Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine

Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine contre l’externalisation de nos émissions.

Pour des raisons techniques, il n’a pas pu s’associer à temps aux deux préavis concernant l’externalisation des émissions, et en particulier de celle de la fabrication de « Vous êtes formidables » les 30 novembre et 1er décembre.

Mais soyons clairs : notre syndicat soutient pleinement ce mouvement. Il encourage tous les salariés, journalistes et PTA, à faire grève sur la base des préavis :

  • de SUD à Limoges pour trois jours, à partir du 29 novembre ;
  • et/ou de FO, CFDT et CGT en Nouvelle-Aquitaine, pour le 1er décembre.

Il en va, à terme, de l’avenir de l’activité à la station de France 3 Limousin. Journalistes, PTA, tous dans le même bateau ! Le SNJ considère comme essentiel de pérenniser l’activité en interne, sur site, en Limousin comme sur toute la Nouvelle-Aquitaine.

Alors que la direction du Réseau France 3 se projette vers une « régionalisation » annoncée, avec le renforcement de l’information de proximité, c’est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble des salariés de Limoges et de Nouvelle-Aquitaine.

Fait à Limoges, le 26 novembre 2021

Liminaire CSE Réseau F3 – « Ateliers bla bla etc… »

Il y a deux semaines, quelques heures après l’annonce par Roselyne Bachelot aux parlementaires de la création d’une offre numérique commune, la communication du réseau régional envoyait à l’ensemble des salariés un bien curieux message …….

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France 3 Auvergne : Préavis de grève SNJ CGT FO

JT communs Auvergne-Rhône-Alpes

L’antenne de France 3 Auvergne s’oppose à la décision de faire des JT communs avec les antennes de Lyon et Grenoble les 3 week-ends des vacances de la Toussaint, le premier étant programmé les 23 et 24 octobre et piloté par Clermont-Ferrand.

Cette mutualisation est tout, sauf un vrai choix éditorial. Elle ne relève que d’une logique comptable pour assurer les nouvelles tranches d’informations, produites à moyens constants. Le 18h30, lancé en janvier, nous avait été vendu par Isabelle Staës, directrice régionale, avec cette promesse : nous ne toucherons pas aux moyens des journaux régionaux !

Promesse non tenue : à la rentrée, six week-ends communs sont programmés pendant les vacances de la Toussaint et de Noël. Lyon et Grenoble pratiquaient déjà cette alternance forcée depuis des années. Pourquoi y rajouter l’Auvergne, une région avec une identité très forte, très éloignée des préoccupations des Rhône-Alpins ? C’est une aberration !

Quel est le sens de cette mutualisation imposée sans discussion alors que l’on nous répète au quotidien l’importance de notre mission d’information de proximité ? Notre présidente Delphine Ernotte a défendu elle-même haut et fort le projet de régionalisation qui doit permettre un meilleur maillage territorial. Ces week-ends communs ne feraient que nous éloigner de nos téléspectateurs fidèles et attachés à l’antenne clermontoise.

Ici, le retour des téléspectateurs a été catastrophique pendant le confinement avec son lot de JT en mode dégradé. L’Auvergne a toujours su gérer son antenne et son indépendance. Les audiences en témoignent, avec 27% d’audience chaque soir à 19h.

Autre conséquence de cette mutualisation : l’impact financier sur la rémunération des techniciens. Ces week-ends « chômés » seront un manque à gagner important pour le personnel. Beaucoup s’inquiètent également de l’avenir de leur métier alors que l’on remet en cause leur expertise en faisant des économies sur leur dos.

Pour toutes ces raisons, les salariés de France 3 Auvergne réclament la suppression des week-ends communs avec Lyon et Grenoble. 

Les organisations syndicales appellent donc les salariés de France 3 Auvergne à la grève du samedi 23 octobre 00h00 au dimanche 24 octobre minuit.

Clermont-Ferrand, le 15 octobre 2021

Grève à France 3 Alpes le 12 octobre : un moment historique !

Ce mardi 12 octobre, la mobilisation est massive et sans appel, aussi bien chez les techniciens que chez les journalistes : 70 % de grévistes !

Techniciens vidéo, scriptes, OPS, monteurs : 100 % de grévistes !

La directrice régionale AURA, Isabelle Staes, vient d’annoncer son départ.

Les salariés des Alpes interpellent donc Mr Martinetti, Directeur du réseau France 3, et lui demandent de s’asseoir à la table des négociations.

Paris, le 12 octobre 2021

Rentrée à France 3 Alpes : les salariés déjà à bout

Pour la direction, l’autosatisfaction est à son comble.
Son dernier communiqué intitulé « Une rentrée formidable » pourrait prêter à sourire.

Vue du BRI de Grenoble, cette communication révèle une fois de plus la distance qui sépare la direction régionale et la réalité de terrain des équipes qui fabriquent le 18H30, le 18h53 et le JT des Alpes.

Les audiences formidables, dont se vante la direction, se paient au prix fort : celui de conditions de travail dégradées et d’une difficulté quotidienne à effectuer convenablement notre mission d’information.

Le SNJ et les salariés avaient pourtant alerté : sans moyens supplémentaires, la mise en place du 18h30 et du 18h53 dans un petit BRI fragilisé par plusieurs années de crise allait être catastrophique. Elle allait impacter tout le monde, des techniciens aux journalistes en passant par le service documentation.

