Grève intersyndicale du 7 novembre : merci !

AA lettrine articlesMerci pour votre mobilisation du 7 novembre. Elle a été exceptionnelle ! Des taux de grévistes qui approchent les 100% dans beaucoup de rédactions, des taux très élevés aussi parmi les personnels techniques et administratifs. Du jamais vu depuis des années à France Télévisions. 

Merci d’avoir répondu à notre appel pour dire non !

· Non aux suppressions d’emplois ! Dans un pays qui compte des millions de chômeurs et de précaires, le service public et le gouvernement n’ont    pas le droit d’agir ainsi !
· Non à la destruction des métiers, non à l’empilement des tâches qui ruinerait le travail des journalistes !
· Non à la disparition des éditions et des rédactions, locales ou nationales, non à l’information bas de gamme voulue par nos dirigeants !
· Non au gaspillage éhonté de l’argent public par la direction, non aux millions partis en fumée pour rien, non aux contrats opaques et juteux pour     les consultants extérieurs, non aux nominations incessantes de cadres de direction, toujours plus nombreux !
· Non à la restructuration permanente, 5 ans ça suffit !
· Non à l’hypocrisie de notre tutelle, gouvernement et Parlement, qui impose des économies mais refuse d’en assumer les conséquences !

Merci d’avoir répondu à notre appel pour dire oui !

· Oui à un service public exemplaire ! France Télévisions doit embaucher les centaines de précaires qui participent au bon fonctionnement de        notre entreprise depuis des années.
· Oui à une information et à des programmes de qualité, fabriqués par nos moyens !
· Oui, un autre plan d’économies est possible, sans sacrifier l’emploi ! Oui, France Télévisions doit restructurer ses strates de direction pour les    alléger, oui France Télévisions doit rationnaliser ses investissements en matériel !
· Oui, France Télévisions doit arrêter d’engraisser des producteurs privés pour des éditions, des émissions et des programmes que nous pouvons faire avec nos moyens et nos talents !

Confiant dans le mouvement unitaire que nous avons tous créé, le SNJ va continuer et amplifier son action. Nous savons que nous pouvons compter sur vous pour vous mobiliser afin d’être entendus par la direction, par le gouvernement et par le parlement.

Paris, le vendredi 8 novembre 2013

Vente à la découpe : « le mag du sénat » passe au privé

AA lettrine articlesC’est une nouvelle histoire d’externalisation. Une émission, une de plus, se fait la malle… au moment même où un projet de 361 suppressions de postes est rejeté par l’ensemble des organisations syndicales. « Sénat Infos », émission co-financée depuis des années par le Palais du Luxembourg et France 3, vient donc de quitter le giron du service public.

A ce jour, l’émission est produite à 99% par France Télévisions : reportages réalisés par les équipes de la rédaction nationale de la 3, puis montés et mixés en interne. Ce magazine ne coûtait rien à l’entreprise, et parfois même pouvait rapporter quelques poignées d’euros. Mais pour la direction générale de France Télévisions, cela ne suffit pas. Dès le mois de novembre « Sénat Infos » sera donc produit par une entreprise privée, Jara Productions. Un choix effectué sans concertation avec le service politique de la rédaction. Ce producteur extérieur réalisera les reportages de l’émission et tournera les plateaux de présentation du journaliste de France 3, qui reste le seul lien avec le service public. Un journaliste qui garde malgré tout un rôle de rédacteur en chef du magazine, et c’est bien la moindre des choses.

Pourtant, à la demande de la direction, ce magazine était réalisé depuis un an par les journalistes de la rédaction nationale (tous services confondus ou presque). Certains cadres acceptaient sous la contrainte les détachements de quelques jours… mais au final, l’émission était signée par les équipes de France 3. Avec cette décision brutale, prise en cours de saison, nous perdons toute la production et une grande partie de l’éditorial. L’émission n’est plus fabriquée par la rédaction nationale et France Télévisions devient essentiellement un diffuseur.

Le SNJ condamne ces attitudes irresponsables qui n’ont pour but que de détourner les salariés de l’entreprise de leur mission de service public.
A l’image de l’ensemble du groupe, cette histoire démontre que bien que sans stratégie, nous subissons des postures de girouettes et nous avons raison de craindre le pire.

