Pour la défense de nos retraites et de nos salaires : le SNJ maintient son préavis de grève du mardi 7 février !

Les représentants du Syndicat National des Journalistes ont été reçus par la direction de France télévisions ce vendredi pour la négociation de notre préavis de grève du mardi 7 février.

Rappelons que sur la partie salaires, le lancement de la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2023 dès le début de cette année – une revendication du SNJ depuis notre saisine sur les salaires du 5 décembre 2022 – a été accepté par la direction.

Quant à la réforme des retraites, si elle est adoptée en l’état, la direction dit envisager une réflexion sur les fins de carrières et la pénibilité, sans plus de précisions.

A l’issue de cette négociation, le SNJ maintient son préavis pour le mardi 7 février.

Paris, le 3 février 2023

Pour défendre nos retraites et nos salaires : le SNJ appelle à la grève et à la mobilisation le mardi 7 février !

PREAVIS DE GREVE NATIONAL

Après les fortes mobilisations des 19 et 31 janvier, le Syndicat National des Journalistes appelle à amplifier encore le mouvement. Ne nous laissons pas voler nos retraites ! Exigeons la hausse de nos salaires aujourd’hui, parce qu’ils sont nos retraites de demain !

Le gouvernement veut imposer la retraite à 64 ans. Un relèvement progressif de l’âge de départ jusqu’en 2030, et une accélération de l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans ! Un recul social sans précédent.

Selon le président de la République et le gouvernement, c’est la seule voie pour financer les retraites. La seule solution pour ne pas avoir à augmenter les impôts. C’est un mensonge : notre système de retraite par répartition n’a aucun souci majeur de financement dans la durée. Surtout, cette réforme aggravera la situation d’une majorité de la population et en particulier celle des précaires, qui n’auront pas 43 ans de cotisation.

Allonger le temps de travail coûterait chaque année des milliards d’euros à la collectivité, pour indemniser le chômage des seniors, les arrêts maladie, les accidents du travail et invalidités qui se multiplieront. Et cette réforme rendra encore plus difficile l’accès à l’emploi pour les jeunes.

Le 7 février, soyons encore plus nombreux en grève et dans la rue ! Contre ce projet de réforme, et pour défendre les revenus des salariés, mis à mal par une inflation inédite ces dernières années !

Exigeons de la direction de France Télévisions qu’elle mette enfin à niveau les salaires. En 2022, notre pouvoir d’achat s’est réduit comme peau de chagrin. Et en 2023, la situation ne va pas s’améliorer !

A France Télévisions, la revalorisation générale de 1,2 % « accordée » en échange d’un bridage du compte épargne-temps des salariés (deux mesures refusées par le SNJ) est loin de compenser l’inflation. Madame Ernotte se moque des salariés ! Ce sont toujours les mêmes qui font les efforts, et notamment les bas salaires et les plus précaires.

D’autant que dans tous les secteurs de l’entreprise, et notamment pour l’information nationale, régionale et ultra-marine, les effectifs sont à la baisse.
Celles et ceux qui restent sont confrontés à une surcharge de travail liée aux effets de la rupture conventionnelle collective (RCC), que le SNJ avait refusé de valider, et la suppression de centaines de postes depuis 2019.

Le SNJ revendique donc :

– le retrait immédiat du projet de casse des retraites présenté par le gouvernement ;

– une augmentation du SMIC à 1700 € nets, et une revalorisation de l’ensemble des minima sociaux ;

– à l’issue de la négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires à France Télévisions, exigée par le SNJ et prévue le 9  février, la mise en œuvre, au plus tard fin mars, d’une mesure générale significative pour l’ensemble des salariés ;

– dès le premier trimestre 2023, à France Télévisions, une revalorisation des grilles de salaires et la création de paliers supplémentaires pour les PTA et les journalistes, aujourd’hui bloqués en fin de carrière. Cette proposition du SNJ est sur la table des négociations depuis plusieurs mois : la direction refuse de l’entendre.


