2021, mauvais départ, 2022, tout ira mieux ?

LIMINAIRE DU SNJ CSE RESEAU – JANVIER 2021

D’abord en guise de bons vœux, le SNJ vous souhaite Mesdames et Messieurs de la Direction du réseau, une bonne et heureuse année 2022 puisque l’année 2021 ne sera visiblement pas celle des bonnes résolutions de votre côté.

Le réseau est en grève depuis onze jours déjà et vous faites comme si de rien n’était.

Et vous avez, monsieur le directeur, sans doute fait vœu de dédoublement de personnalité puisqu’en négociation du préavis de grève, vous osez nous affirmer que vous n’avez pas été prévenu à temps de toutes les alertes sur le lancement prématuré du 18h30. Etait-ce bien vous qui siégiez depuis le mois d’octobre dans notre instance ? Nous avons un doute, rassurez nous.

Le lancement du 18h30 est un échec, la situation sanitaire est préoccupante et incertaine et, malgré tout, vous vous obstinez dans le déni et l’aveuglement pour faire plaisir à qui ? A Mme Ernotte, à la tutelle, aux téléspectateurs ?

Ne croyez-vous pas que les élus politiques et la population dans son ensemble ont d’autres préoccupations en ce moment que de se concentrer sur le lancement d’un 18h30 low cost ou peu cher, comme on dit à Marseille ?

Vœu en guise de provocation ? Le directeur de la communication du réseau se distingue par un tweet vendredi dernier en se félicitant des chiffres d’audience des JT régionaux dont la majorité, en grève depuis le 18 janvier, n’a pas été diffusée…

La direction propose même, dans ses communications aux salariés, des temps de pause, de la « food thérapie » et de la méditation de pleine conscience, alors que l’on demande par la grève des moyens pour informer correctement… on croit rêver.

Vœu maintenant en forme de plan comptable ?

Le réseau, qui a été saigné à blanc pendant plus d’une décennie, est à nouveau mis à contribution dès le début de cette année par une direction qui reste sourde aux revendications légitimes des élus des différentes organisations syndicales, et à la colère réelle de bon nombre de salariés .

21 ETP supprimés seulement, vous félicitez-vous, en faisant fi des dizaines et dizaines d’ETP rayés d’un trait de plume ces 10 dernières années.

Malgré tout cela, vous semblez continuer d’ignorer les alertes à répétition sur la santé au travail qui se déclarent ici et là.

Vous restez obstinément sourd aux moyens dédiés et cohérents pour fabriquer une nouvelle tranche d’information à 18h30 au risque de provoquer un accident industriel avec des dégâts collatéraux.

Nous le redisons ici avec force : la régionalisation oui, mais pas à marche forcée… pas dans un calendrier inversé, et cette étape est nécessaire avec tous les salariés. Tous sans exception.

D’ailleurs, c’est vous qui l’écrivez dans votre projet : « une vision qui devra être largement expliquée et nourrie afin que l’adhésion des équipes ouvre la voie à une créativité accrue. » Fin de citation.

Votre obstination est inacceptable car nous devons proposer une information de qualité à nos publics, c’est ce qui fait notre force et notre fierté d’appartenir à une chaîne d’information publique.

Ce projet de régionalisation tant attendu ressemble davantage à un outil de communication qu’à une feuille de route détaillée pour une étape aussi importante pour tous les salariés.

Et puisqu’on parle de santé au travail, évoquons ensemble cette enquête édifiante sur la santé des élus qui nous interroge et devrait vous questionner aussi sur le mauvais fonctionnement de nos instances et sur l’absence d’un vrai dialogue social respectueux et sincère de votre part.

Oui pour résumer, nous faisons le vœu d’une année respectueuse et sincère entre nous, d’écoute et de compréhension mutuelle, de respect des salariés du réseau et de progrès social.

Vos sempiternels « j’entends ce que vous dites » ne suffisent plus, le capital confiance s’étiole à grande vitesse.

Le 28 janvier 2021