Mise en avant

Election présidentielle : la direction impose les temps de parole !

Les deux candidats à la présidentielle ont choisi de manière discrétionnaire, et ont obtenu, d’écarter une de nos consœurs de France 2 du débat du 20 avril au mépris de la liberté de la presse et de l’indépendance de l’audiovisuel public.
Voilà que la direction du réseau France 3 impose dès ce soir la diffusion d’une interview de 10 minutes de Marine Le Pen, réalisée à Avignon, à l’ensemble des antennes du réseau.

Demain, c’est le président-candidat Emmanuel Macron qui devrait avoir droit a nos faveurs et à un traitement identique, toujours sans aucune concertation avec l’ensemble des rédactions et de l’encadrement.

Cette décision brutale remet en cause, par sa longueur dans un journal télévisé régional, le traitement éditorial de chaque antenne ce soir et demain.
Les journalistes sont ainsi priés de préparer des éditions pour un journal considérablement raccourci.

L’information régionale se voit imposer un diktat de sa direction au nom d’une campagne nationale, alors qu’aucune soirée spéciale n’est prévue le 24 avril sur France 3, comme c’était encore la coutume il y a 5 ans .

Le SNJ s’élève contre ces pratiques autoritaires imposées d’en haut à des rédacteurs en chefs et des journalistes placés une fois de plus devant le fait accompli.

Paris, le 15 avril 2022

Déménager, ce n’est pas seulement changer d’adresse

PREALABLE SNJ AU CSE CENTRAL DU 25 MAI 2022

Le document transmis aux membres du CSEC contient des informations en matière de localisation, de surfaces, de prix, de calendrier mais ne renseigne en rien les représentants des salariés sur les caractéristiques des sites retenus, Seine Ouest et Quadrans.
Pour apprécier la qualité de ces locaux, les données fournies doivent être complétées. Il nous parait nécessaire de disposer d’informations, notamment sur la performance énergétique de ces bâtiments, leur impact sur l’environnement, ainsi que sur leur exposition aux risques naturels, en particulier aux crues de la Seine. A l’heure du réchauffement climatique et de la transition énergétique cet angle mort de la documentation transmise aux élus pose problème.
En termes d’organisation, si la majorité des sites concernés par le projet relève d’un même établissement, celui du Siège, ce n’est pas le cas du centre Pierre Bourdan de Malakoff. Son cas est particulier parce qu’il s’agit d’un établissement distinct, mais aussi parce qu’il constitue un élément du réseau Outre-mer.
La fermeture de Malakoff pénalisera mécaniquement les stations si les services qu’assument pour elles aujourd’hui les équipes de Malakoff ne sont pas tous maintenus dans un futur site. Malakoff est un centre de conception éditoriale, de fabrication de programmes et de diffusion. Malakoff répond aux demandes des stations et formule des propositions. Sa rédaction exerce un rôle d’agence en radio et télé pour les chaînes 1ères.
L’établissement assure également des prestations RH pour l’ensemble des stations et contribue à la visibilité des Outre-mer par la fourniture de journaux TV et radio sur les antennes du groupe, celles de Radio France et de France Médias Monde.
Ces missions pourront-elles être maintenues à l’identique une fois Malakoff fermée ?
La question n’est pas théorique. Le déménagement de la direction régionale Ile-de-France de Vanves au Siège a permis de mesurer l’impact d’une telle migration sur le potentiel du collectif de travail concerné. Le risque pour les stations des Outre-mer serait que la fermeture de Malakoff débouche sur l’instauration d’une relation entre elles et le siège analogue à celle qui prévalait à l’époque de FR3 DOM-TOM avant la création de RFO en 1982.
La mise en œuvre de ce projet constituera par ailleurs, pour de nombreux salariés des sites parisiens déjà présents dans l’entreprise en 2009 lors de la fusion des ex-sociétés, une nouvelle épreuve de réorganisation. De nombreux salariés qui travaillent actuellement à EOS, Boulogne ou Linois ont déjà été confrontés à ce type de situations. Un facteur générateur de risques psycho-sociaux à ne pas négliger. Une catégorie d’impacts à prévoir pour le futur bilan du projet.