Pour faire aboutir ces revendications, le SNJ appelle l’ensemble des salariés de France Télévisions à se mettre en grève la journée du 7 février, à partir de 0 h 00. Rejoignons massivement les manifestations organisées dans tout le pays !
Nous voulons préserver nos retraites ! Et à France Télévisions, nous en avons assez de subir les effets néfastes de la politique de la présidente Ernotte !


Alors il faut amplifier la mobilisation !
Nous comptons sur vous !

Paris, le 1er février 2023

Défendons nos retraites et nos salaires : le SNJ maintient l’appel à la grève et à la mobilisation le jeudi 19 janvier !

Les représentants du SNJ ont été reçus ce lundi pour la négociation de ce préavis.

Sur la partie réforme des retraites, si elle est adoptée en l’état, la direction dit envisager une adaptation à la réforme, concernant les fins de carrières et la pénibilité mais pas de détail à cet instant précis.

Sur la partie salaires, seule avancée énoncée par la direction : le lancement de la NAO (négociation annuelle obligatoire) dès le mois de février.

Sans connaitre les pistes retenues par la direction, le SNJ sera très vigilant sur les enveloppes proposées et les mesures envisagées.

A l’issue de cette négociation, le SNJ maintient son préavis pour le jeudi 19 janvier.

Paris, le 16 janvier 2023

Suppression de Passage des Arts : un mensonge de plus

Un mensonge délibéré de la direction sur le devenir d’une émission, Passage des Arts, et celui de ses salariés ! Un vrai scandale qui s’est produit en plein CSE du Siège, lors d’un point destiné à recueillir l’avis des élus de l’instance, sur le projet de transfert de la production de six émissions, dont celle de Claire Chazal à la filiale france.tv Studio.

Jeudi après-midi, vos élus SNJ ont été stupéfaits et indignés d’apprendre par la presse la confirmation officielle de la suppression de l’émission culturelle du dimanche soir sur France 2.

« C’est brutal, je n’ai absolument pas vu le coup venir », déclare Claire Chazal à Télérama. « Un grand sentiment d’injustice » pour la journaliste. La présentatrice de Passage des Arts assure avoir appris la nouvelle lundi, lors d’un rendez-vous avec Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions.
Lundi ? Le problème, c’est que mardi matin (le lendemain), en CSE du Siège, vos élus ont interrogé la direction sur le maintien ou non de cette émission, et la réponse de Laure Haguenauer, secrétaire générale de la direction des antennes et des programmes, a été celle-ci : « Nous n’avons pas aujourd’hui pris de décision finale sur cette émission, nous avons des discussions, nous nous interrogeons sur la poursuite [de celle-ci] »… Et d’ajouter : « Nous avons constaté avec la production qu’on n’était pas au rendez-vous de l’audience [entre 200 000 et 480 000 fidèles depuis la rentrée selon Télérama], on discute pour la suite ».

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, c’est bien connu. Mais là, la direction a franchi un pas. Cela révèle un mépris total de l’instance qui doit obligatoirement être consultée sur les grands projets de l’entreprise. Un mépris, au point de mentir sur les informations données, afin de pouvoir recueillir l’avis des élus. Une méthode plus que déloyale que nous dénonçons haut et fort. Mentir en CSE, c’est mentir aux salariés que nous représentons. Désormais, comment croire en la véracité des documents ou des présentations qui nous seront faites ?

Sur le projet Tempo qui comprend la funeste suppression des éditions nationales de France 3 et contre lequel nous nous battons, la direction avait d’abord communiqué devant la presse. Le directeur de l’information s’était exprimé face aux journalistes de France Info, et la présidente avait fait de même lors d’un tchat avec les salariés, séchant ainsi le CSE du Siège (qui se tenait le jour même). Une action en justice pour délit d’entrave est d’ailleurs lancée à ce propos.

Passage des Arts, ce n’est pas une émission comme les autres. Elle fait partie des six émissions concernées (avec Télématin, Des Racines et des Ailes, Des Chiffres et des Lettres, Thalassa, Faut pas Rêver) par le projet TEPI, le transfert de la production vers france.tv Studio, avec détachements ou transferts des salariés sur la base du volontariat.

