À l’occasion de la prise de fonctions du nouveau directeur régional, ce lundi 1er juin, le SNJ appelle à une occasion de renforcer la qualité de l’information et du bien-être au travail au sein de Martinique La 1ère. Le moral des salariés est en berne, comme la qualité de ses productions.
Arrêt du dépouillage de la radio
À l’agonie, la radio est constamment déplumée. Les moyens et effectifs sont en baisse, les programmes disparaissent. La question de l’auditeur, à la rentrée, puis, Le journal créole, L’hebdo de la semaine, Grand angle, Nouvel kréyol, La vidéo des 3 actualités du jour : une multitude de programmes a progressivement disparu des ondes au cours de cette saison 2025-2026.
Pire, à l’appel du SNJ, les journalistes ont été contraints de déposer un préavis de grève pour freiner l’éviction de la radio d’une élection politique majeure.
Pour la première fois dans l’histoire de Martinique La 1ère, aucun débat lors de la campagne des municipales… Aucune soirée électorale en radio… Aucun journaliste affecté à la radio intervenant lors de la soirée tri-média du 15 mars 2026.
(Communiqué du 13 mars 2026 intitulé « La radio écartée des municipales : veut-on tuer Martinique La 1ère La radio ? »)
Si le protocole de levé de préavis de grève du 18 mars s’est engagé à une meilleure considération du média radio et de ses équipes, les résultats ne sont pas encore probants.
Retour à des productions prévues toute l’année
Quand les programmes ne disparaissent pas, en télé, ils sont produits en mode dégradés, dès le mois d’avril. Faire preuve d’anticipation, budgétiser concrètement et correctement les éditions d’information et autres programmes réalisés par les équipes de la station permettrait de les assurer toute l’année. Poursuivre de façon continue la collaboration avec les CDD aussi.
(Communiqué du 28 avril 2026 intitulé « Martinique La 1ère au régime ultra sec : on évite de sortir et de monter »)
Recrutement de professionnels qualifiés déjà présents sur le territoire
Les journalistes en CDD se comptent très aisément sur les doigts d’une main, pour les trois médias web, télé et radio. Parmi eux, les professionnels présents sur le territoire depuis toujours réfléchissent à quitter l’île ou à exercer une seconde activité. Les propositions de contrats se raréfient et ils semblent laissés pour compte lors du processus de titularisation. Bien connaitre le territoire, sa population dans sa diversité, son histoire et sa culture semble constituer un handicap au lieu d’être un atout.
Depuis l’an dernier, le SNJ rappelle pourtant une évidence : une rédaction ne doit pas être déconnectée du territoire qu’elle couvre et doit refléter sa population, même si l’apport de l’extérieur reste incontestablement enrichissant et profitable. Le SNJ sollicite un débat transparent sur les critères de recrutement et la responsabilité éditoriale qui en découle.
(Communiqué du 28 octobre 2025 intitulé « Ressembler, refléter et non effacer.»)
Respect des conditions de sécurité et amélioration des conditions de travail
L’organisation dangereuse et désordonnée des plateaux télé est digne d’une télé associative novice d’une autre époque. Issue de secours obstruée ; cable supporté par l’éclairage d’évacuation ; passage étroit et risqué menant au fond vert… Une réorganisation de l’espace respectueuse des mesures de sécurité en vigueur est urgente.
Il est également urgent de respecter les amplitudes horaires des salariés de 11h maximum à 13h, exceptionnellement. Être au forfait jour ne signifie donc pas être constamment mobilisable du petit matin à la tombée de la nuit.
Réclamée depuis l’an dernier, promise pour la rentrée de septembre, la planification sur deux semaines n’est toujours pas mise en place, en ce mois de juin 2026. À l’exception des vendredis fériés, la rédaction découvre systématiquement, à 17h, le vendredi, son planning de la semaine à venir.
Fort-de-France, le 1er juin 2026