Paris, le 25 mai 2022

Une formation pour la direction

« Apprendre le métier de manager » ! Voilà la formation que le SNJ propose aux cadres de l’entreprise.

C’est un épisode particulièrement édifiant qui nous a donné cette idée lumineuse, entre provocation et indignation ! 8 journalistes de la Rédaction Nationale ont appris, pour certains sans entretien ni information préalable, qu’ils étaient convoqués à une session fin mai et mi-juin : « Mieux maitriser l’écriture et la construction d’un sujet ». Rien que ça ! Pour des journalistes d’expérience cela est pour le moins cocasse, mais c’est surtout particulièrement humiliant. Dans le détail, cette formation s’adresse à des quasi-débutants.

Nous ne sommes pas opposés par principe à ces formations, mais elles doivent être évoquées dans les entretiens annuels et adaptées à un déroulement de carrière. En aucun cas elles ne peuvent être imposées de cette façon.

Certains cadres osent même dire qu’ainsi les journalistes concernés pourront travailler sur toutes les éditions. Il y aurait donc un casting  ? Première nouvelle alors que quand nous dénonçons toutes les formes d’arbitrage éditorial dans les services de la Rédaction Nationale, la direction est éternellement dans le déni.

Nous demandons donc à la direction de la rédaction nationale de remettre tout à plat. De rencontrer individuellement chaque journaliste concerné par ces convocations insultantes et ensuite d’organiser éventuellement, au plus près des besoins et dans un objectif partagé, de nouvelles sessions de formation. Mais d’ores et déjà nous soutenons celles et ceux qui, se sentant humiliés par le procédé, ont refusé la formation.

Le SNJ exige une entrevue avec la direction de l’information pour que ces méthodes ne se reproduisent plus. Et que le management pyramidal et autoritaire qui prévaut depuis trop longtemps dans cette rédaction soit enfin éradiqué.

Paris, le 24 mai 2022

CSE Siège des 18 et 19 mai 2022 : notre compte-rendu

Débat crucial sur l’avenir des chargés d’éditions de franceinfo TV et sur les formations qui seraient dispensées pour des reconversions vers des emplois de journalistes ; projet de transfert d’émissions emblématiques vers la filiale FTV Studio à nouveau sur le devant de la scène… L’ordre du jour de ce CSE du Siège était particulièrement dense.

Réseaux sociaux mal contrôlés par la rédactrice en chef

Nos confrères de « Médiacités Toulouse » ont donc les yeux partout et surtout des yeux attentifs sur les réseaux sociaux. Dans un bref article publié sur leur site vendredi dernier, leur regard vigilant éclaire d’un jour désolant l’expression de notre rédactrice en chef sur les réseaux. Ces Facebook, Twitter et autres Insta où l’on se like, s’affiche, se raconte, et où, parfois, on sème le trouble.

Car OUI, même si nous n’avons pas été interrogés par l’auteur de cet article, nous sommes troublés et choqués de l’utilisation intensive et mal contrôlée des réseaux sociaux la rédactrice en chef de France 3 Midi-Pyrénées.

S’afficher sur sa page Facebook avec une photo en compagnie d’un candidat aux législatives, fusse-t-il un ancien confrère, est une erreur.

Faire part, via Twitter, d’une opinion personnelle sur le personnel politique de notre région est aussi une erreur inacceptable. Particulièrement dans cette période électorale qui nous oblige plus que jamais.

Les publications de notre rédactrice en chef sur les réseaux sociaux nous engagent tous. D’autant plus lorsqu’elle utilise comme décor les locaux de notre entreprise et ses logos, et qu’elle réalise ses photos en marge de l’enregistrement d’un débat organisé par notre chaîne.

Comment demander aux journalistes d’être extrêmement vigilants sur ce qu’ils affichent sur les réseaux sociaux et faire exactement l’inverse  ?

Ce dernier épisode de publications contradictoires avec les règles imposées par France Télévisions, risque fort de compliquer une tâche prioritaire, essentielle pour nos managers : le retour d’un collectif de travail confiant au sein de nos rédactions.

Les prises de position, explicites ou implicites, de notre rédactrice en chef mettent en porte-à-faux toutes les rédactions de France 3 Midi-Pyrénées, et sont aussi pour certains d’entre nous à l’origine d’un véritable malaise. Il est donc urgent de lâcher un temps les réseaux sociaux pour se concentrer sur notre cœur de métier : le journalisme !

