais pas low-cost ! Oui au développement de chaînes régionales de plein exercice, avec les moyens. Un non catégorique au mélange indigeste de l’info de proximité avec l’info nationale et internationale. Tout cela n’apportera que confusion et dissolution de l’identité de nos journaux régionaux, notamment dans les zones rurales.

Pour la nouvelle année, nous espérons enfin voir la lumière, même si l’heure est aux économies, et pas uniquement pour les énergies. La lumière, ce serait de vous voir renoncer au projet Tempo. En faisant le voeu que l’info de service public continue de briller à tous les niveaux, en préservant ce lien de proximité avec les téléspectateurs au travers de l’information régionale. Mais aussi en sauvegardant nos si précieuses éditions nationales de France 3.

Des rendez-vous aux fortes audiences qui sont le fondement du pluralisme et permettent de prendre de la hauteur sur les grandes problématiques nationales et internationales. Et cette exigence, ce n’est pas le 13 heures de France 2, copie de plus en plus conforme de celui de TF1, qui permettra de la satisfaire. Quant au 20 heures de France 2, il va aussi passer les fêtes dans le doute. Bientôt une nouvelle formule, un nouveau plateau, une nouvelle présentatrice ? Halte à la politique du changement permanent !!!

Pour le moment, Madame la Présidente, les salariés ne voient pas le sens de votre politique. Si ce n’est de réduire la masse salariale et d’habiller le tout par une fausse barbe (blanche si possible), teintée de pseudo considérations éditoriales. Tempo, le transfert de plusieurs émissions vers FTV Studio ou Campus qui annonce des déménagements à grande échelle.

Pour Noël, nous vous suggérons de fixer un cap, un vrai, et pourquoi pas, d’offrir une boussole aux salariés qui sont désorientés.

Madame la Présidente, même si les bulles de champagne auront un goût amer cette année, le SNJ vous souhaite de bonnes fêtes. Et vous envoie déjà sa carte de voeux, pour s’opposer de toutes ses forces au projet Tempo.

Paris, le 5 décembre 2022

CSE Siège des 23 et 24 novembre 2022 : notre compte-rendu

Une consultation déloyale pour le transfert ou détachement des salariés de plusieurs émissions vers France.tv Studio. La RCC (Rupture conventionnelle collective) ou plan social déguisé. La politique égalité professionnelle Femmes/Hommes progresse, mais peut mieux faire.

Et Campus ou les déménagements, une histoire sans fin.
En ouverture de ce CSE du Siège, vos élus du SNJ France Télévisions sont une nouvelle fois montés au créneau au sujet du rouleau compresseur appelé Tempo. Un train lancé à pleine vitesse que nous espérons arrêter, avec le soutien des salariés, même si des essais ont déjà été réalisés à France  3 Toutes Régions (FTR) sur les journaux d’Amiens et Montpellier. Même si l’équipe projet poursuit sa tournée dans tous les BRI (Bureaux régionaux d’information) en France, en espérant convaincre les salariés. Le SNJ dit NON à la suppression des éditions nationales de France 3 prévue en septembre 2023 et à une régionalisation Low-Cost. Ce projet funeste aura de graves conséquences sur l’éditorial mais aussi du point de vue social ! La rédaction nationale va-t-elle être divisée en deux, entre ceux qui, faisant partie du casting voulu par la direction, continueront de travailler pour les éditions de France 2, et les autres, chargés de fabriquer des sujets pour France Info et les Bureaux régionaux d’information de France 3 ?

La direction accélère le Tempo

PRÉALABLE SNJ AU CSE SIEGE DES 23 ET 24 NOVEMBRE 2022

Pas le temps de souffler pour les salariés et pour les organisations syndicales : la direction a décidé de donner un coup d’accélérateur à Tempo. Un CSE central extraordinaire sur ce seul dossier était prévu initialement début décembre et un point à l’ordre du jour du CSE Siège ce même mois. Ce calendrier semble chamboulé pour des raisons d’organisation mais pour autant le rouleau compresseur continue sa route, et tout cela n’est que partie remise ! L’équipe projet sillonne le réseau France 3 pour distiller sa bonne parole et convaincre les salariés d’adhérer à ce big bang de l’info. Et les chiffres tombent : Tempo touchera 4000 salariés de l’entreprise, soit près de la moitié des effectifs de France Télévisions. Mais pas de panique, nous dit-on : tout le monde y trouvera son compte, personne ne sera laissé sur le bord de la route. Et surtout, tous les salariés de la rédaction nationale pourront travailler sur les 13H et les 20H et même avoir le temps de traiter les sujets. Le pire cacherait donc le meilleur ? Quelle arnaque.

