CSE Réseau régional des 8 et 9 juillet 2020 : notre compte-rendu

DES ECONOMIES : ENCORE ET TOUJOURS !

FTV dans le rouge 

« Ne faisons pas de prédiction car le pire n’est jamais sûr », prophétise Laurence Mayerfeld en ouverture de ce nouveau CSE extraordinaire post confinement.

Les élus sont revenus sur le constat alarmant fait en CSE central et laissant apparaître un déficit important après report de charges qui allourdit FTV après l’épisode Covid.

Rien ne permet d’affirmer à ce jour si la réforme de l’audiovisuel public sera menée à terme par la nouvelle ministre de la culture, mais le déséquilibre pèsera inévitablement aussi sur les finances du réseau France 3.

Un réseau, rappelons-le, représente un tiers de FTV et le SNJ avertit déjà la direction sur les dangers de la mutualisation et des économies qui nous guettent… Sous-entendu les économies se feront d’abord là où il y a l’emploi. Mais le SNJ prévient qu’il faut se méfier des dangers de la mutualisation à tout crin.

Après le PCA et le PRA voici le PRNA ou plan de retour normal à l ‘activité 

Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire au 10 juillet, le réseau prône un retour à la normale dans toutes les antennes avec, fait important, la pratique du télétravail amenée à se poursuivre par dérogation sur deux jours hebdomadaires pendant l’été.

Pour autant, et voilà la nouveauté, pour tous ceux « qui ne souhaitent pas revenir sur site ou ne peuvent pas revenir : il y aura une tolérance jusqu’à la fin de leurs congés », annonce la direction.

Une négociation va s’ouvrir sur le sujet à la rentrée. D’ici là, les salariés qui souhaitent rester en télétravail devront obligatoirement formaliser leur situation par une négociation individuelle entre eux, leur chef de service et la DRH.

Nouveauté post confinement : certaines rédactions mutualisent leurs monteurs pendant l’été par le montage à distance. La conséquence est le maintien de conditions de travail dégradées pour les rédacteurs et les monteurs concernés.

A toutes fins utiles, le SNJ suggère aux consœurs et confrères d’exiger la prime BAV au prorata du nombre de sujets à monter à distance. Si ce type de montage devait perdurer et se généraliser, de nombreuses tensions ne manqueraient pas d’apparaître. Pour mémoire, c’est en mettant en avant les difficultés réelles liées à ce type de montage dans les bureaux excentrés que la direction proposait de généraliser le montage par les journalistes…

Est-ce un effet secondaire qu’espère cette direction pour convaincre nos collègues de se mettre au montage ? Nous espérons qu’elle ne joue pas ainsi aux apprentis-sorciers !

Port du masque obligatoire, mais quel type de masque pour les équipes sur le terrain ?

Pour le port du masque obligatoire, la direction veut annexer cette obligation au règlement intérieur mais les élus demandent des précisions et des ajouts.

Ceux qui refusent de le porter s’exposent à des sanctions allant de l’avertissement au blâme, selon Olivier Godard, le DRH réseau. C’est ainsi qu’un journaliste à Orléans, qui ne portait pas de masque en salle de départ, mais l’avait en mains parce qu’il ne pouvait pas le porter en raison d’une gêne respiratoire, a été convoqué à un entretien préalable à une sanction !

Pour le SNJ, il faut trouver un mode opératoire intelligible pour cette obligation et ne pas rajouter des tensions et des risques psychosociaux inutiles. Après tant d’atermoiements de la direction à mettre en place les protections nécessaires pour les personnels, cette orientation très « disciplinaire » pour faire respecter les mesures sanitaires nous paraît vraiment précipitée.

Pour les équipes sur le terrain, après l’absence de masques et de distances sociales souvent constatée lors de regroupements pour les élections municipales entre autres, nous demandons de nouveau que les journalistes et techniciens puissent dorénavant avoir à leur disposition des masques FFP2, tout comme les maquilleuses, afin de mieux se protéger lorsque cela s’avère indispensable. 

Nous avons donc réaffirmé notre demande exprimée en CSSCT et lors du dernier CSE : les masques chirurgicaux ou en tissu fournis par l’entreprise ne suffisent pas à protéger en cas de rassemblements ou de situations imprévisibles où les gestes barrière ne peuvent pas être respectés. Nous insistons sur la mise à disposition de ces masques FFP2, quitte à ce que celle-ci soit consignée dans un registre. 

