De Carolis et Bygmalion : le vice et la vertu

AA lettrine articlesExit de Carolis. Et voilà que le président Pflimlin sort, enfin, du bois. Dans un communiqué, le PDG souhaite informer les salariés de l’affaire Bygmalion. Bonne idée. Les journaux de France Télévisions étant étonnamment silencieux sur le dossier. Le SNJ est partie civile dans cette affaire. Il suivra avec vigilance l’instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke.

Mais d’ores et déjà, nous sommes très inquiets des révélations de nos confrères, de la presse écrite et de la radio, sur ce volet sulfureux de l’affaire Bygmalion. Quatre membres de l’ancienne présidence sont concernés, et l’affaire touche également l’équipe actuelle. Le président Pflimlin a communiqué aux salariés sa vision d’un dossier que la justice instruit. Une vision teintée d’anti-syndicalisme primaire. C’est son choix.

Mais le SNJ ne lui reconnait pas le droit de nous interdire d’exprimer notre point de vue. Ni de constater les conséquences catastrophiques pour la réputation de notre entreprise. Si la suite de l’affaire venait à mettre en cause nos actuels dirigeants, le SNJ saurait se faire entendre. Comme d’habitude. Sans dénoncer, sans se tromper de combat. Parce que le service public doit retrouver une exemplarité, mise en examen depuis peu par un juge d’instruction.

Paris, le 6 juin 2014