En novembre dernier, un article du Parisien annonçait purement et simplement la suppression de Passage des Arts. Et son remplacement en janvier par une émission de cinéma présentée par Pierre Lescure, produite par le privé, en l’occurrence la société Black Dynamite. Une filiale de Mediawan, l’empire de Pierre-Antoine Capton qui produit déjà C à Vous. Vos élus SNJ avaient vivement protesté, et dénoncé une consultation déloyale avant d’exiger le report du recueil de l’avis au mois de décembre. A condition que la direction fasse la transparence au sujet de Passage des Arts. Le président du CSE du Siège, M. Laurent Benhayoun avait accepté le marché. On connaît la suite. Un marché de dupes. Un coup de force pour que les élus soient consultés… sur un projet déjà amputé d’une émission dans l’opacité la plus totale.

« Quoi qu’il arrive, il n’y aura pas d’impact sur l’emploi », assurait au CSE de décembre Laure Haguenauer, de la direction des antennes et des programmes. Avec quatre salariées en CDI qui se verraient confier de nouvelle affectations, deux CDD qui seraient prolongés jusqu’au mois de juin. Le plan était déjà bien ficelé. Et le discours, ou plutôt la langue de bois, parfaitement préparé. « Je n’ai pas entendu que l’émission de Pierre Lescure était en tournage », affirmait encore Laure Haguenauer. L’interview de Claire Chazal à Télérama donne précisément la date du clap de fin : le dernier numéro de Passage des Arts sera diffusé le 15 janvier. Ce qui vient confirmer des informations de certains élus qui travaillent sur les plateaux, selon lesquelles aucun nouveau tournage de l’émission culturelle de France 2 n’était prévu en 2023.

A l’issue de ce dialogue de sourds, les élus ont unanimement voté une résolution (lire ici) condamnant les méthodes de la direction ! Cette affaire va laisser des traces. La confiance qui était déjà largement entamée par de précédents mensonges de la direction au sujet du Soir 3 ou de l’avenir des éditions nationales de France 3, est cette fois-ci rompue. France Télévisions et sa présidente ont choisi le choc frontal avec les organisations syndicales ! Nous le déplorons. Le SNJ répondra présent avec un seul mot d’ordre : la mobilisation.

Paris, le 9 décembre 2022

Salaires : la direction n’a rien dans sa hotte !

Suite à notre saisine envoyée lundi 5 décembre, la direction a été claire : « on n’a rien dans notre hotte pour 2022 ».

Le SNJ s’étonne : la direction prétend qu’elle n’a pas d’argent alors qu’elle a trouvé les fonds pour vider les comptes épargne-temps (CET) ! Elle a en effet proposé de racheter des jours à tous ceux qui comptent plus de 80 jours sur leur CET (cela concernerait plus de 500 salariés).

« Mais on est en ordre de marche pour 2023 », assure la direction. Alors pourquoi pas une ouverture de la Négociation Annuelle Obligatoire sur la politique salariale dès janvier ?

On nous répond qu’il faut attendre le cadrage budgétaire de la tutelle au printemps. La direction évoque une possible NAO en avril, « on sait que la pression est forte ».

Pourtant, d’autres entreprises de l’audiovisuel public comme France Médias Monde ont entamé leur NAO en décembre pour 2023 !

Dans sa saisine, le SNJ a fait des propositions qui peuvent entrer en vigueur dès janvier :

  • Mesure générale ;
  • Revalorisation des grilles de salaires garantis ;
  • Création de paliers supplémentaires d’ancienneté en cohérence avec le recul de l’âge de départ à la retraite.

  • Par ailleurs, le SNJ a proposé une augmentation de la part patronale pour les transports en commun de 50 à 75% : certains forfaits, comme le pass Navigo en Ile-de-France, vont coûter beaucoup plus cher aux salariés.
    La direction doit prendre la mesure de l’urgence concernant le pouvoir d’achat des salariés.
    Le SNJ jugera sur pièce. En dernier lieu, le choix d’une mobilisation reviendra aux salariés.

Paris, le 8 décembre 2022

Redevance ou redevable ?