Toulouse, le 23 mai 2022

Le SNJ refuse la suppression de la redevance

PREALABLE SNJ AU CSE SIEGE DES 18 ET 19 MAI 2022

Défendre la redevance n’est certes pas populaire, mais vouloir la supprimer est populiste !

Annoncée pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a déjà mis sa menace à exécution. La redevance sera abrogée dès cette année.

Cette mesure dévastatrice sera inscrite cet été dans le projet de loi “pouvoir d’achat”. Oui, car le Président de la République pousse la mauvaise foi et le cynisme jusqu’à considérer, ou plutôt laisser croire, que la suppression de la redevance est un véritable coup de pouce au pouvoir d’achat des Français. En tout et pour tout, cela représente 11,50 € par mois, pour ceux qui la payent. Cette économie peut être salutaire pour celles et ceux qui sont dans le besoin, mais franchement, le tour de passe-passe est un peu gros.

Imaginer que cette somme permette aux Français de combattre les effets de l’inflation, de lutter contre la vie chère, est d’une démagogie sans limite.

Ajoutons à cela que supprimer ce que le Président réélu appelle « un impôt » revient à le remplacer par un financement de l’Etat, donc par l’argent des contribuables. Ce prétendu cadeau aux Français, on vous le donne d’un côté et on vous le reprend de l’autre. On est donc bien dans du grand n’importe quoi !

Comment seront compensés les plus de 3 milliards que rapporte chaque année la redevance, une manne qui bénéficie à plus de 60 % à France Télévisions ? Par le budget de l’Etat, une subvention décidée en Conseil des ministres qui pourra être modulée, accordée ou retirée chaque année, au gré des vents. C’est donc bien une volonté d’affaiblir l’audiovisuel public qui se profile. Un nouveau coup dur, un nouveau train d’économies demandées à l’encontre de cet audiovisuel public que le Président considérait comme “la honte de la République”.

Le SNJ ne peut accepter cette nouvelle attaque en règle et France Télévisions au budget déjà exsangue, ne pourra en aucune manière sortir indemne de nouvelles coupes claires. Dégâts de la Rupture conventionnelle collective, la RCC que nous n’avons pas validée, emploi en berne, CDD en danger… Et à tout ce lot de mauvaises nouvelles, vient maintenant s’ajouter la suppression de la redevance. Il y a de quoi inquiéter les salariés de France Télévisions mais aussi tous ceux qui participent à faire de notre entreprise une incontournable force.

Notre indépendance est en jeu, elle passe par un budget pérenne, qui ne varie pas en fonction du bon vouloir des députés ou du gouvernement. Ce que semble préparer l’actuelle majorité met en danger l’information de Service Public en s’attaquant une nouvelle fois aux moyens nécessaires pour la produire.

Le SNJ demande de toute urgence à être reçu par Emmanuel Macron, sans même attendre l’issue des prochaines élections législatives. Nous voulons une remise à plat de ce dossier plus que sensible. Il en va de l’avenir du Service Public, de sa crédibilité et même de son existence. Par cette décision dogmatique, celui qui prétendait représenter le camp républicain face au danger de l’extrême droite est en train de s’en prendre ostensiblement à l’un des piliers de notre démocratie.

Paris, le 18 mai 2022

L’urgence du pouvoir d’achat

L’amélioration du pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés de France Télévisions constitue cette année – du fait d’une inflation galopante d’environ 5% – une priorité absolue ! Un préalable nécessaire pour que les mesures individuelles conservent  leur rôle de jalons dans une progression de carrière. 
Articuler mesures générales, catégorielles et individuelles paraît plus nécessaire que jamais pour corriger les inégalités constatées dans l’entreprise.

Le SNJ propose une augmentation des minimas garantis sur lesquels sont calculées les primes d’ancienneté.  Augmentation qui bénéficiera également aux nouveaux recrutés.

Le SNJ demande de prendre en compte le recul de l’âge moyen de départ à la retraite des salariés de France TV en prolongeant les grilles d’ancienneté :
• Prolongation jusqu’à 40 ans du calcul de la prime d’ancienneté PTA et métiers artistiques.
• Instauration de 2 nouveaux paliers pour les journalistes pour 35  et 40 années d’ancienneté professionnelle.