En plus, il n’y aura pas, nous assure le nouveau directeur de l’information, une « aristocratie » des ex-France 2 au détriment des ex-France 3. Plus de casting ? Alors qu’il n’existait pas, nous disait-on il y a encore peu ? Nous voilà rassurés… ou pas !

L’argument ultime pour nous convaincre : Tempo serait le seul moyen de préserver France 3, face aux velléités politiques de ceux qui veulent privatiser ou faire disparaître l’audiovisuel public et donc France Télévisions, en cas de victoire en 2027. Le cynisme dans toute sa splendeur. Un argument surprenant et surtout incohérent.

Et caricature de plus, selon la direction, Tempo serait même une opportunité pour tous les salariés du national car nous pourrons tout autant faire du France Info que du « desk » pour les régions, du reportage pour France 2, des papiers sur le web.

Bref, la transversalité et les nouveaux métiers sont au cœur du projet. Il n’y aura plus de spécialité et sans doute une meilleure qualité de vie au travail pendant que nous y sommes ?

Nous disons une nouvelle fois NON, NON et NON à Tempo qui détruira deux éditions historiques de France 3 aux audiences très fortes. Des rendez-vous emblématiques d’une information pluraliste qui seraient ainsi sacrifiés sur l’autel des réductions budgétaires et d’une fausse régionalisation sans ambition et sans moyens supplémentaires ! C’est d’ailleurs ce que les militants du SNJ ont rappelé à l’issue de leur Assemblée Générale annuelle. Journalistes du réseau régional, ultramarin et de la rédaction nationale sont unis contre ce projet.

La présidente a lancé le compte à rebours, un lent supplice dont on mesurera bientôt les dégâts. Mais il sera déjà trop tard, comme pour le projet de transfert des émissions de France Télévisions SA vers France Télévisions Studio.
Nous adressons un message clair à Madame Ernotte. Tempo, ce n’est pas le sens de l’histoire.

Le SNJ se battra jusqu’au bout, pour faire échouer votre projet funeste.

Paris, le 23 novembre 2022

Redevance ou redevable ?

MOTION DU SNJ FRANCE TV – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2022

La suppression de la redevance n’a en rien réglé la question du pouvoir d’achat des Français. En revanche, elle pèse lourdement sur l’avenir des entreprises de l’audiovisuel public. Le financement prévu pour la remplacer est basé sur le transfert d’une part de TVA. La taxe la plus injuste qui soit puisqu’elle touche de la même manière les petits et les gros revenus. De plus, l’indépendance de l’audiovisuel public reste à la merci du débat budgétaire chaque année. Enfin, pouvoir exécutif comme pouvoir législatif, savent que ce choix est transitoire, puisque la loi organique qui régit les lois de finances ne permettra plus dès 2025 de transférer une part de TVA pour financer l’audiovisuel public.
Transitoire, mensonger et sans effet pour le pouvoir d’achat des Français, puisque à travers cette fausse réforme, ce sont tous les français qui vont la payer maintenant.

Une télévision financée par le public est une télévision publique. Si elle est financée par l’Etat, elle apparaitra comme une télévision d’Etat.

Réunis en Assemblée Générale, les militants du SNJ France TV condamnent à nouveau cette précipitation présidentielle, qui ne garantit en rien la pérennité du financement de l’audiovisuel public et en particulier celui de France Télévisions. Mandat est donné au Conseil Syndical, pour continuer à agir au sein de l’intersyndicale de l’audiovisuel public.
Il faut exiger des pouvoirs publics et de la représentation nationale qu’ils débattent avec les acteurs du secteur d’une réforme durable du mode de financement qui garantisse notre avenir et notre indépendance.

Paris, le 8 novembre 2022

Non à une régionalisation low-cost, en sacrifiant les éditions nationales de France 3 !

MOTION DU SNJ FRANCE TV – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2022

Pour le SNJ, le projet Tempo annoncé en juillet est une déflagration. La présidente de France TV l’a dit : la suppression du 12/13 et du 19/20 national n’est pas négociable, pas de discussion possible. Que les choses soient claires, nous n’accepterons pas ce projet. Après celle du Soir 3, la disparition des éditions nationales de France 3 est une atteinte au pluralisme de l’information. Elle ne peut être ni un préalable, ni la finalité d’un projet opaque, toujours sans contenu.
Une période terrible d’incertitude s’ouvre au siège comme en régions pour tous ceux qui travaillent pour ces éditions.

