Mise en avant

Plateforme numérique France Bleu – France 3 : pour nous, c’est NON !

Lannonce du dernier gadget gouvernemental nest pas pour nous rassurer. Il sagirait de créer un « grand média numérique de la vie locale », c’est-à-dire un site commun aux réseaux France 3 et France Bleu, piloté par un groupement d’intérêt économique (GIE), avec une double gouvernance, dont les contours restent mystérieux.

Voilà que ce projet de rapprochement, qui avait échoué en début d’année, revient sous la baguette de la Ministre de la Culture, au mépris de l’indépendance et de la pluralité éditoriales du service public.

Au moment où la direction de la stratégie numérique de France 3 annonçait une réforme de ses sites régionaux, au moment où une nouvelle plateforme de France Bleu était annoncée, cette injonction gouvernementale remet tout en cause sans aucune concertation préalable avec les journalistes des deux entreprises.

Cette « offre numérique commune » devrait voir le jour en mars 2022, en pleine campagne présidentielle, ce qui, pour le SNJ, apparaît davantage comme une opportunité politique que comme une décision concertée et éclairée en matière d’audiovisuel public.

Les directions de Radio France et de France Télévisions ont beau répéter que les journalistes des deux réseaux garderont leurs contrats de travail, le SNJ s’interroge en cas de transferts de certains salariés vers une entité qui pourrait être moins-disante en termes de garanties sociales.

Et comment faire cohabiter un réseau de France 3, avec ses 13 régions, qui possède déjà des services dédiés au web, et celui de France Bleu, avec ses 44 locales, où les journalistes sont « tous contributeurs », épaulés par des équipes supports réduites ?

Cette distinction importante amène une série de questions sans réponse à ce jour :

  • Quid du pluralisme de l’information et du traitement d’une même actualité par les deux médias ?
  • Quelle sera la ligne éditoriale commune et qui la pilotera ?
  • Comment garantir l’indépendance des rédactions des deux entreprises ?
  • Quelle sera la hiérarchie de l’information de « la vie locale » ?
  • Cette plateforme vise-t-elle à faire disparaître les sites de France Bleu et de France 3 ?
  • Quels seront les moyens alloués ?
  • La publicité y aura-t-elle sa place, dans quelles proportions ?
  • Comment seront pris en compte les droits d’auteur des journalistes ?

Le SNJ dénonce un projet confus. Le développement numérique ne doit pas être prétexte à économies, ou vecteur de conditions de travail dégradées, alors que déjà, dans nos deux entreprises, la santé des salariés est malmenée.

C’est pourquoi le SNJ sera très vigilant pour défendre les journalistes de France Bleu et de France 3 et leurs missions de service public. Il se battra pour empêcher tout projet qui viserait, à terme, à fusionner les rédactions de l’audiovisuel public au détriment de l’emploi, mais aussi du pluralisme de l’information. Nos publics, internautes, auditeurs et téléspectateurs n’y ont rien à gagner, eux non plus.

Paris, le 22 novembre 2021

Mise en avant

Le transfert autoritaire des salariés à France TV Studio est abandonné

Ce matin, lors du Comité Social et économique du Siège, le secrétaire – au nom des élus – a fait la déclaration suivante :

Suite à une alerte pour danger grave et imminent, hier en CSE Central extraordinaire, la Présidente de France Télévisions a donné en partie raison aux élus des instances qui demandaient soit un retrait du projet de transfert des émissions produites en interne , soit un transfert des salariés de FTV SA vers FTV Studio sur la seule base du volontariat.

Cette deuxième option à été retenue. Le recours à l’article L-1224-1 du Code du travail qui permettait de transférer de force les salariés dans la filiale est abandonné, enfin ! Rien ne pourra se faire sans leur consentement.

Il aura malheureusement fallu un drame (la tentative de suicide d’une salariée) pour que les salariés concernés soient entendus et leurs représentants avec ! C’est bien une pitoyable conduite de projet qui a été stoppée hier ! C’est bien un mauvais projet également qui s’arrête ! 

Il va falloir désormais réparer les dégâts causés à ces salariés bien inutilement plongés dans le stress pendant plus de 6 mois. Il va falloir aussi préciser les conditions du volontariat et se pencher sérieusement sur le management pathogène qui a causé le drame.

Que cela serve de leçon à celles et ceux qui s’accrochent à des projets qui abîment les collectifs de travail et les personnes qui les composent.

Et que cela nous donne aussi confiance dans les combats à mener ! Sans cela, ils seraient tous perdus d’avance ! 

Bien sur le SNJ s’associe largement à cette déclaration. En séance, vos élus ont demandé que la direction prenne ses responsabilités au regard de ce cruel échec dans la conduite de ce projet. Et que celles et ceux qui ont défendu le transfert forcé pendant des mois tirent toutes les leçons de ce fiasco managérial et politique.

Paris, le 19 octobre 2021

Mise en avant

Transfert de salariés : Danger Grave et Imminent

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Voilà comment nous qualifions la situation de blocage dans laquelle la direction s’est installée dans le dossier des transferts de salariés de France Télévisions SA vers France Télévisions studio.

Mercredi 6 octobre, à la demande de la CSSCT (Commission santé, sécurité et conditions de travail) sous la houlette du secrétaire du Comité social et économique, nous étions réunis en CSE extraordinaire pour une alerte DGI (danger grave et imminent).

Une alerte pour interpeller en urgence la direction sur les risques psychologiques qui pèsent sur les femmes et les hommes concernés par ce transfert (plus de 80 salariés). La direction dit ne pas nier les témoignages que les élus ont produit en séance, mais pour autant propose un plan d’accompagnement inadapté !

