Préavis de grève du 4 avril 2018

 

 

 

NON A LA VIOLENCE SOCIALE CONTRE LES SALARIÉS !

La direction de France Télévisions a décidé de licencier Jean-Marc Pitte, après une commission de discipline qui a non seulement démontré l’absence de motifs valables, mais en plus mis au jour la soumission intolérable de la direction à des pressions politiques locales ! Les reproches officiels faits à Jean-Marc – une entorse supposée au code de la route puisque sans contravention et une controverse avec son rédacteur en chef – sont ubuesques.

La direction a pris plus de gants avec certains encadrants qui balancent des téléphones à la tête d’autres collègues, qui demandent de tourner des images en conduisant, qui ébruitent publiquement les infos personnelles échangées lors des entretiens annuels ou détenues ès qualité, qui maltraitent des salarié-e-s handicapé-e-s, etc.

Le licenciement de Jean-Marc Pitte est une violence sociale, menaçante pour tous les salarié‑e-s de France Télévisions. Ces méthodes de management sont intolérables dans notre entreprise de service public.

Les organisations syndicales SNJ, CFDT, CGT, FO, exigent de la direction qu’elle annule le licenciement prononcé contre Jean-Marc Pitte; pour ce faire, elles appellent l’ensemble des salarié-e-s à se mettre en grève le 4 avril à partir de 0h00 et pour une durée de 24h00.

Paris, le 26 mars 2018

2018-03-26 Préavis de grève SNJ-CFDT-CGT-FO pour le 04 Avril 2018

Préalable CCE du 13 décembre 2017

Madame la présidente,

La crise est profonde et le moment grave !

Les élus et les représentants de 3 organisations syndicales représentatives siègent aujourd’hui devant vous, unis dans la grève, pour défendre l’essentiel, l’honneur du service public !

Inutile ici de rappeler les revendications du préavis, mais nécessaire de revenir sur ce qui nous rassemble, la crainte d’un démantèlement pur et simple de France Télévisions. La contrainte de la tutelle, les orientations budgétaires de notre direction, ne font pas que nous inquiéter. On nous reproche parfois le caractère anxiogène de nos communications, mais depuis des semaines ce ne sont pas nos écrits qui ont mis le feu aux poudres mais bien les pistes de réforme de la tutelle et vos réponses qui nous font prendre conscience que nous sommes à un tournant et pas loin de la sortie de route au bout du virage.

Alors nous allons écouter l’exposé des actions envisagées pour répondre aux injonctions de l’Elysée. Nous ne serons plus dans les doutes, mais dans l’annonce factuelle et officielle des coupes claires qui nous attendent pour des heures sombres.

Information, droits sportifs, programmes, stocks, flux, emplois aucun tabou lisait-on dans la presse et aujourd’hui cela semble se vérifier à la lecture des documents budgétaires. Mais ce cercle vicieux qui tendrait à nous rendre moins attractifs et compétitifs est-il le seul chemin à emprunter ?

Certains écrivent allègrement que nous ne faisons pas d’efforts et c’est bel et bien faux, mais ce sont toujours les mêmes qui doivent les faire. Nous ne minimisons pas le coup de poignard politique et budgétaire qui nous atteint tous ici, mais c’est dans l’union syndicale que nous considérons qu’il n’y’ a pas de fatalité dans les choix que vous faites et que vous proposerez devant le conseil d’administration après nous les avoir exposés ici.

Loin des on dit avancés par certains, notre inquiétude n’est pas fantasmée, elle est aujourd’hui étayée, basée sur des faits et rien d’autre.

Paris, ce 13 décembre 2017

2017-12-13 préalable CCE

Préavis de grève du 16 novembre 2017

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT DIRE NON !

Baisser votre salaire de base, supprimer votre prime d’ancienneté ou votre treizième mois, modifier votre lieu de travail : vous êtes jusqu’à présent protégés de ces périls grâce aux accords de branche, comme la Convention collective nationale de travail (CNTJ) pour les journalistes.

Avec les ordonnances Macron sur le code du Travail, ces protections nationales ne joueront plus dans les entreprises où les directions parviendront à imposer des accords locaux dérogatoires par clientélisme ou chantage à l’emploi.

