ORTF 2.0 : POUR QUOI FAIRE ?

 

 

 

 

COMMUNIQUE DES SECTIONS SNJ : France Médias Monde – France Télévisions – Radio France

Après des mois d’attente, le gouvernement dévoile enfin les grandes lignes de sa réforme audiovisuelle. Franck Riester, ministre de la Culture, annonce notamment la création d’une « superstructure », la holding France Médias, qui regrouperait plus de 15.000 salariés. Cette holding serait dirigée par un PDG, nommé en 2021, appelé à devenir le nouveau grand patron de l’audiovisuel public. Une première depuis la suppression de l’ORTF il y a plus de quarante ans !

Les entreprises intégrées à cette holding (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA) deviendraient dès 2022 des filiales de France Médias. Chacune des 4 entreprises sera dotée d’un directeur général, aux ordres de la « superstructure ». Officiellement, chaque entreprise conservera son indépendance éditoriale, mais les budgets seront tous contrôlés par la holding…

DES AMBITIONS TRÈS FLOUES

Mais tout ça… pour quoi, au final ? L’utilité de France Médias, sorte d’ORTF 2.0, apparaît peu évidente. Selon Franck Riester lui-même, la holding n’aurait « aucun pouvoir éditorial » mais pourtant, elle doit permettre de « mieux répondre à l’évolution des usages ». Comme si les entreprises de l’audiovisuel public n’étaient pas capables de s’adapter sans une strate administrative supplémentaire ! Comme si Radio France, par exemple, n’avait pas su proposer une offre de podcasts plébiscitée par le public ! Comme si FMM ne fidélisait pas 46 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux !

D’ici 2022, la mise en place de cette holding peut aussi permettre de « préparer le terrain » à une opération moins avouable : la baisse de la dotation globale et une nouvelle diminution des effectifs du service public. Le discours de Franck Riester est en effet parsemé de petites phrases inquiétantes dans le contexte d’austérité budgétaire que nous subissons. Le ministre avoue ainsi que la holding a aussi pour but, dans un premier temps, « d’optimiser les fonctions supports entre les différentes sociétés ». Pourraient être rapidement concernées : les directions des achats, les régies publicitaires, les structures de formation…

Ce projet ressemble étrangement à ce que beaucoup de salariés de France Télévisions ont connu au début des années 2000 : des entreprises distinctes (France 2, France 3, RFO…), puis la création d’une holding France Télévisions, le rapprochement de fonctions supports, et enfin l’entreprise unique avec les fusions de services et de rédactions. Et la casse sociale qui a suivi.

Idem pour France Médias Monde, où le rapprochement de RFI avec France 24, prévu par la loi audiovisuelle de 2009, n’a fait qu’affaiblir la radio, sans permettre de développer la chaine de télé. Les économies drastiques impactent  l’éditorial des chaines au quotidien. Les deux plans sociaux à RFI font ressentir le manque d’effectifs.

UN BIG-BANG EN 2022 ?

Le message politique est clair : les fonctionnements et les financements actuels sont plus ou moins garantis jusqu’en 2022. A cette date, France Médias deviendrait la structure opérationnelle chargée de piloter l’audiovisuel public et ses budgets. En fonction des priorités politiques, cette holding pourrait devenir un outil au service des regroupements, des fusions et des économies d’échelle.

Quand on connaît l’obsession de nos dirigeants pour les suppressions de postes et les économies, on peut craindre qu’elles deviennent l’objectif principal de ce projet de réforme, bien loin du projet « d’adaptation » et de « développement » affiché.

Plus que jamais, les syndicats et les salariés de l’audiovisuel public seront vigilants et déterminés à défendre leurs missions et leurs spécificités.

