Info 2015 : la brutalité comme seul projet

AA lettrine articlesIl est où le dialogue social ? Il est où ? Pas la peine de chercher le bonheur à France Télévisions, il faudrait déjà trouver le respect ! Le respect d’un dialogue social. Le respect d’une souffrance de salariés qui ne veulent pas d’une fusion des rédactions nationales. Le respect d’un mandat syndical !

Mais non ! La direction sûrement malmenée par le dernier rapport de la cour des comptes a décidé de passer en force. Si le matin d’ouverture des négociations du préavis de grève, elle semble prête à discuter, l’après-midi, c’est un simple mail qui informe les organisations syndicales, que le temps du dialogue est terminé. C’est donc l’affrontement ! Tant pis pour les risques de disparition du pluralisme, de changement de ligne éditoriale, de casse professionnelle et humaine, de santé au travail.

A l’occasion de cette fusion, pour la première fois, deux élus du SNJ, opposés depuis le début à la fusion des rédactions et de leur service politique, sont menacés de licenciement s’ils persistent dans leur opposition. Comment faut-il interpréter cette attaque ciblée ? La question reste posée. Toujours est-il qu’au petit matin et pour bien s’assurer du bon fonctionnement de l’opération, le délogement des bureaux du service politique se fait sous la houlette d’un DRH et d’un huissier. Des méthodes plus proches de celles d’un Vincent Bolloré à Itele que du souci, bien nécessaire pourtant, d’un Service Public au bénéfice de son actionnaire réel : les téléspectateurs. Des méthodes qui en disent long sur le cap que se fixe cette nouvelle direction.

Le dialogue social vu par la direction de France Télévisions, c’est donc : « si t’es pas salarié protégé, tu te tais et tu fais ce qu’on te dit, si t’es salarié protégé, tu te tais ou tu prends la porte ! ». Cette affaire a choqué de très nombreux salariés au-delà de la rédaction nationale de France 3 et du SNJ. La partie est loin d’être terminée, le SNJ se battra jusqu’au bout pour la défense des valeurs du Service Public, de ses salariés et de l’intérêt des téléspectateurs.

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Paris, ce 23 novembre 2016