Pour nos salaires et nos emplois et pour la défense des services publics !
Depuis plus d’un mois, partout en France, des centaines de milliers de lycéens et étudiants se mobilisent pour de meilleures conditions d’études et de travail, contre la précarité, contre les inégalités sociales, et contre le désengagement de l’État dans les services publics.
Ils ont été rejoints par une grande partie de la population, qui a également dénoncé les restrictions des libertés publiques, la répression indigne des manifestations, et un traitement médiatique déséquilibré des mouvements sociaux.
L’ensemble du mouvement syndical se tient pleinement à leurs côtés et rappelle que les revendications de la jeunesse sont largement partagées dans le monde du travail. Au moment où le budget de l’État est débattu au Parlement et à six mois de l’élection présidentielle, refusons les politiques du pire et exigeons une meilleure répartition des richesses, le respect des libertés fondamentales, le renforcement des droits sociaux et la défense des services publics.
Le Syndicat National des Journalistes, membre fondateur de l’Union syndicale Solidaires, appelle l’ensemble des professionnels de l’information à faire de la journée du 5 novembre une grande journée de grève et de manifestations.
Dans les entreprises de l’audiovisuel public, la mobilisation doit être à la hauteur des menaces qui pèsent sur nos entreprises, nos emplois et notre indépendance.
Nous revendiquons :
– un budget juste qui réponde aux besoins de la population, à commencer par 10 milliards supplémentaires pour l’éducation, les lycées et les universités ;
– l’augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix, pour pouvoir vivre dignement face à la hausse permanente du coût de la vie ;
– la taxation des superprofits et le partage des richesses, plutôt que toujours plus de dividendes et de cadeaux aux entreprises ;
– pour l’audiovisuel public, un plan de financement pluriannuel et un engagement ferme sur le budget 2027 à la hauteur des ambitions et des missions qui lui sont dévolues, conformément à la réglementation européenne ;
– pour France Télévisions, des moyens supplémentaires pour l’information et pour les programmes régionaux et ultramarins, garants de la proximité et de la diversité de l’offre du service public.
Pour faire aboutir ces revendications, le SNJ appelle l’ensemble des journalistes de France Télévisions à se mobiliser et à se mettre en grève le jeudi 5 novembre 2026, de 00h00 à 23h59, et à participer aux nombreux défilés revendicatifs organisés partout dans le pays.
Paris, le 30 octobre 2026