Cette menace, comme celles qui pèsent sur la représentation des salariés ou la capacité pour les prud’hommes de réparer les préjudices subis, demeure encore virtuelle.

Tant que le Parlement n’a pas ratifié les ordonnances publiées fin août, celles-ci n’ont pas force de loi et peuvent être contestées devant les tribunaux administratifs.

Il est donc encore temps d’exprimer notre refus de cette régression sociale de grande ampleur pour amener les parlementaires à un sursaut. C’est pourquoi le SNJ se joint au mouvement national du 16 novembre 2017, pour faire obstacle à la casse du code du Travail.

Manifestations, arrêts de travail, interpellation de parlementaires, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour défendre vos droits face au chantage du patronat.

Les effets de cette politique ne s’arrêteront pas aux portes de France télévisions. L’Etat actionnaire est un patron comme les autres. Le non respect du COM que représente la réduction du budget 2018 le rappelle à ceux qui en douteraient.

Il est urgent de dire stop à ce pouvoir qui teste les différentes catégories de la population pour mesurer qui est résigné à accepter l’austérité, l’accroissement des inégalités, la précarité.

Le SNJ appelle les salariés de France télévisions à se faire entendre en cessant le travail pour 24 heures le jeudi 16 novembre à partir de 00H00 pour réclamer :

  • le respect par France télévisions des dispositions des conventions de branche ;
  • le maintien du maillage de proximité des instances ;
  • le respect des droits des salariés et de leurs contrats de travail, en particulier en écartant les contrats de chantiers.

Paris, le 8 novembre 2017

2017-11-08 Préavis de grève pour le jeudi 16 novembre

Merci pour cette large mobilisation !

La grève du 17 octobre a été largement suivie, preuve de la détermination des salariés à s’opposer aux pièges dénoncés par le SNJ ; le piège budgétaire tendu par l’Etat, qui s’emploie à asphyxier France télévisions ; et celui tendu par la présidence de France télévisions, seule responsable de nombreuses gabegies financières et humaines.

Cette mobilisation du 17 octobre conforte le SNJ dans ses revendications :

  • La protection de l’emploi, en particulier pour les CDD et pigistes, écartés par la direction ;
  • La pérennisation des éditions locales et la défense de l’intégrité du réseau régional de France 3 ;
  • Le refus de la fusion des rédactions nationales, désastreuse pour la qualité de l’information, les conditions de travail et la profession de journaliste ;
  • La fin des sujets en kits, dévalorisants et infantilisants pour les journalistes ;
  • Un vrai retour d’expérience sur la convergence des médias dans le réseau d’Outre-mer et de Malakoff ;
  • Le refus de l’externalisation des magazines d’information ;
  • La lutte contre la casse de nos métiers, mise en œuvre via les compétences complémentaires expérimentées sur la chaîne France Info ;
  • Des emplois de journalistes et de monteurs supplémentaires, dans le respect des métiers de France télévisions, à France Info ;
  • Un rééquilibrage du ratio encadrants/journalistes de terrain au Siège ;
  • La préservation d’instances de proximité pour représenter les salariés, le refus d’une instance unique pour tout le réseau régional de France 3.

Sur l’ensemble de ces revendications, la direction a fait la sourde oreille, espérant sans doute que la grève serait dirigée uniquement contre l’Etat, actionnaire unique et défaillant.

Le SNJ appelle les salariés à rester mobilisés. Ensemble, nous pouvons exiger de la tutelle qu’elle respecte son engagement et préserve le financement de France télévisions ; ensemble, nous pouvons exiger de la présidence de France télévisions qu’elle respecte les missions de service public, les métiers et les salariés de France télévisions.

Paris, le 18 octobre 2017

2017-10-18 Grève 17 octobre – Merci pour cette mobilisation

Maintien du préavis de grève SNJ du mardi 17 octobre 2017

Une délégation du SNJ a rencontré ce lundi matin plusieurs membres de la direction, dans le cadre du préavis de grève déposé pour demain mardi.

L’examen de la dizaine de points que comporte le préavis déposé par le SNJ n’a pas permis de rapprocher nos points de vue.