La directrice du réseau, au fil des instances, a fini par nous entendre. Elle reconnaît la légitimité de notre demande, mais pour le moment elle reste sur une posture très hiérarchique pour juger de l’opportunité d’utiliser ces masques. Sous prétexte qu’au début de la crise sanitaire plusieurs centaines de masques de ce type auraient été détournées, Laurence Mayerfeld souhaite confier la décision du choix de l’utilisation des masques FFP2 à l’encadrement en amont du départ en reportage… alors que selon nous, son utilisation relève principalement de l’imprévisible. Cela doit donc faire partie des équipements de sécurité présents dans les véhicules de reportage.

Suite au prochain CSE… car nous ne lâcherons pas sur les mesures nécessaires à la juste protection des équipes de terrain.

Relocalisation au pas de charge à Tours 

La relocalisation de la locale de Tours, après celle de Perpignan, dans des secteurs périphériques du cœur de ces villes, n’en finit pas de nous interroger. Là encore, nous apprenons que les personnels sur place ne sont informés que dans la phase finale du projet, lorsque les décisions de principe sont arrêtées par la direction sans échange préalable avec les équipes concernées.

A Tours, malgré plusieurs interrogations pertinentes sur le calendrier des opérations de relocalisation, aucun argument n’a été entendu. Le bail a été signé début juin en toute hâte sans attendre l’issue des élections municipales qui aurait pu laisser présager un autre avenir des locaux existants de ce qui fut la première locale de France.

Pourquoi déserter le quartier des Halles en plein centre-ville, très adapté à la couverture de l’actualité de proximité, pour une zone tertiaire, excentrée et beaucoup moins bien desservie par les transports en commun ?

De plus, la configuration des nouveaux locaux laisse à désirer sur plusieurs points, comme par exemple une salle de rédaction couloir. Ce modèle, particulièrement critiquable après la crise sanitaire du Covid 19, se retrouve pourtant dans tous les plans présentés en CSE ces derniers mois.

Nous avons aussi fait remarquer à la direction que les aménagements prévus ne prévoyaient pas les sanitaires privatisés, pourtant indispensables à une hygiène sûre par temps de pandémie. De la même façon, nous avons souligné l’absence de douches, ce qui pourrait pourtant favoriser l’usage du vélo pour venir au boulot… Même s’il est bien difficile de se faire entendre, vos représentants SNJ persistent à remettre en cause ces plans-types dans les phases projet de ces aménagements, espérant que la direction prenne en compte les nouvelles conditions de travail dans un nouvel environnement. Est-il possible qu’elle ne modifie rien de ces projets d’aménagement très formatés qui ignorent les risques pandémiques et le réchauffement climatique… ? Nous jugerons au résultat!

Rapport de la commission Economie-structure : des finances en berne  

Même si le budget est en hausse dans le réseau, certaines régions ont diminué leurs ETP, comme en Normandie, Centre Val de Loire et Paris Ile-de-France. 

Le directeur financier du réseau a confirmé que FTV et le réseau seront « dans le rouge » à cause des pertes de recettes publicitaires (- 4 M € au cours des 4 derniers mois pour le réseau et – 50 M € pour l’entreprise) que « la situation financière du groupe sera en déséquilibre, et qu’il n’y aura pas de budget rectificatif ». 

De plus, les économies glanées sur les frais de mission et transports (1 M €)… ne suffiront pas à freiner l’hémorragie mais sans doute à verser les fameuses primes covid promises par Olivier Godard d’ici la fin de l’année aux travailleurs du confinement sur propositions des managers.

Des primes opaques, aux conditions d’attributions non définies qui ne manqueront pas de faire des déçus et ranimeront des rancœurs dans les rédactions.

Interrogée sur la méthode de distribution de cette prime, la DRH du réseau a déclaré qu’aucun critère ne serait établi avant distribution. La prime sera entièrement à la main des chefs de services, ils auront toute liberté pour la distribuer. Pour ceux qui s’interrogent sur le monde d’après, l’annonce est fracassante. Cet argent qui devait servir aux mesures collectives passe à la discrétion de l’encadrement. Au final, un nouvel effet d’aubaine pour la structure bureaucratique de France télévisions qui, décidément, n’en rate aucun. Difficile de faire plus réactionnaire et rétrograde.