Paris, le 30 octobre 2013

Nominations à France Télévisions : jusqu’à présent, tout va mal

AA lettrine articles« France Télévisions a besoin de stabilité », répète sans cesse son PDG, Rémy Pflimlin. En toute logique, et fidèle à sa réputation, ce dernier vient donc d’annoncer… un énième jeu de chaises musicales au sein de la direction de l’entreprise. France 2 remplace son directeur de l’antenne et des programmes, limogé hier, par Thierry Thuillier. Il est le cinquième patron de la chaîne depuis l’arrivée de l’équipe Pflimlin, en 2010. Une demi surprise, même s’il n’est pas le premier journaliste à occuper cette fonction.

Rien de très nouveau et donc rien de très rassurant pour les salariés de France Télévisions et pour les journalistes en particulier, tous lassés de ces nominations de palais. Thierry Thuillier, qui depuis trois ans a supprimé des éditions et annoncé la disparition de plusieurs rédactions, a choisi Yannick Letranchant comme numéro 1 bis de la direction de l’information. Pendant que le directeur général appliquera sa politique à la tête des programmes de France 2, son adjoint expédiera les « affaires courantes » pour l’info. Car quand tout change… rien ne change! Rien ne vient enrayer cette politique « à la baisse » menée par l’actuelle direction.

Moins d’ambition, moins de moyens, moins de rédactions (nationales ou locales), moins d’éditions, moins de reportages, moins de magazines et documentaires produits en interne, moins de journalistes aussi (90 postes supprimés selon le plan Pflimlin). Nos missions sont menacées, remises en cause.

France Télévisions n’a pas besoin de nouveaux gradés et de nominations par dizaines pour donner l’impression de changement. Obnubilé par les postes à distribuer dans son etat-major, le PDG bâcle son mandat et affaiblit France Télévisions. Celui qui parle aujourd’hui « d’avenir durable » cherche surtout à réduire les effectifs et ainsi à faire payer aux salariés les dépenses somptuaires des directions successives. Les journalistes, techniciens et administratifs voient leurs conditions de travail dégradées et leurs emplois menacés. C’est cette politique low-cost, indigne du service public, dangereuse pour l’information, qu’il faut revoir en urgence.

Les salariés attendent un vrai plan d’avenir pour la télévision publique. Un plan servi par des hommes et des femmes motivés et motivants. Le Syndicat National des Journalistes de FTV exige d’autres annonces, à la hauteur des enjeux et des attentes des téléspectateurs et des salariés. À commencer par le retrait immédiat du plan de suppression de postes que la direction veut imposer brutalement.

Paris, le 21 octobre 2013

Gabegie à la direction de France Télévisions : un scandale à 100 millions d’euros

AA lettrine articles100 millions d’euros d’argent public partis en fumée. 100 millions d’argent public utilisés, notamment, pour engraisser des cabinets de consultants privés (certains avec des contrats dépassant les 10 millions d’euros). 100 millions d’argent public pour apprendre comment massacrer France Télévisions et écraser ses salariés. Si les informations du « Canard Enchaîné » sont avérées, les contribuables assistent à un spectacle trash digne des pires scénarios du monde de la finance.

Depuis 4 ans, les salariés payent au prix fort la restructuration de France Télévisions. Leurs conditions de travail et leur santé en pâtissent. Dans le même temps, la direction de France Télévisions gaspille donc l’argent public de la redevance en arrosant des consultants et chargés de mission inefficaces. Une gabegie initiée par l’ancienne direction Carolis, dont un certain nombre de représentants sont toujours dans l’entreprise.

Un mouvement poursuivi par la direction Pflimlin, qui a multiplié les embauches de cadres de direction et augmenté grassement les mêmes hautes strates. Les salariés, eux, sont au régime sec. Aujourd’hui, la direction de France Télévisions tente un dernier coup de poker menteur : un plan de
licenciements masqué sous un plan de départs volontaires. Avec un objectif déguisé : faire de la télé bas de gamme. Dernière étape d’une série noire : disparition programmée de la rédaction nationale de France 3, fermeture des éditions locales, disparition du journal de la nuit de France 2,
liquidation annoncée de l’AITV. Et maintenant, nouvelle attaque contre la télévision de proximité : les journalistes sont invités à se mettre au montage en lieu et place des techniciens monteurs, qui sont remerciés.

