POUR UNE ANNÉE 2026 SANS ÉCART !
Bonne et heureuse année 2026.
Le SNJ présente à tous les salariés de Réunion La 1ère ses vœux pour la nouvelle année.
Nous vous souhaitons de recevoir le plus d’amour possible de vos proches et de leur en offrir autant.
Nous vous souhaitons de passer cette année en pleine santé, avec un maximum de satisfactions professionnelles et une (raisonnable) prospérité.
Manifestement, pour toutes ces dernières, il vous faudra beaucoup de volonté : l’entreprise n’aidera pas.
Nous avons une pensée pour tous nos collègues en contrats précaires qui ont attendu pendant des mois le 1er janvier, comme la date de remise à zéro des compteurs de quotas.
Depuis quelques semaines, il leur est subtilement diffusé le message que 2026 sera rude. C’est « le contexte, vous comprenez, la Cour des Comptes, les ETP* à rendre et tout et tout… »
Il y a derrière chaque « économie de contrat » un jeune (ou moins jeune) qui se décourage. Du pur gâchis de vocations, et une insulte à l’avenir de Réunion La 1ère, qui va devoir poursuivre ses missions (élections municipales comprises ?) sans le moindre renfort. Or, chaque nouvelle économie se répercute sur le travail du collectif.
Premier exemple : aux dernières vacances scolaires, la rédaction radio s’était émue – c’est peu de le dire – de la suspension du poste de « conduite » et de l’attribution de cette mission essentielle de préparation de la matinale au présentateur des journaux de midi et du soir.
Comme cette prétendue solution est totalement hors des clous en matière d’amplitude horaire, l’encadrement y ajoute cette fois un peu de cynisme.
Officiellement, sur le tableau de service, plus personne n’est chargé de la conduite. La tâche est désormais placée dans le domaine du non-dit. Le présentateur est culpabilisé : s’il part après exécution de sa mission, il mettra la matinale en danger. Qu’il reste, et sa santé et sa famille en pâtissent. Intolérable dilemme et on frôle le travail dissimulé.
La qualité de nos éditions radio n’est pas une exigence variable. Elle est déjà suffisamment sapée par le manque de considération au quotidien en conférence de rédaction. Les reporters et présentateurs continuent souvent de travailler « à l’aveugle », avec bien peu de suivi.
La personne qui rame contre ces courants contraires, qui trouve comment boucher les trous, c’est le ou la journaliste de conduite. C’est depuis toujours le vrai responsable d’édition de la radio.
Et bizarrement, pendant qu’on économise sur ce poste, on planifie les responsables d’édition TV en demi-journée malgré des JT de durée réduite.
Quant au positionnement d’un chef d’édition dédié à la radio et au web, c’est un vœu de 2025 qu’on attend toujours de voir se concrétiser en 2026.
Le SNJ prévient la direction de Réunion La 1ère : avant de nous asséner, la bouche pleine de galette, qu’en 2026 il faudra « prendre nos responsabilités », prenez gare à ne pas avaler la fève.
Avant de nous exposer toutes vos belles résolutions, commencez par tenir vos engagements récents. Il est toujours temps de bien tenir… sa conduite.
La Réunion, le 2 janvier 2026
*ETP = équivalent temps plein