Paris, le 25 septembre 2019

CONTACTS

SNJ France Télévisions : Raoul Advocat 06 22 69 30 14

SNJ Radio France : Valeria Emanuele 06 07 03 51 79

SNJ France Médias Monde : Nina Desesquelle 06 84 19 31 68

2019-09-25 ORTF 2.0 Pour quoi faire

L’association de la presse judiciaire et le SNJ lancent un guide de défense des journalistes

« Je suis journaliste : ma mission est d’informer le public. Mais les autorités peuvent voir d’un mauvais œil que je publie des informations confidentielles. Elles vont chercher à en savoir plus sur mon travail. De récentes affaires ont démontré combien la liberté de la presse et le secret des sources peuvent être menacés par la police et la justice ».

L’association de la presse judiciaire (APJ) et le Syndicat national des journalistes (SNJ) lancent conjointement un guide de défense des journalistes. Ce précieux document vise à prodiguer à nos consœurs et confrères les premiers conseils pour réagir correctement et légalement aux mesures de convocations et d’enquêtes qui se sont malheureusement multipliées ces derniers mois.

► Que faire en cas de garde-à-vue ?

► Que répondre aux questions des policiers et gendarmes ?

Ces intrusions policières et judiciaires ont pour objet principal d’identifier les sources des journalistes dont les reportages et les enquêtes dérangent les pouvoirs politiques et économiques. C’est la raison pour laquelle ce Guide rappelle un certain nombre de droits du journaliste.

Si la protection du secret des sources est garantie par la loi, des menaces et des pressions sont pourtant exercées sur les journalistes pour identifier leurs sources. Les journalistes sont des justiciables comme les autres mais ils possèdent des droits spécifiques pour leur permettre de remplir leur mission d’informer.

Le guide est à télécharger ci-dessous, en version courte ou en version longue

Paris, le 25 juin 2019

Guide de défense du journaliste version courte

Guide de défense du journaliste version longue

 

TOURNAGE « SPORTS » : Compte-rendu de la saisine du SNJ

Suite à la saisine déposée par le SNJ, la direction a organisé début novembre une réunion autour des tournages de la direction des Sports (cf. saisine du 23 octobre dernier, ci-joint).

Étaient présents :

– côté direction, Cécile Lefèvre, Sabrina Porquerel et Marie-Aude Cellier (DRH Siège), Elvire Moyaux (direction de l’Information), Laurent-Eric Le Lay, Pascal Golomer et Gilles Silard (direction des Sports).

– pour le SNJ, Dominique Bonnet, Antoine Chuzeville et Serge Cimino.

Le SNJ a d’abord rappelé pourquoi cette saisine avait été déposée : la vive inquiétude des équipes devant des tournages Sports de plus en plus souvent effectués par des sociétés extérieures, et de moins en moins par les JRI et OPS de France Télévisions.

Réponse de la direction : « depuis un an il y a moins de JRI de l’info disponibles chaque semaine pour les tournages Sports, c’est vrai. Nous sommes passés d’un « potentiel » maximum de 6 à 4. Mais selon nos chiffres, le recours aux sociétés extérieures n’a pas augmenté depuis 2015. Certes il y a eu un « pic » entre septembre et décembre 2017, où plus d’un tiers des tournages était délégué au privé, mais la situation est rétablie depuis ».

Le SNJ conteste une partie de ces chiffres (certains tournages extérieurs n’étant visiblement pas pris en compte).

Mais même s’ils étaient parfaitement justes, ils restent inquiétants et confirment une baisse globale du volume des tournages pour « Tout le Sport » et « Stade2 ».

Concernant l’avenir : la direction refuse de s’engager par écrit sur un pourcentage minimum de tournages à effectuer en interne.

En revanche, elle affirme qu’en 2019, la priorité sera toujours donnée aux tournages avec les équipes internes, via :

– un recours aux plannings JRI et OPS des rédactions nationales France 2 et France 3, sur une base de 4 détachements « Sports » par jour (curieusement le regroupement imminent des services JRI, tant vanté par la direction, n’a pas ici d’effet positif) ;

– des détachements éventuels de JRI en poste dans d’autres rédactions (régions France 3 ou France Ô) ;

– une utilisation des compétences complémentaires JRI des journalistes rédacteurs des Sports, pour ceux qui sont en capacité d’exercer cette compétence ;

– des recrutements (en CDI et CDD), « quand ce sera possible », de jeunes journalistes capables de travailler comme rédacteurs ou comme JRI.