Le SNJ exige la mise en œuvre d’un plan spécifique pour les journalistes de la filière reportage, victimes d’un blocage dans le déroulement de leur carrière. Nous avons répertorié 260 journalistes en CDI  ayant  plus de 15 ans d’ancienneté professionnelle sans être JS ou plus de 20 ans sans être GR1. Ils représentent respectivement 10 % des membres de la filière reportage ayant entre 15 et 19 ans d’ancienneté professionnelle et 20 % de celles et ceux qui ont 20 ans ou plus d’ancienneté professionnelle. 260 journalistes pour lesquels le positionnement reconnu pourtant comme « normal » en 2012 par la direction au moment de la transposition journaliste n’est pas respecté.

L’ampleur de l’effectif concerné par ce grave dysfonctionnement prouve que déclarer ces salariés en retard comme « prioritaires » pour l’attribution d’une mesure individuelle n’est pas suffisant. Seule l’instauration d’un automatisme à 15 et 20 ans pour passer en JS et en GR1 réglera le problème. Il en va de même pour les changements de palier de GR1 à GR5, pour lesquels un mécanisme de progression garantie doit être introduit. C’est le seul moyen pour que les journalistes de la filière reportage bénéficient d’une véritable évolution de carrière, au même titre que ceux de la filière encadrement.

Face aux différentes crises politiques, sociales et écologiques dont les conséquences néfastes n’ont pas fini de se faire sentir sur les prix à la consommation, le SNJ souhaite une augmentation substantielle de l’enveloppe salariale. La direction doit nous présenter un plan à la hauteur de la période que nous traversons qui permette de corriger les effets de l’inflation et de mettre fin aux trop nombreuses injustices sur nos fiches de paie.  

Paris, le 16 mai 2022

Accord collectif, pas self service !

AFFAIRE « CANTINE FERMÉE » SUITE…

La Direction de Réunion La 1ère aurait-elle l’impression que l’accord collectif est un “menu au choix” ?

Le 28 janvier 2022 nous avons dénoncé en CSE le non paiement des primes dites de “cantine fermée”.
Nous avions reçu une réponse satisfaisante, aux allures de mise en bouche :

« Cette prime est due. Et il s’agit maintenant d’automatiser son traitement, j’ai cru comprendre qu’il y a eu un petit trou dans la raquette en 2021. (…) nous allons rétablir et mettre en place le côté automatique de ce versement pour 2022 (…) et une fois que c’est lancé, on regarde sur 2021 pour régulariser ce qui est à payer. L’important c’est que cette prime est due, voilà. »
(Verbatim complet sur simple demande)

Pourtant, sans nouveaux éléments concrets deux mois et demi après, nous avons dû (“deuxième service”…) renouveler notre alerte en rappelant les textes qui s’appliquent :
https://snj-francetv.fr/il-est-lor-monseignor/

Lors du CSE d’avril, une nouvelle question collective a été posée. Elle a reçu une réponse écrite surréaliste :
« La rétroactivité ne peut concerner que les périodes sur lesquelles les Gestionnaires de paye ont la main, soit sur la GTA soit sur les 16 dernières semaines soit début janvier 2022 ».

En clair, la direction prend 3 mois pour déclarer qu’elle ne peut agir que sur les 4 mois précédents.
C’est un peu comme faire bombance dans un restaurant en faisant exprès d’avoir oublié son portefeuille.

Ce revirement injustifiable scandalise le SNJ et aurait dû faire bondir les élus autour de la table.
Dans les réponses formelles faites en CSE, il ne peut y avoir “à boire et à manger”.

L’argument informatique est tout simplement HORS DE PROPOS.
La direction locale le sait, il y a toujours des moyens pour régulariser et, dans le cas présent, l’outil informatique est au contraire une aide précieuse pour recenser toutes les primes dues depuis 2021, voire avant.

Nous adressons une demande simple à la Direction :

Respectez les salariés (et leur pouvoir d’achat) !
Respectez l’accord collectif !
Respectez votre parole !

La Réunion, le 11 mai 2022