La stratégie a aussi consisté à mettre à la rue, au RSA ou en fins de droits, des centaines de CDD, pigistes et intermittents.

Le SNJ refuse que les salariés paient l’incurie de leurs dirigeants.

Le SNJ refuse que France télévisions propose une télé bas de gamme à ses téléspectateurs.

Le SNJ exige de la direction de France Télévisions, ancienne et actuelle, qu’elle rende des comptes. Rémy Pflimlin doit défendre l’honneur du service public auprès des salariés et des téléspectateurs. Si le PDG refusait de faire toute la lumière sur ces dépenses somptuaires, il perdrait la confiance de tous.

Le SNJ exige que la tutelle, gouvernement et Parlement, se penche sur ce scandale qui touche une grande entreprise du service public dont elle est actionnaire unique. Enfin, le SNJ va examiner avec ses conseils la possibilité d’une plainte pour détournement de fonds publics.

Paris, le 16 octobre 2013

Mort programmée de l’AITV : l’Etat doit rétablir la vérité

AITV ça continueLe 12 septembre dernier le directeur de l’information Thierry Thuillier a annoncé aux membres médusés de la rédaction parisienne de l’AITV son intention de fermer rapidement l’agence internationale de France télévisions spécialisée sur l’Afrique. Le 25 septembre, le CHSCT de Malakoff, site où est implantée l’AITV, s’est inquiété des conséquences de cette annonce sur les salariés – journalistes et PTA – impliqués de longue date dans cette activité ainsi que du sort de la trentaine de correspondants pigistes de l’AITV en Afrique.

Le 26 septembre, le comité d’établissement du CE du siège a adopté à l’unanimité de ses membres une résolution donnant mandat à son secrétaire pour ester en justice pour délit d’entrave dans ce dossier. Le 2 octobre, recevant une délégation du SNJ qui l’avait interpellé sur cette mort programmée, le Président Pflimlin a revendiqué et justifié cette décision.

Rémy Pflimlin assume la perspective de renoncer à alimenter en reportages d’actualités les télévisions africaines via canal France international, d’interrompre la livraison de sujets à France 24 et TV5, de supprimer le journal Afrique quotidien diffusé sur France Ô, et de priver également d’accès à ces images les rédactions d’Outre Mer, de France 2 et France 3 National. Président et direction invoquent pour expliquer cette casse annoncée à la fois des contraintes budgétaires et un choix délibéré de se recentrer sur un périmètre strictement hexagonal et ultra marin.

Le SNJ affirme que l’ampleur du déficit d’exploitation attribué à l’AITV n’est pas démontrée et que la direction trompe l’actionnaire en prétendant pouvoir réaliser des économies importantes avec la fermeture de cette agence. Nous rappelons que le service international d’images figure au cahier des charges et missions de l’entreprise, que l’AITV a été créée en 1985 au sein de RFO par une décision de l’Etat et que le Parlement a
confirmé ce positionnement au sein de France télévisions lors du vote de la loi du 5 mars 2009 créant l’entreprise unique.

Il appartient à l’Etat et non à une direction d’entreprise aux abois de décider de l’avenir de l’AITV. Le SNJ réclame donc :

  • qu’un audit indépendant soit réalisé à la fois sur le bilan de fonctionnement de l’AITV et sur son positionnement
  • qu’aucune des missions assurées actuellement par l’AITV sur France Ô et pour le compte de ses clients extérieurs ne soit interrompue dans l’attente des résultats de cet audit et des décisions que souhaitera alors prendre l’Etat actionnaire.

Le SNJ alerte l’ensemble des personnels sur le précédent dangereux que constituerait, s’il se réalisait, cet abandon de missions de service public programmé par les dirigeants actuels de France télévisions.

