Alors que se tient le CSE de France 3 Réseau ce jeudi 19 mars, la situation au sein de France 3 Paris Ile-de-France ne figure pas à l’ordre du jour. Pourtant, nous considérons que la situation des salariés de cette antenne, en grève depuis près de trois semaines, est urgente et grave.

Exceptionnellement, l’ensemble des élus du personnel et des représentants syndicaux suspendent la séance, et sur proposition du SNJ, se transportent dans les locaux de France 3 PIDF pour rencontrer les salariés.

Sur place, nous constatons les conditions de travail extrêmement dégradées, la détresse et l’incompréhension des journalistes et des techniciens, qui subissent une mutualisation forcée de leurs moyens et de leurs personnels depuis des années. Dernier symbole d’une maltraitance répétée, la perte du plateau de présentation du JT, repris par France Info. Le temps de plusieurs mois de travaux, les éditions de France 3 Paris IDF se retrouvent reléguées dans le plateau de secours du CDE (Centre de diffusion et d’échanges).

Nous avons demandé au Directeur de la prévention de France 3, Raphaël Bourgier, de nous accompagner pour mesurer ces aspects à nos côtés.

Dans ce plateau « dégradé » de moins de 12 mètres carrés, il est impossible pour le présentateur d’être filmé debout ! Et si la rédaction a l’audace de recevoir deux invités, ils devront être physiquement collés l’un à l’autre pour pouvoir apparaître dans le cadre de l’une des caméras !

En nous rendant sur place, nous constatons que, malgré toutes les améliorations apportées à ce studio « de secours » (éclairage, introduction d’un écran tactile, d’une tablette pour le présentateur pour consulter les dépêches), on ne peut pousser les murs. Les salariés de Paris IDF ont déjà subi ces dernières années assez de situations transitoires et dégradées. Nous continuerons à nous tenir à leurs côtés jusqu’à ce que leurs conditions de travail soient totalement prises en compte au-delà de la problématique matérielle.

Paris, le 19 mars 2026