Le SNJ appuie toutes les solutions qui permettent d’effectuer les tournages Sports avec des équipes entièrement employées par France Télévisions.

Le recours aux sociétés extérieures ne peut être justifié que par des circonstances exceptionnelles, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui : en moyenne, un tournage Sports est effectué chaque jour par le privé !

Nous déplorons l’attitude de la direction, pour qui la priorité reste l’assèchement de l’emploi à France Télévisions, y compris pour les postes de JRI.

Le message envoyé aux équipes de l’Information et des Sports est très inquiétant: quel métier est plus symbolique de l’activité d’une télévision que celui de Journaliste Reporter d’Images ?

Le SNJ va consulter les salariés concernés sur la suite à donner à cette saisine et continuera à défendre l’emploi et le savoir-faire de nos équipes.

Paris, le 14 novembre 2018

2018-11-14 CR SNJ Saisine Sports

Sports : un terrain bientôt en friche ?

« France Télévisions, le plus grand terrain de sport » : un slogan que la direction ne se lasse pas d’utiliser depuis des années. Mais jusqu’à quand ?

La direction des Sports de France Télévisions tangue sérieusement depuis l’hiver dernier, après l’annonce d’une importante réduction de son budget pour 2018 et au-delà. Delphine Ernotte ne plaçait plus le sport parmi ses priorités et demandait la vente de droits sportifs majeurs. La direction évoquait même la cession des contrats pour la Coupe de France ou la Coupe de la Ligue de football.

Interpellés par les salariés et leurs représentants, les dirigeants jouaient l’apaisement et affichaient un optimisme de façade : « faites-nous confiance, nous allons stabiliser la situation ».

Aujourd’hui, rien ne permet d’être rassuré. Au contraire. France Télévisions n’a pas pu céder les droits du football, laissant planer le doute sur de nouvelles économies à réaliser dans d’autres domaines. Le directeur délégué aux Sports chargé de négocier les droits a quitté France Télévisions il y a plusieurs mois, et il n’a toujours pas été remplacé. Par ailleurs, France Télévisions n’a toujours aucune garantie concernant la diffusion des Jeux Olympiques 2024 en France.

France Ô et France 4, qui diffusaient des centaines d’heures d’événements sportifs chaque année, n’existeront bientôt plus sous leur forme actuelle. Le sport sera-t-il retransmis uniquement sur France 2 et France 3 ? Les contrats en cours seront-ils cédés au privé ? Là aussi, les salariés n’obtiennent aucune réponse rassurante.

Pourtant, la complémentarité des différentes chaînes du groupe offre la possibilité de diffuser, et avec succès, des rendez-vous sportifs comme Roland-Garros, le Tour de France ou les Championnats Européens. Ce dernier événement, organisé à Glasgow et Berlin, a permis au service public de proposer pendant dix jours des épreuves féminines et masculines d’athlétisme, natation, cyclisme, gymnastique, aviron, triathlon…

Quel autre grand groupe audiovisuel français propose une telle variété de sports à des millions de téléspectateurs ?

Il serait incompréhensible de voir le service public abandonner le terrain du sport. Un tel repli signerait l’abandon d’une partie de nos missions historiques. Ce serait un coup dur porté à l’ensemble de France Télévisions : l’acquisition de droits sportifs bénéficie en effet aux chaînes nationales et au site francetvsport.fr, mais également aux stations ultra-marines et aux stations régionales de France 3, qui diffusent régulièrement des compétitions.

Au-delà des retransmissions, le sport sur France Télévisions c’est surtout des milliers de reportages et de résumés, en « clair » ! Ils sont proposés toute la journée, en ligne, dans nos journaux (locaux, régionaux et nationaux) et dans nos émissions.

