Alors que s’ouvre – à La Réunion comme ailleurs – une campagne municipale d’un style plus numérique que jamais, quelle couverture éditoriale La 1ère veut-elle en faire ?

Nous savons que l’essentiel de la communication, de la propagande électorale des candidats se fera sur les réseaux sociaux.

Face à l’utilisation d’IA générative pour décrédibiliser l’adversaire et à la production de documents « compromettants », notre seule ligne doit être le journalisme. La verification. La retenue.

Contrairement à ce qui vient de se produire avec l’affaire des subventions post-Garance à Saint-André.

Ecrire que des documents « n’ont pas été certifiés » est une façon d’admettre la faute déontologique, comme pour implorer le demi-pardon censé aller avec des aveux.

Refusons de nous engouffrer dans les publications précipitées, écrites au conditionnel et/ou en phrases interrogatives qui n’interrogent pas tant que ça.

Refusons les « pushs » hâtifs et les contre-pushs sur les réactions à des polémiques que nous allumons nous-mêmes.

Non, une rumeur et un démenti (publié in extenso… voir ici) ne constitueront jamais deux informations.

Nous ne sommes pas plus là aujourd’hui pour générer du clic que nous ne l’étions auparavant pour vendre du papier.

À l’heure où notre neutralité politique est mise en cause, ne prêtons pas le flanc aux détracteurs de l’audiovisuel public.

Les municipales ne sont une course que pour les candidats.

France Televisions s’est engagée dans le fact-checking. Ne produisons pas nous-même la matière à fact-checker.

Il en va de la crédibilité de l’information que nous produisons et de notre crédibilité tout court.

SNJ à La Réunion, le 26 janvier 2026