Préavis de grève : qui est responsable du crash éditorial du 7 janvier ?

AA lettrine articlesLors de la triste journée du 7 janvier dernier, alors que la France découvrait l’ampleur du massacre de Charlie-hebdo, l’édition nationale du 12/13 de France 3 était diffusée pratiquement comme si de rien n’était, avec des titres sur les soldes, ou encore une baignade en hiver… Pourtant, les informations des journalistes de la rédaction partis sur place, ainsi que les dépêches AFP, auraient permis de modifier le conducteur et de dérouler un journal à la hauteur de l’événement. Manque de réactivité ? Manque de discernement ? En tout cas, il y a eu une défaillance très grave et très choquante de la part de la direction.

Lors d’une assemblée générale, les journalistes ainsi que les personnels techniques et administratifs ont très largement exprimé leur indignation et leur colère face à cet échec éditorial qui a ridiculisé la rédaction, qui plus est dans le contexte d’info 2015…

 Les délégués du personnel, réunis les 15 et 16 janvier, souhaitaient interroger le directeur des rédactions sur les dysfonctionnements du 7 janvier 2015 et sur l’enquête qu’il a annoncée. Contrairement à ses habitudes, Pascal Golomer n’est pas venu à la réunion alors que selon le président de cette instance, il était prévu qu’il soit présent.

Par respect pour les salariés de la rédaction et par respect pour le public, la direction générale de l’information doit communiquer les résultats de l’enquête interne, et déterminer les responsabilités de ce crash éditorial.

Pour se faire entendre, le SNJ, le SNJ-CGT, le SNRT-CGT et la CFDT appellent les salariés de la rédaction nationale de France 3, les salariés des moyens techniques de l’info et de la fabrication au siège, à cesser le travail le lundi 26 janvier à partir de 11h45 pour une durée de 59 minutes.

 SNJ   CFDT  CGT

 Paris, le 20 janvier 2015

Préavis de grève 26 janvier rédaction nationale