« Tout le Sport » et « Stade 2 », notamment, sont des rendez-vous uniques sur des chaînes historiques. Ils sont pourtant confrontés à des difficultés croissantes pour conserver la maîtrise de leurs reportages. Depuis plus d’un an, la direction organise l’externalisation des tournages et il devient de plus en plus difficile de travailler avec des JRI et des OPS de France Télévisions. L’explication est aussi simple que triste : nos dirigeants préfèrent faire appel à des sociétés de production privées.

C’est une perte de travail, d’emplois et de savoir-faire pour le service public. Mais pour la direction, qu’importe : la priorité est visiblement de diminuer le nombre d’ETP (équivalents temps plein) et de remplir quelques objectifs de parts variables ! Elle préfère utiliser son budget pour payer de lourdes factures au privé plutôt que d’embaucher dans le public…

Cette situation indigne ne peut plus durer et sur ce sujet, le SNJ va déposer une saisine auprès de la direction générale de l’entreprise.

France Télévisions ne doit pas abandonner le plus grand terrain de sport. Nous devons défendre notre projet éditorial dans ce domaine : il est ambitieux et singulier, soucieux de représenter la diversité des pratiques sportives. C’est l’engagement du service public.

Nous devons également cultiver et valoriser notre savoir-faire sur les reportages et la réalisation d’événements sportifs, en conservant en interne nos moyens de tournage et de production.

Paris, le 3 octobre 2018

2018-10-03 Sports – un terrain bientot en friche

Et la Palme d’Or de la dérive déontologique est attribuée à…

~ COMMISSION DÉONTOLOGIE DU 8 NOVEMBRE 2017 ~

La commission déontologie, prévue par l’accord collectif de France Télévisions, s’est réunie le 8 novembre. Comme d’habitude, la direction n’a pas fourni l’intégralité des documents nécessaires à son bon fonctionnement. Il manque par exemple les collaborations extérieures de France 3 et des Outremers 1ères. Voici le palmarès des plus graves dérives relevées par le SNJ.

Le Zéro d’Or à France 3

Le SNJ attribue le Zéro d’Or à la direction du réseau France 3 : aucun directeur n’a daigné assister à la réunion. La déontologie de l’information semble moins l’intéresser que la présentation des nouveaux décors des JT, qui s’est déroulée le même jour à Marseille. À chacun ses priorités… Le SNJ aurait pourtant bien aimé entendre la direction de France 3 sur plusieurs points :

– L’ordre moral qu’elle semble vouloir imposer çà et là : de nombreux journalistes de la rédaction nationale ont eu des remarques concernant des plans à ne pas mettre dans des montages. Exemple : l’image d’une piqûre dans le bras pour un sujet vaccin ou l’image de seins en gros plan pour un sujet sur le dépistage du cancer.

La pression sur les journalistes, avec menaces de sanctions, s’ils refusent de livrer gratuitement à une entreprise privée (Facebook) des « lives » et autres reportages complets.

Les mensonges proférés, toujours à propos des réseaux sociaux, sur de prétendus accords avec ces entreprises privées qui garantiraient la protection des droits moraux et patrimoniaux (droits d’auteurs) des journalistes.-

Le Tartuffe d’Or à la direction de l’information

Le 20H00 de France 2 a diffusé un sujet avec la personne qui a déposé plainte pour viol contre Tariq Ramadan qui, de son côté, a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Pourquoi nos journaux (à l’exception de FranceInfo) n’ont-ils pas fait de sujets autour de la plainte de notre consœur Anne Saurat-Dubois contre Eric Monier, l’ex directeur de la rédaction de France 2 ?

Réponses de la direction : « Êtes-vous sûrs qu’une plainte a bien été déposée ? En avez-vous la preuve ? » et aussi « il n’y a pas eu consigne de taire l’information (…) il ne faut pas se précipiter pour être le premier dans ce genre d’information ».