Mais pour la direction et l’encadrement local, des moyens humains, il ne faut jamais parler. C’est bien connu : « là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Peu importe les souffrances subies par les salariés.

Pourtant, ce qui reste de l’encadrement rédactionnel semble découvrir naïvement chaque matin le problème. Il faut remplir les 24 minutes du JT, les 7 minutes du 18h53 et, une fois toutes les 3 semaines, les 13 minutes du 18h30.

Heureusement, il y a Clermont et Lyon qui fournissent des reportages. Heureusement, il y a les directs, les journaux communs, les invités, les chroniques qui remplacent à moindre coût les reportages. Car il faut s’adapter, être moderne et « inventer des nouvelles formes d’écriture ». Entendez, faire toujours plus avec moins.

Et heureusement, il y a les alternantes : jeunes, disponibles, enthousiastes et sans possibilité de revendiquer ou de se plaindre.

Les réunions avec la direction régionale se multiplient. Sans nier les difficultés de Grenoble, elles n’apportent aucune réponse à nos demandes. Et la situation empire de rentrée en rentrée dans le plus petit BRI du réseau.

Le SNJ rappelle que la station est en sous-effectif chronique depuis trop longtemps et demande la reconnaissance de la spécificité montagne du BRI avec des conditions de travail parfois difficiles et des temps de déplacement importants.

Par ailleurs, pour pourvoir assurer notre mission d’information dans des conditions acceptables, le SNJ réclame la planification d’une équipe de reportage supplémentaire par jour.

Si la direction du réseau et la directrice d’AURA restent sourdes à nos doléances, le SNJ saura prendre toutes ses responsabilités pour faire entendre ces revendications essentielles et préserver la qualité de l’information que nous devons à nos publics.

Grenoble, le 29 septembre 2021

Déclaration liminaire des élus SNJ au CSE réseau régional des 28 et 29 septembre 2021

LE CHANGEMENT, C’EST POUR QUAND ?

(EPISODE 2 / SAISON 1)

Il y a tout juste un mois, Monsieur Martinetti, vous avez répondu aux différents liminaires des élus lors du CSE d’Aout en présentant votre feuille de route.
Vous vouliez replacer l’humain au cœur des évolutions technologiques, aller au bout des choses en matière de santé, et instaurer un dialogue social renouvelé, apaisé, constructif…
Un mois plus tard que constatons-nous ?

Le projet de Régionalisation continue sa marche de bulldozer.

On nous parle de tester l’automate à Strasbourg pour nous faire avaler une pilule grossière sans ériger le moindre garde fous pour les salariés.
Cette nouvelle expérimentation sous forme d’une plateforme de test c’est justement ce que l’inspecteur du travail de Rouen avait dénoncé en son temps.

M. Dagognet a beau faire de jolis moulinets pour nous annoncer sa transformation régionale, nous constatons qu’aucun moyen sérieux de financement n’est mis en œuvre et que la seule nouveauté consiste à faire revenir par la fenêtre une régie automatisée dont l’expérimentation à Rouen fut un échec cuisant pour cette même direction.

Au sujet des évolutions numériques, la direction ne s’appuie que sur les demandes d’internautes sondés et non pas sur une réflexion éditoriale des rédactions régionales.

Un travail mené lors d’ateliers principalement fréquentés par des rédacteurs en chef et des pilotes web. Une réforme télécommandée en somme, bien au-dessus de la direction du réseau.

Où est donc le changement ?

En matière de santé, la direction a multiplié les bonnes paroles et les jolies intentions : management participatif, bienveillance, accord santé et bien-être au travail. Pourtant, depuis deux ans, malgré de multiples alertes, pas de réponse de la direction sur les dérives autoritaires et claniques d’un rédacteur en chef.

Dérives confirmées et étayées dans l’expertise diligentée par le CSE sur l’antenne de Montpellier.

Une expertise édifiante par le nombre de salariés concernés, par la gravité des atteintes individuelles et par la durée de « déviances managériales régulières  ».Un manager autocratique qui est toujours présent dans l’encadrement de la rédaction de Montpellier.

Est-ce cela aller au fond des choses ? Est-ce cela instaurer un dialogue apaisé et constructif ?

Aujourd’hui, votre responsabilité est donc grande face à ces manquements à la sécurité et à la santé des salariés de la part de l’employeur.

Des décisions rapides sont nécessaires, le collectif de travail les attend. Elles seront scrutées de près par les salariés et par leurs élus.

Quant au traitement de la crise sanitaire, il est toujours aussi lent : nos journaux télévisés continuent de faire des reportages vantant les mérites des capteurs de CO2 ou les purificateurs d’air, indispensables en matière de détection et d’assainissement des espaces de vie au travail.

Mais à France télévisions, la direction attend toujours de voir s’il existe de meilleurs capteurs que les modèles chinois jugés peu fiables. S’ajoutera à cela le temps nécessaire à un futur appel d’offre. Un temps de réaction totalement en décalage avec l’urgence sanitaire.

Dans la même idée, les nouveaux bâtiments à Pau, comme récemment à Tours, n’ont fait l’objet d’aucune réflexion posée ni même d’un débat éclairé sur les espaces de travail partagés en temps de pandémie.

Et contrairement à de grandes entreprises, France TV continue de gérer l’immobilier comme si la Covid-19 n’avait jamais existé.

A France 3 , la tête du réseau a changé mais les vieilles méthodes perdurent.

Alors… le changement, c’est pour quand exactement ?•

Paris, le 28 septembre 2021