Paris, le 3 octobre 2013

Déontologie : de la Justice à l’éthique

AA lettrine articlesDans un message adressé à des journalistes de France Télévisions et à d’autres médias, l’actuelle « conseillère presse » du ministère de la Justice annonce son retour comme journaliste à France 3. Elle le précise en ces termes : « Je vous informe de mon rattachement auprès de ma
direction d’origine, celle de l’information régionale de France 3 ». D’après la direction de France Télévisions, son retour est effectif depuis le 1er octobre.

Cette annonce amène le SNJ à rappeler les points suivants :

  • Nous, journalistes, exerçons une profession publique.
  • Nous, journalistes, avons une mission au service du public.
  • Nous, journalistes, devons éviter tout conflit d’intérêt et toute situation qui pourrait y mener.
  • Nous, journalistes du Service Public, ne devons pas en être soupçonnables.

S’il n’est pas choquant que des journalistes puissent être mis à disposition d’institutions ou autres composantes de la démocratie et reviennent ensuite à leur profession initiale (certains cas étaient même encadrés par des textes conventionnels), le retour ne peut se faire que dans des conditions compatibles avec notre déontologie et nos principes professionnels.

Nous exigeons donc de la direction de France Télévisions qu’elle stoppe net toute tentative de confusion des genres et toute situation où des conflits d’intérêts, réels ou possibles, pourraient porter atteinte à un journaliste et à la profession. Ces détachements, mises à disposition ou congés sans solde doivent être strictement encadrés. Le SNJ préconise notamment qu’après un passage dans un service de communication, un
journaliste soit, au minimum, soumis à un délai de carence lors de son retour au sein de France Télévisions.

Pendant une durée à déterminer, le journaliste ne pourrait pas couvrir les informations en lien avec son activité précédente, qu’elle soit politique, économique, sportive, etc… Le SNJ portera cette revendication au cours de la commission déontologie qui va se réunir début novembre à France Télévisions.

Paris, le 2 octobre 2013

Fusion des rédactions nationales : la balade des gens heureux

AA lettrine articlesDepuis des mois, de plus en plus d’efforts sont demandés aux équipes de reportage dans la seule optique de la maîtrise des coûts. Au delà du manque de considération pour nos conditions de travail, s’ajoute donc un effort économique, mais qui n’est pas partagé par tous. Nous venons d’apprendre que huit membres du comité de pilotage, qui se penche sur la fusion des rédactions, partent au Canada mardi pour un voyage d’étude dans le cadre du funeste projet info 2015.

A priori, ce comité n’ayant aucun budget, c’est la rédaction nationale de France 3 qui prendrait en charge les billets et les hébergements, avant, paraît-il, de refacturer le tout à la direction des rédactions. Mais peu importe le montage financier, c’est bien le deux poids deux mesures qui est insupportable.

Imaginez donc le coût de ces 5 jours, avant des déplacements qui seraient programmés ensuite en Belgique et à Londres. Et pour y faire quoi ? Comprendre comment faire disparaitre une rédaction au profit d’une autre ? En plus de la question du coût qui pèse sur nos reportages et nos missions, n’oublions pas que la rédaction rejette massivement ce projet de fusion. Alors ces dépenses somptuaires apparaissent encore plus scandaleuses.

Surtout quand les modèles que ce comité de pilotage étudie sont ceux (BBC, Radio Canada, etc…) où les fusions de rédactions se sont accompagnées de plans sociaux violents, avec des centaines desuppressions de postes Où est la décence ? Qui doit donner l’exemple des économies à faire? Ceux qui nous dirigent, grands donneurs de leçons d’austérité, dépensent sans compter et sans réfléchir.

Paris, le 20 septembre 2013

Une rédaction à vendre : le SNJ s’oppose à la liquidation de l’AITV

AITV ça continueLe SNJ dénonce avec force l’annonce brutale faite ce matin à Malakoff par Thierry Thuillier. Le directeur de l’Information prépare la réduction, puis l’abandon de l’activité de l’AITV (l’Agence Internationale de Télévisions), tout en cherchant un éventuel repreneur extérieur pour cette agence et ses personnels. Il justifie son projet par la baisse annoncée pour 2014 du montant du contrat liant France Télévisions à Canal France International. Sur le fond, il considère que l’AITV n’a rien à faire au sein de France Télévisions.

