Liminaire au Comité social et économique du réseau régional France 3 – juin 2026

Les clameurs et les « twaps » des courts de Roland-Garros se sont tus, comme le bruit du matraquage publicitaire dont on espère, dans le Réseau, récupérer quelques miettes afin de supprimer un peu moins d’ETP et/ou stopper la course des JT communs.

Et on ne peut s’empêcher de penser à l’ancêtre de Roland Garros entre autres : le jeu de paume. Un jeu de petite balle pratiqué en salle avec l’intérieur de la main et dont les joueurs étaient encouragés par la “galerie” : des supporteurs qu’il fallait épater, amuser, convaincre…

À France Télévisions et à France 3 en particulier, combien de sujets imposés, à un rythme effréné, en tentant souvent de contourner les élus et les organisations syndicales ? Pour la galerie donc. Vidéos verticales au pas de charge, en tous cas au début ; un bureau arlésien démultiplié, cheval de Troie des implantations partagées ; c’est tellement moderne ! Comme les robots qui remplacent les hommes en régie. Sans oublier les intelligences artificielles qui vont bientôt reléguer beaucoup de métiers à des fonctions de contrôleurs de machines.

En revanche, pour le partage d’une régie, pour régler le problème de 9 petites minutes entre le journal de Malakoff et celui de France 3 Ile-de-France, on parle beaucoup pour la galerie ! Chacun reste de son côté du filet. Et personne ne siffle. Difficile de penser qu’on travaille dans la même entreprise…

Et que dire des trois scénarios, pardon les “trois hypothèses”, lancées par la présidente à la demande du “Château” : pour deux de ces trois story-boards, France 3 disparait. De quoi épater la galerie des extrémistes de tous bords, qui n’en demandaient pas tant.

Une vraie galerie des glaces, qui a glacé tous les salarié.es, sans que la présidente ne consente à s’expliquer devant eux. Provocation envers le gouvernement ? Ou scénarios du pire pour habituer les esprits ?

Les semaines et mois qui viennent seront décisifs dans l’attente de la signature d’un Contrat d’objectifs et de moyens.

Une communication nous informait il y a quelques jours de la signature du renouvellement de la Charte avec l’Autre Cercle pour l’inclusion des personnes LGBTQIA+. Un engagement fort dont nous ne pouvons que nous féliciter. En ce moment ce sont tous les salarié.es qui rêvent d’un environnement de travail “respectueux, inclusif et épanouissant”. Femmes, hommes et non genrés !

Dans la galerie supérieure, autrement dit “le poulailler”, le désenchantement ne fait que commencer.

Paris, le 17 juin 2026