  • Pas de précisions sur l’avenir des éditions locales ;
  • Pas de suspension de la mise en œuvre du plan Info 2015, pas même de bilan sur les deux premières phases ;
  • Refus de mettre un terme à la casse des métiers. Cette dernière est en cours à travers l’extension à l’ensemble des établissements de compétences complémentaires expérimentées sur la chaine info ;
  • Pas de réduction de l’externalisation des tournages sur les magazines ;
  • Confirmation de la réduction drastique des piges et CCD ;
  • Déni de la direction face à l’inflation constatée de l’encadrement du Siège, par rapport aux équipes de terrain ;
  • Volonté de réunir l’ensemble des représentants du réseau France 3 dans une instance unique et parisienne (Comité social et économique).

Sur l’ensemble des points, le refus de la direction est sans appel. Les quelques paroles de bonne volonté – et à confirmer – contre l’inflation des sujets en kits au Siège, ou à propos de la convergence des médias dans le réseau d’Outre-mer et de Malakoff, ne suffisent pas à nous convaincre de lever notre préavis de grève.

Reste la question budgétaire à laquelle la présidente n’a pas daigné venir nous répondre. Visiblement, la direction de l’entreprise semble vouloir profiter de la mobilisation des salariés sur les deux préavis existants. Sans doute pense-t-elle que cela pèsera dans ses négociations avec la tutelle.

Le SNJ quant à lui adresse un carton rouge à la fois à un gouvernement qui nous prend par surprise et à une présidence dont l’action, depuis deux ans, est plus que contestable.

C’est pourquoi nous maintenons notre préavis pour demain 17 octobre.

Paris, le 16 octobre 2017

2017-10-16 Maintien du préavis de grève du 17 octobre

 

Préavis de grève le 17 octobre 2017

LE DOUBLE PIÈGE

Une fois de plus, l’État impose des économies à tout l’audiovisuel public et en particulier à France télévisions. Le SNJ déplore cette nouvelle défaillance de l’actionnaire unique. Il condamne aussi l’hypocrisie de la présidence de France télévisions, seule et unique responsable de multiples atteintes à l’intégrité de l’entreprise.

Les choix stratégiques de l’actuelle direction de France télévisions ne sont pas liés à cette injonction contradictoire du pouvoir, qui déchire sans prévenir le Contrat d’Objectifs et de Moyens, signé sous le précédent quinquennat.

Le SNJ FTV, réuni en Assemblée Générale, exige de la direction de France télévisions :

– La pérennisation du réseau de France 3, avec en particulier le maintien des éditions locales ;

– La suspension de la fusion des rédactions nationales avant d’entamer la Phase 4 et un réel retour d’expérience sur les deux premières ;

– La fin des expérimentations autour des métiers de France Info, qui détruisent la santé des salariés ; l’embauche de journalistes et de monteurs supplémentaires, dans le respect des métiers de France télévisions ;

– L’arrêt de l’externalisation des tournages des magazines d’information ;

– La fin de la politique de réductions des effectifs qui touche particulièrement les précaires (CDD, pigistes)

– La fin de la politique systématique des tournages en « kit » en particulier dans les rédactions nationales du Siège ;

– Un rééquilibrage du ratio encadrants / journalistes au profit du reportage ;

– Un réel retour d’expérience sur le plan de convergence (télé/radio/web) dans les rédactions ultra-marines ;

– Le maintien du maillage de proximité des instances conformément à la décision de la DIRRECTE (13 Comités d’Etablissement).

Le SNJ exige également des pouvoirs publics qu’ils réfléchissent à des moyens de financements adaptés et pérennes  qui ne poussent pas l’entreprise une fois de plus à se servir des salariés comme variable d’ajustement.

Si l’objectif est en partie commun, notre organisation syndicale n’a pas les mêmes revendications que les autres syndicats qui ont déposé un préavis ce 17 octobre, date du début de la discussion budgétaire à l’assemblée nationale. Le SNJ FTV n’est pas dupe d’un double discours qui laisserait entendre que tout est lié à l’ultimatum de la tutelle autour de notre financement.

Pour toutes ces raisons, le SNJ dépose un préavis de grève distinct de celui des autres organisations syndicales. Le SNJ appelle les salariés à cesser le travail pour une durée de 24 heures, le 17 octobre prochain à 00h00, à la fois donc pour interpeller la ministre de tutelle et la présidence de France télévisions.

Paris, le 11 octobre 2017

2017-10-11 Préavis de grève pour mardi 17 octobre