Pour se débarrasser au plus vite de l’AITV, la direction envisage d’ouvrir le prochain plan de départ volontaire de FTV aux 28 journalistes permanents (francophones et anglophones) de la rédaction parisienne de l’AITV, de les ventiler dans le groupe ou de les céder avec l’activité. Une annonce qui ne respecte même pas les dispositions légales, puisque le plan de départs volontaires et son périmètre n’ont toujours pas été présentés au CCE.

Le SNJ condamne formellement ce qui serait une première depuis la constitution de l’entreprise unique en 2009. Après l’arrêt du Journal de la
Nuit sur France 2, Thierry Thuillier démantèle cette fois une rédaction entière, tout en préparant la fusion des rédactions nationales France 2/France3. Un directeur ou un liquidateur ?

Le SNJ rappelle que l’AITV assume diverses missions :

  • production de reportages d’actualité en français et en anglais pour les télévisions africaines via Canal France International, pour France 24 et TV5
  • production d’un journal quotidien d’actualité africaine diffusé sur France Ô
  • production de sujets d’actualité pour les chaines 1ères ultra-marines
  • alimentation et exploitation de 25 ans d’archives télévisées d’actualité africaine utilisées par l’ensemble du groupe France Télévisions

Le SNJ réfute le diagnostic financier à charge dressé par Thierry Thuillier, et note qu’aucun chiffre précis sur l’économie escomptée d’une telle liquidation n’a été avancé. Le coût social de cette fermeture dépasse le périmètre des journalistes de la rédaction. La trentaine de correspondants africains du réseau AITV, ainsi que les personnels techniques et administratifs du site de Malakoff sont aussi directement concernés.

Le SNJ sera au côté de ces salariés pour s’opposer à cette mort programmée. Le SNJ en appelle à l’Etat actionnaire, garant des missions de l’entreprise, afin de préserver l’activité de service public assumée par l’AITV depuis plus de 25 ans.

Paris, le 12 septembre 2013

Temps de travail : qu’ils se calment, et vite !

AA lettrine articlesUne véritable révélation. Et même une croisade. Depuis la signature de l’accord collectif de France Télévisions, certains cadres ont bien compris la consigne de la direction : ils sont devenus les prédicateurs zélés du forfait jours. Selon la loi, le forfait jours dépend obligatoirement d’un accord individuel. Personne ne peut imposer cette option. Quelle horreur, que ce libre arbitre ! Alors, depuis deux semaines, tout y passe :

  • Sondages auprès des journalistes « pour mieux organiser le travail et le service»
  • Propos ambigus ou mensongers devant les instances représentatives du personnel : le choix proposé aux journalistes ne serait « que » forfait jours ou décompte horaire à 35h00, sans RTT
  • Calendrier des entretiens « carrière » avancé, convocations informelles, discussions entre deux portes : « Si tu ne choisis pas le forfait jours, il sera dur pour nous de t’envoyer en mission comme avant »
  • Chantage auprès des salariés qui s’apprêtent à signer un contrat à durée indéterminée
  • Enfin, certains laissent entendre que les futures promotions et augmentations salariales seraient données de préférence à celles et ceux qui choisiront le forfait jours.

Nous sommes en train de recueillir les témoignages des journalistes qui subissent ces pressions. Nous ne reculerons pas devant des procédures pour faire condamner cette forme de discrimination qui se profile. En attendant, nous rappelons que chaque journaliste devra choisir le mode de calcul du temps de travail cet automne, pas avant.

Nous exigeons donc que la direction de l’entreprise siffle la fin de cette triste récréation, comme le directeur des ressources humaines s’était engagé à le faire devant les organisations syndicales. Le SNJ rappelle qu’un accord signé engage toutes les parties La direction doit donc condamner ces pratiques, calmer ses managers et cesser toute forme d’intimidation. Il en va d’un climat social apaisé. A nos dirigeants d’être responsables, ou de subir les foudres des tribunaux.

Paris, le 4 juillet 2013