En plein mois d’avril, les émissions de la rédaction de Martinique La 1ère fonctionnent désormais en mode dégradé… Quand d’autres programmes ont été mis au placard, au fil de l’an.

On ne sort plus, on ne monte plus, ça coûte trop cher

C’est le dernier régime détox : on élimine tout ce qui pourrait donner à réfléchir davantage, à s’évader… à avoir du goût.

  • Les reportages spécifiques aux émissions ? Superflus ! Pour exemple, Résonance, le rendez-vous mensuel dédié aux problématiques sociétales et politiques. Déjà en convalescence depuis la période électorale, il est maintenant dépouillé de ses longs formats ; il devra se contenter du recyclage des reportages déjà diffusés dans les JT.
  • Les tournages en extérieur ? Hors-budget ! À l’instar de l’émission mensuelle Tout en doc, le programme qui invite le public à “mieux comprendre l’autre, la planète, et s’informer sur la marche du monde” en échangeant avec au moins un interlocuteur, en extérieur. L’émission recevra désormais sur le plateau dévolu au JT.
  • Une émission politique à l’issue des élections municipales ? Sans intérêt ! Ni même pour la mise en place des communautés d’agglomération ? À l’issue du second tour des élections municipales et communautaires, l’émission Politik péyi a été contrainte de faire une pause, avant de reprendre ce 27 avril.
  • Les journées de montage ? On coupe dans le vif ! Sé la kay nou ou encore Terres d’écriture passeront d’au moins une journée de montage à une demi-journée.
  • Le journal radio des sports ? La variable d’ajustement ! Il apparait et disparait de la grille, comme par magie, en fonction du peu d’effectif disponible.

Au moins 5 programmes disparus au cours de cette saison

La radio suit, elle aussi, un plan minceur. Beaucoup plus drastique cette saison. Le journal créole, L’hebdo de la semaine, Grand angle, Nouvel kréyol, La vidéo des 3 actualités du jour, sont quelques-uns des programmes qui ont disparu au cours de cette saison, suivant le triste sort de La question de l’auditeur, l’an dernier.

Des moyens réduits à peau de chagrin

Quid des pigistes et des ETP ? Eux aussi, sont à la diète forcée. La formule allégée proposée par Martinique La 1ère est censée durer jusqu’à la rentrée. En attendant, il faudrait donc espérer que l’anorexie ne soit pas mortelle.

Le SNJ déplore un manque d’anticipation et de vision conduisant à l’arrêt prématuré des programmes au cours de la saison.

Le SNJ réclame des moyens dignes de ce nom permettant aux professionnels de Martinique La 1ère d’exercer correctement leur mission d’information.

Fort-de-France, le 28 avril 2026