De plus, au-delà du sort des salariés du siège, Tempo, annoncé sans moyens supplémentaires par la présidente, est une régionalisation low-cost, pour élaborer une heure d’information midi et soir en régions. Une « intention stratégique » dans le jargon des directions, une fausse proximité, un pur mirage éditorial.

Tempo est un projet politique et économique dont le but est de faire croire qu’à bas coût France 3 deviendrait une chaine plus régionale qu’aujourd’hui.
Mandat est donné au Conseil Syndical du SNJ France Télévisions de combattre ce projet funeste en créant les conditions d’une mobilisation commune en intersyndicale avec les salariés du siège et ceux des régions.
Réunis en Assemblée Générale les militants du SNJ France TV appellent les salariés à boycotter, pour ne pas cautionner, les ateliers dits de « co-construction » qui seront en réalité des ateliers de «co-destruction ».
Le Conseil syndical du SNJ France Télévisions est également chargé de préparer, en liaison avec tous les adhérents, un contre-projet qui mettra l’information au cœur d’une réforme ambitieuse.
Enfin, notre objectif est désormais de sensibiliser notre public par tous les moyens (réseaux sociaux, presse…) afin de créer une prise de conscience citoyenne contre ce projet qui constitue une atteinte fondamentale à l’information indépendante de service public.

Paris, le 8 novembre 2022

La coupe est pleine !

PRÉALABLE SNJ AU CSE SIÈGE DES 25 ET 26 OCTOBRE 2022

Jusqu’ici, nous n’avions pas réagi au départ de Laurent Guimier et aux nominations qui ont suivi. Un nouveau directeur de l’information, encore un, flanqué d’une coordinatrice éditoriale. Les chaises musicales toujours, pour des projets pas encore définis. Ils ont préféré rencontrer la SDJ de France 2, avant les organisations syndicales. Déjà un premier signe de mépris envers la représentation sociale et en particulier à l’égard de notre organisation syndicale, la première de la profession. Pour le reste, le peu que nous entendons sur la feuille de route ne nous inspire rien de bon. Ou pas grand-chose.

Quel serait le projet de la nouvelle direction de l’info ? Accompagner Tempo, maitriser les ETP voire les réduire, et revoir la ligne éditoriale du 20 heures. Tempo, pour nous, c’est non. Les ETP manquent et les précaires sont en danger. Quant au 20H, le changement passerait par des règlements de comptes et des départs annoncés en coulisses, en particulier celui de la présentatrice de la semaine. L’Elysée ne voudrait pas d’elle, comme nous l’avons écrit il y a quelques mois ? Certains cadres de l’info seraient maintenant prêts à donner satisfaction au pouvoir. Il faut dire que sur France 2, d’aucuns se plaignaient de ne pas avoir eu le Président en plateau. Mais là, deux fois en quinze jours, ça ne dérange personne. On y perd son latin journalistique, éthique et déontologique. Pour clore le chapitre de la nouvelle équipe en place, elle affirme vouloir s’atteler à restaurer la sérénité au sein de la rédaction nationale… où ça craque de partout. Managers en roue libre, cadres protégés, justice interne à deux vitesses, remise en cause du droit du travail, et la liste n’est pas exhaustive…

Nous vous parlions d’un sujet majeur, l’emploi. De ce point de vue, nous attendons bien sûr avec impatience les informations demandées par nos soins depuis des mois concernant les conséquences de la RCC, rupture conventionnelle collective. De nombreux départs à la rédaction et quoi en retour ? Des postes supprimés, ou transférés… Quid des embauches de jeunes journalistes, promises depuis des années ? Que deviendront les CDD historiques, en sursis jusqu’en décembre 2022 ? Et après ? Pourquoi supprimer l’un des postes de rédacteur à Bruxelles tout en expliquant que l’on peut traiter une partie de l’actualité européenne depuis Paris ? Ce poste serait transféré au Siège, mais quelles garanties avons-nous qu’il ne sera pas définitivement rayé de la carte ? Dans le même temps, il serait question de rapatrier l’autre correspondant permanent sur place avant les élections européennes de mai 2024 pour muter à Bruxelles une titulaire en poste à Paris ? Sous couvert de régler une situation individuelle, non seulement la direction crée un problème et en plus réduit les effectifs à un endroit où l’actualité est centrale avec la guerre en Ukraine et la crise énergétique. Un très mauvais signal synonyme de recul de la couverture éditoriale des institutions européennes de la part du service public. En résumé, nous attendons donc de pied ferme ce débat sur l’emploi à la rédaction nationale, tout comme dans les rédactions numériques où le SNJ a déjà porté les revendications des salariés concernés.