Les Menottes d’Or à France 2

Le 26 octobre, le 20H00 de France 2 diffuse l’interview d’un djihadiste français prisonnier des Kurdes. Cette personne est filmée les yeux bandés, menottée dans le dos et en présence de deux gardiens, l’un flouté, l’autre recouvert d’une cagoule. La loi française nous interdit de filmer des prisonniers menottés, pourquoi avoir accepté de contrevenir à cette règle de droit ? De plus, cela ne respecte pas la convention de Genève qui considère tout « combattant » participant à un conflit comme un « prisonnier de guerre ».

Réponse de la direction : « il n’était pas reconnaissable (…) mais c’est vrai qu’on aurait dû expliquer aux téléspectateurs les conditions du tournage ». Et la violation de la convention de Genève ? Pas de réponse…

Le Ménage d’Or au service des Sports

Le recrutement de Thomas Thouroude pour présenter « Tout le Sport » a fortement ému la rédaction qui ne comprend pas comment un journaliste peut travailler chaque jour sur une chaîne de radio privée tout en présentant le JT des sports du service public. Ne trouvez-vous pas ce choix regrettable et dangereux dans une rédaction qui est déjà abîmée par un vaste système de ménages ? Réponse de la direction des sports : « il n’y avait pas en interne une personnalité qui s’imposait ». Et le mélange des genres public/privé ? La source de confusion pour nos téléspectateurs ? Et les salariés en CDD privés de contrats au nom des « nécessaires économies » alors que la direction permet ce cumul d’emplois ? Pas de réponse…

La Casse d’Or à la direction de Réunion 1ère

La direction de Réunion 1ère a transformé la station en laboratoire de casse de la déontologie de l’information. Les dernières expériences en date :

– La rédaction en chef a recruté une pigiste qui est par ailleurs blogueuse pour plusieurs sites de voyages, BudgetAir.fr et Lastminute.com. Ce mélange des genres entre journalisme et communication ne vous semble-t-il pas porter atteinte à l’indépendance et l’intégrité de cette journaliste et de la rédaction de France TV qui l’emploie ?

– Le 3 août dernier, la rumeur d’une prise d’otages dans un supermarché de St Paul se propage sur l’île. Loin de son devoir d’information, Réunion 1ère diffuse sur sa page Facebook des vidéos amateurs, sans aucun recul, et un animateur radio réalise des lives, relayés sur la page Réunion 1ère, qui participent à la propagation de la rumeur. Il faudra finalement que le public attende le lendemain pour apprendre qu’il ne s’agissait que d’un braquage (sans otage donc) ayant eu lieu quelques heures plus tôt. Le soir du braquage, un article signé du responsable de la cellule internet indiquait encore que les « otages » (sic) étaient sains et saufs.

– Après avoir offert – malgré les alertes du SNJ – pendant plus de six mois une vitrine télé hebdomadaire à une avocate/conseillère régionale et députée suppléante socialiste avant d’être candidate LREM aux dernières législatives, la direction de Réunion 1ère a récemment poussé le vice encore plus loin. Ainsi, début octobre, une salariée PTA a participé à la couverture de la visite de la ministre des outremers Annick Girardin dans le cirque de Mafate (vidéos live, interviews…). Outre le fait que cette collaboratrice n’est pas journaliste, le SNJ rappelle qu’il s’agit d’une élue de la majorité municipale de St Denis.

Pour faire face à la concurrence et booster les audiences, le directeur régional de Réunion 1ère s’est demandé récemment devant les IRP s’il serait judicieux de faire gagner de l’argent liquide au public. Soit pour des jeux, soit pour obtenir des scoops.

Le Lâchage d’Or à la direction de Polynésie 1ère

Lors du CE du 20 octobre, le directeur régional s’en est pris aux journalistes auxquels il a reproché des reportages « à charge » contre le gouvernement de Polynésie et ses ministres. Il a invité en plateau un ministre pour « déminer » le terrain et s’est offusqué ensuite de la façon dont l’interview avait été menée. Comment un directeur peut-il ainsi désavouer publiquement le travail de toute une rédaction en émettant des doutes sur sa probité ?

Paris, le 10 novembre 2017

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