Depuis plus d’un mois, les salariés de France 3 Paris Ile-de-France sont en grève. Ils n’acceptent pas d’être encore une fois les grands oubliés des projets de la présidente.

La Direction a fait le choix de les chasser de leur plateau et de leur régie pour laisser la place au grand projet de rénovation de France Info.

Nos consœurs et confrères bénéficieront d’un nouveau plateau pour fêter leurs 10 ans. Bien leur en fasse !

En attendant, France 3 PIDF a fêté ses 50 ans et ses équipes ont reçu, elles, comme cadeau d’anniversaire, 3 mois au CDE, studio secours de la taille d’un mouchoir de poche.

Ces équipes vont devoir effectuer leurs éditions quotidiennes, jusqu’à la fin du mois de juin, 200 éditions de 35 minutes où le nombre d’invités est réduit faute de place, où le présentateur doit rester assis car les caméras sont trop basses, où seulement un duplex est possible, avec un écran tactile trop éloigné, donc inutilisable, et une régie inadaptée…

Toutes les propositions des organisations syndicales, des salariés et du CSE réseau pour trouver une solution acceptable sur d’autres plateaux ont été rejetées par la direction, ou plutôt les directions. Car le cœur du problème est bien là. F3 PIDF dépend des moyens du Siège à l’instar de nos confrères du réseau Outre-mer (ex-Malakoff) fraîchement arrivés. C’est d’ailleurs leur plateau et leur régie qui seront partagés avec nous à la fin des travaux, sans prendre en compte nos horaires d’éditions. Encore une fois, nous faisons face aux choix de la direction sans être consultés, ni même accompagnés.

Les arrêts maladie se multiplient. La rédaction est très affectée par la dégradation de ses conditions de travail, mais surtout par le mépris de la direction à son encontre.

Une caisse solidaire a été créée pour soutenir les salariés de F3 PIDF dans leur combat pour obtenir des conditions de travail décentes.

Ils sont en grève depuis plus d’ un mois sans qu’aucune considération ne leur soit apportée. Ils dénoncent le mépris et l’indifférence qui accentuent les risques sur leur santé.

Votre soutien est primordial pour la poursuite de leur mouvement.

Pour participer à la caisse de solidarité, c’est par ici.

Paris, le 8 avril 2026