MOTION DU SNJ FRANCE TV – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2022

La suppression de la redevance n’a en rien réglé la question du pouvoir d’achat des Français. En revanche, elle pèse lourdement sur l’avenir des entreprises de l’audiovisuel public. Le financement prévu pour la remplacer est basé sur le transfert d’une part de TVA. La taxe la plus injuste qui soit puisqu’elle touche de la même manière les petits et les gros revenus. De plus, l’indépendance de l’audiovisuel public reste à la merci du débat budgétaire chaque année. Enfin, pouvoir exécutif comme pouvoir législatif, savent que ce choix est transitoire, puisque la loi organique qui régit les lois de finances ne permettra plus dès 2025 de transférer une part de TVA pour financer l’audiovisuel public.
Transitoire, mensonger et sans effet pour le pouvoir d’achat des Français, puisque à travers cette fausse réforme, ce sont tous les français qui vont la payer maintenant.

Une télévision financée par le public est une télévision publique. Si elle est financée par l’Etat, elle apparaitra comme une télévision d’Etat.

Réunis en Assemblée Générale, les militants du SNJ France TV condamnent à nouveau cette précipitation présidentielle, qui ne garantit en rien la pérennité du financement de l’audiovisuel public et en particulier celui de France Télévisions. Mandat est donné au Conseil Syndical, pour continuer à agir au sein de l’intersyndicale de l’audiovisuel public.
Il faut exiger des pouvoirs publics et de la représentation nationale qu’ils débattent avec les acteurs du secteur d’une réforme durable du mode de financement qui garantisse notre avenir et notre indépendance.

Paris, le 8 novembre 2022

Non à une régionalisation low-cost, en sacrifiant les éditions nationales de France 3 !

MOTION DU SNJ FRANCE TV – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2022

Pour le SNJ, le projet Tempo annoncé en juillet est une déflagration. La présidente de France TV l’a dit : la suppression du 12/13 et du 19/20 national n’est pas négociable, pas de discussion possible. Que les choses soient claires, nous n’accepterons pas ce projet. Après celle du Soir 3, la disparition des éditions nationales de France 3 est une atteinte au pluralisme de l’information. Elle ne peut être ni un préalable, ni la finalité d’un projet opaque, toujours sans contenu.
Une période terrible d’incertitude s’ouvre au siège comme en régions pour tous ceux qui travaillent pour ces éditions.

De plus, au-delà du sort des salariés du siège, Tempo, annoncé sans moyens supplémentaires par la présidente, est une régionalisation low-cost, pour élaborer une heure d’information midi et soir en régions. Une « intention stratégique » dans le jargon des directions, une fausse proximité, un pur mirage éditorial.

Tempo est un projet politique et économique dont le but est de faire croire qu’à bas coût France 3 deviendrait une chaine plus régionale qu’aujourd’hui.
Mandat est donné au Conseil Syndical du SNJ France Télévisions de combattre ce projet funeste en créant les conditions d’une mobilisation commune en intersyndicale avec les salariés du siège et ceux des régions.
Réunis en Assemblée Générale les militants du SNJ France TV appellent les salariés à boycotter, pour ne pas cautionner, les ateliers dits de « co-construction » qui seront en réalité des ateliers de «co-destruction ».
Le Conseil syndical du SNJ France Télévisions est également chargé de préparer, en liaison avec tous les adhérents, un contre-projet qui mettra l’information au cœur d’une réforme ambitieuse.
Enfin, notre objectif est désormais de sensibiliser notre public par tous les moyens (réseaux sociaux, presse…) afin de créer une prise de conscience citoyenne contre ce projet qui constitue une atteinte fondamentale à l’information indépendante de service public.

Paris, le 8 novembre 2022

Alternance à France TV : la diversité mensongère !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CFDT CGT FO SNJ SUD

« Nous avons une politique ambitieuse d’intégration d’alternants et nous pouvons en être fiers ! », écrit la Directrice de la Diversité de France TV. Quelle provocation !

Cette politique permet surtout de faire des économies sur le dos des plus fragiles financièrement.