Dans cette ambiance lourde, voilà que le projet TEPI revient à la une. Ce projet de transfert de plusieurs émissions produites en interne (« Télématin », « Thalassa », « Faut Pas Rêver » notamment) est combattu depuis plus d’un an par le SNJ et une majorité d’élus du CSE. Il avait été interrompu à la suite de la tentative de suicide d’une salariée de Télématin. La brutalité du projet avait abimé les équipes qui ne voulaient pas du transfert forcé des salariés à France Télévisions Studio. La direction avait cédé sur ce point après s’être trop longtemps obstinée.

Pourtant, alors que nous avons obtenu le principe du volontariat, autrement dit le libre choix entre un transfert ou un détachement, le nouveau projet reste encore à améliorer. Propositions de primes et autres gratifications pour accepter de quitter France Télévisions pour aller à la filiale, et trop d’ambiguïtés sur les conditions sociales ! Notre message est simple : un détachement pour celles et ceux qui ne veulent pas partir vers la filiale, c’est un détachement point barre. Pas une solution transitoire au travers de la signature d’un avenant temporaire.

Cette politique est insupportable, et la présidence ne se rend pas du tout compte qu’il faut arrêter d’empiler les réformes. Déménagements incessants, projet Campus, TEPI, Tempo. On en a assez, à un moment où en plus, les salariés vivent comme tous les citoyens dans un contexte sociétal sombre, avec une inflation galopante qui rogne leur pouvoir d’achat. La mesure d’augmentation générale de 1,2 % à France Télévisions est d’ailleurs perçue comme un affront. L’entreprise est fragile et beaucoup d’entre-nous sont à bout. Que ce message soit enfin entendu !

Paris, le 25 octobre 2022

Soutien à nos collègues agressés

COMMUNIQUÉ DES SYNDICATS CGT SNJ et Sud

Les représentants de proximité et les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD  de France 3 Franche-Comté condamnent l’agression hier soir de deux  journalistes de la rédaction dans le cadre de l’exercice de leur métier.

Ils ont été longuement et violemment pris à partie, alors qu’ils couvraient l’action d’associations de défense du loup dans un secteur du Haut-Doubs où des tirs avaient été autorisés. Ils ont été molestés et bloqués dans un champ,  leur matériel de tournage leur a été arraché par plusieurs personnes dont des agriculteurs. L’arrivée de plusieurs véhicules de gendarmerie leur a permis de retrouver leur liberté de mouvement et de récupérer leur matériel en partie endommagé.

Nos collègues ont été empêchés de mener  leur mission d’information, ont été contraints physiquement et légèrement blessés par des individus extrêmement agressifs. Ils sont aujourd’hui sous le choc.

Notre direction a annoncé qu’elle allait porter plainte. Nous soutenons bien sûr cette démarche qui permettra de faire condamner leurs agresseurs. Nous y veillerons.

Emmanuel et Jean-Stéphane savent qu’ils peuvent compter sur notre soutien dans toutes les démarches qu’ils jugeront nécessaires.

Les représentants de proximité et les organisations syndicales CGT, SNJ et SUD de France 3 Franche-Comté

Besançon, le 20 octobre 2022

Alternance à France TV : la diversité mensongère !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CFDT CGT FO SNJ SUD

« Nous avons une politique ambitieuse d’intégration d’alternants et nous pouvons en être fiers ! », écrit la Directrice de la Diversité de France TV. Quelle provocation !

Cette politique permet surtout de faire des économies sur le dos des plus fragiles financièrement.

Dernier exemple en date, les frais de transport et de double résidence qui ne sont pas remboursés aux alternants non boursiers. Sous couvert de quoi ? De diversité ! 

Et France TV ne recule devant rien. En agissant ainsi, elle fait une distinction qui n’existe nulle part ailleurs. Et pour cause… comme l’indique le site Service Public, « le cumul d’une bourse est impossible si vous êtes en contrat d’apprentissage, de professionnalisation… ».

Dans les textes, il n’existe pas d’alternants boursiers ou d’alternants non boursiers. Il n’y a qu’un seul statut : alternant ! 

Les alternants sont, de fait, des CDD. Bien que moins bien payés, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux aussi, de frais de missions lorsqu’ils viennent travailler en région ?

Les organisations syndicales demandent sans attendre à France TV d’accorder à tous nos alternants qui ont une double résidence une aide au logement et le remboursement des frais de transport avec effet rétroactif.

France TV, qui partout se targue d’être mieux-disante, touche entre 5000 et 8000 euros par alternant. 

Utiliser l’argument de la diversité pour priver certains alternants d’une aide au logement est une HONTE !

Paris, le 20 octobre 2022