Le souci n’est pas un manque de soutien psychologique, c’est bien le projet lui-même qui est nocif. Des témoignages validés par la médecine du travail en séance, ce qui est imparable pour la direction si elle était tentée de nier les propos des élus.

Le SNJ réitère donc sa demande claire et cohérente depuis le début. Ce projet doit être arrêté immédiatement ! De plus, les garanties données aux salariés et que la direction a communiquées par courrier individuel sont des garanties en trompe l’œil, car rien n’est dit quant à leur avenir si les émissions sont supprimées. Rien n’est dit non plus sur le régime appliqué en cas de licenciement !

Les élus du CSE siège, soutenus par le SNJ, la CGT, l’UNSA et la CFDT ont voté une résolution qui donne mandat au secrétaire du CSE pour qu’une enquête soit réalisée auprès des personnels en souffrance avec l’appui de psychologues indépendants. Le syndicat Force Ouvrière s’est abstenu, choisissant la voie de la négociation avec la direction, validant en quelque sorte le transfert.

La direction doit préserver la santé de ses salariés et mener toutes les actions nécessaires pour les protéger. Ce n’est pas le cas ici en maintenant ce projet, elle met clairement en danger des personnes qui se disent trahies, qui ont perdu toute confiance après avoir tant donné à l’entreprise ! Des détresses que vos élus SNJ ne laisseront pas dériver encore plus longtemps.

Paris, le 8 octobre 2021

Mise en avant

JT communs : le monde d’après ?

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL SNJ / CGT

Les salariés de France 3 Auvergne regrettent le projet de JT grandes régions, les week-ends de vacances, envisagé par la direction régionale.

Nous rejetons cette perspective qui éloignerait encore un peu plus le téléspectateur de son information locale. Pour preuve, pendant le confinement, le public n’a pas compris la logique de ces JT grandes régions qui n’en ont que le nom. Les retours ont été catastrophiques.

Notre mission de service public se joue 365 jours par an, week-ends compris. Nous nous devons d’offrir une information de proximité et de qualité. Hors confinement, depuis sa création, l’antenne auvergnate a toujours assuré cette continuité, en proposant des magazines le samedi et un JT des sports particulièrement suivi le dimanche soir.

Au fil des années, nous avons su construire et entretenir cette fidélité qui fait de France 3 Auvergne l’une des plus belles audiences du réseau. Un JT grande région, ne serait-ce que le week-end, serait très mal perçu par le public et les salariés.

Pour toutes ces raisons, nous considérons ce projet de mutualisation comme une aberration éditoriale, contraire à l’information de proximité si chère à nos yeux et à ceux de nos téléspectateurs.

Clermont-Ferrand, le 5 mai 2021

Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine

Le SNJ soutient les appels à la grève à Limoges et en Nouvelle-Aquitaine contre l’externalisation de nos émissions.

Pour des raisons techniques, il n’a pas pu s’associer à temps aux deux préavis concernant l’externalisation des émissions, et en particulier de celle de la fabrication de « Vous êtes formidables » les 30 novembre et 1er décembre.

Mais soyons clairs : notre syndicat soutient pleinement ce mouvement. Il encourage tous les salariés, journalistes et PTA, à faire grève sur la base des préavis :

  • de SUD à Limoges pour trois jours, à partir du 29 novembre ;
  • et/ou de FO, CFDT et CGT en Nouvelle-Aquitaine, pour le 1er décembre.

Il en va, à terme, de l’avenir de l’activité à la station de France 3 Limousin. Journalistes, PTA, tous dans le même bateau ! Le SNJ considère comme essentiel de pérenniser l’activité en interne, sur site, en Limousin comme sur toute la Nouvelle-Aquitaine.

Alors que la direction du Réseau France 3 se projette vers une « régionalisation » annoncée, avec le renforcement de l’information de proximité, c’est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble des salariés de Limoges et de Nouvelle-Aquitaine.

Fait à Limoges, le 26 novembre 2021

Elections du CSE de Malakoff : remerciements des candidats SNJ

Avec 31 voix dans le collège 2, la liste présentée par le SNJ obtient 15,20 % des suffrages et améliore ainsi sa représentativité dans l’établissement de Malakoff.
Leila Zellouma et Edwige Saint Thomas, élus sortants, sont à nouveau élus pour 3 ans au sein du comité social et économique (CSE) de Malakoff.

Le SNJ remercie les électeurs qui lui ont fait à nouveau confiance et qui par leurs votes lui permettront d’agir pour la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et la promotion d’une information de qualité.

Les résultats obtenus hier dans d’autres établissements du réseau des 1ères concernés par cette 1ère vague électorale – en particulier en Guyane et à Saint-Pierre et Miquelon – confirment la place du SNJ dans la représentation des journalistes au sein du réseau.

Intervenant un mois après ceux enregistrés en Nouvelle-Calédonie, ils sont de bons augures avant les scrutins dans le reste de l’entreprise prévus début 2022.

Malakoff, le 25 novembre 2021

Communiqué avec photos des candidats élus, ici :

Liminaire CSE Réseau F3 – « Ateliers bla bla etc… »

Il y a deux semaines, quelques heures après l’annonce par Roselyne Bachelot aux parlementaires de la création d’une offre numérique commune, la communication du réseau régional envoyait à l’ensemble des salariés un bien curieux message …….

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CSE Siège des 16 et 17 novembre 2021 : notre compte-rendu

Un CSE du siège très dense : polémiques lancées par la direction sur la carte de presse, le nombre de JRI en restrictions. Une demande d’expertise sur les abus du forfait-jour ! Le numérique en sous effectifs aux sports ! Et FTV dans les sables mouvants du Dakar en Arabie saoudite…

Lire ici la suite :