Dernier exemple en date, les frais de transport et de double résidence qui ne sont pas remboursés aux alternants non boursiers. Sous couvert de quoi ? De diversité ! 

Et France TV ne recule devant rien. En agissant ainsi, elle fait une distinction qui n’existe nulle part ailleurs. Et pour cause… comme l’indique le site Service Public, « le cumul d’une bourse est impossible si vous êtes en contrat d’apprentissage, de professionnalisation… ».

Dans les textes, il n’existe pas d’alternants boursiers ou d’alternants non boursiers. Il n’y a qu’un seul statut : alternant ! 

Les alternants sont, de fait, des CDD. Bien que moins bien payés, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux aussi, de frais de missions lorsqu’ils viennent travailler en région ?

Les organisations syndicales demandent sans attendre à France TV d’accorder à tous nos alternants qui ont une double résidence une aide au logement et le remboursement des frais de transport avec effet rétroactif.

France TV, qui partout se targue d’être mieux-disante, touche entre 5000 et 8000 euros par alternant. 

Utiliser l’argument de la diversité pour priver certains alternants d’une aide au logement est une HONTE !

Paris, le 20 octobre 2022

Conseil d’administration de France TV : une nomination malvenue

Une nouvelle plutôt embarrassante est tombée ce mardi 18 octobre. Elle s’est répandue dans les travées du Conseil Social et Économique (CSE) central de France Télévisions.

Il s’agit de la nomination (via un décret du ministère de la Culture) de Dominique Boutonnat au Conseil d’administration de France Télévisions.

Dominique Boutonnat est le président du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC).

Le « timing » de cette nomination a de quoi surprendre : elle intervient quelques jours après l’annonce du renvoi de Dominique Boutonnat devant un tribunal correctionnel, où il devra répondre d’accusations d’agressions sexuelles.

Interpellée par le SNJ lors du CSE central, Delphine Ernotte a éludé la question. « Ce n’est pas moi qui nomme les membres du Conseil d’administration… et il est logique que le CNC soit représenté », a t-elle répondu. Et d’ajouter : « ce serait un comble qu’on en tienne rigueur à France Télévisions ».
Certes, il est d’usage que les présidents du CNC siègent au Conseil d’administration de France Télévisions. Et Dominique Boutonnat est évidemment présumé innocent.

Mais cette nomination intervient totalement à contretemps du calendrier judiciaire.

Nos dirigeants affichent souvent l’exemplarité comme l’une des valeurs du service public.

Le SNJ demande à Dominique Boutonnat de se mettre en retrait et de ne pas exercer de responsabilités à France Télévisions avant la fin de son procès.

Paris, le 19 octobre 2022

Préavis de grève du 12 septembre : un contournement de la loi inacceptable !

TRACT INTERSYNDICAL FTV CGT / SNJ / CFDT / SRCTA-UNSA / SNCPA-CGC

Le lundi 12 septembre 2022, la direction décide de faire passer la diffusion de Télématin et ses éditions de la matinée via l’antenne de Romainville. Un dispositif prévu pour assurer la continuité d’activité. Autrement dit : assurer la diffusion en cas de force majeure (pandémie, guerre, etc.).

Quel cas de force majeure a bien pu survenir ce jour-là ?

Aucun bien sûr si ce n’est le mouvement de grève contre le projet Tempo très suivi au centre de diffusion et d’échanges du siège.

Cela crée un précédent inacceptable pour l’intersyndicale qui avait appelé à la grève : le contournement de cette dernière par un dispositif qui n’est pas prévu à cet effet, et géré par une entreprise extérieure qui plus est.

De plus la direction et les rédacteurs en chef des  éditions nationales de France 3 ont réalisé leurs journaux dans des conditions normales, alors que la scripte de service était gréviste. C’est inacceptable et cela a été fait malgré les protestations vives de l’intersyndicale.

Dans l’intérêt des salariés et pour ne pas que cela se reproduise nous allons donc nous tourner vers nos conseils pour donner la réponse qui nous semblera la plus adaptée.

Quant au projet Tempo, le combat ne fait que commencer !

Paris, le 14 septembre 2022