Autre info donnée par la directrice du réseau : le contrat d’objectifs et de moyens de Nouvelle Aquitaine sera reconduit mais elle doute sur son niveau de financement, sans compromettre pour autant la continuité de la chaîne web NoA.

7 régions n’ont toujours pas signé de COM à ce jour.

Une convention très attendue a été signée entre FTV et Radio France au cours du mois de juin.

Laurence Mayerfeld indique seulement qu’un paragraphe mentionne la question des droits d’auteurs auxquels le SNJ était sensible.

Nous n’en saurons pas plus tant est grand le secret qui entoure cette convention commerciale dont les grands traits nous seront peut-être dévoilés au prochain CSE de septembre. La direction nous avait pourtant promis la transparence la plus totale.

Les régies, qui pour certaines comme à Toulouse sont hors d’âge. C’est bon pour le whisky mais moins pour les régies. Une mise à jour, à minima, doit intervenir prochainement pour qu’elles deviennent HD.

Du bricolage qui apportera, on s’en doute son lot de mauvaises surprises à l’antenne. 

Le renouvellement complet se fera avec plusieurs appels d’offres étalés dans le temps. Laurence Mayerfeld nous explique que le matériel évoluant très rapidement et n’ayant pas la possibilité ni la volonté de toutes les renouveler en même temps, il faudra encore patienter.

Une logique implacable, plus on attend et plus le matériel sera récent. 

Mais est-ce bien raisonnable de prévoir 5, 6 ou 7 ans d’attente pour le renouvellement de toutes les régies qui pour certaines sont d’ores et déjà au bout du rouleau…

Petit rappel, Canal plus a commencé sa diffusion en HD en 2006, c’était il y a 14 ans.

Ce retard de technologie que l’on peut qualifier aujourd’hui de considérable joue totalement en défaveur de notre antenne et nous handicape. La concurrence commence à se positionner sur la 4K et, ironie du sort, la marque Canon sort aujourd’hui son photocam 8K à 3700 euros TTC. 

Pour le SNJ, il nous faut sortir de la SD et vite ! Ça presse. 

Emploi-formation en mode économie 

La commission a mis en évidence un écart négatif de 152 460 € du coût des formations par rapport à ce qui était prévu.

Il est important de savoir que les formations e-learning sont comptabilisées comme des formations à part entière.

Les métiers en tension et les métiers en décroissance doivent faire l’objet d’une attention particulière. Notamment pour les scriptes et les personnels de plateaux qui ont particulièrement été mis à mal pendant le confinement, la commission demande une revalorisation de ces métiers et un accompagnement de ces salariés par la formation professionnelle.

Une interrogation persiste sur le décalage entre le bilan de formation plutôt de bon cru et les retours de salariés qui demandent depuis plusieurs années les mêmes formations sans les obtenir.

Il serait intéressant de connaître le taux d’acceptation des demandes de formation des salariés, chiffre plusieurs fois demandé et jamais obtenu.

Nous ne connaissons toujours pas le cadrage des comblements de postes qui se chiffrent à 327 dans le réseau à l’horizon 2022.

143 départs en 2019 contre 79 en 2020 dans le cadre de la RCC

Cette question sera d’ailleurs mise à l’ordre du jour du prochain CSE de septembre, la direction nous promet des chiffres précis car elle s’est montrée incapable de répondre sur ces points.

La pression s’exerce, selon la commission, sur les opérationnels qui ne sont toujours pas remplacés. On assiste à une augmentation conséquente des heures supplémentaires.

Le SNJ dénonce cette suppression d‘ETP sans savoir de quoi sera fait demain notamment avec la régionalisation reportée pour janvier prochain.

Le manque d’information sur les objectifs de transformation de l’entreprise, et de fait sur l’avenir des emplois et des métiers, pèse lourd sur le moral des troupes. Le gel des postes dans pratiquement tout le réseau, y compris sur des postes en tension, est incompréhensible.

La commission souligne que le réseau France 3, qui représente 35% des effectifs de France télévisions, contribue à hauteur de 327 départs, alors que France télévisions compte 795 départs prévus, soit 41,13 % des départs rien que pour France 3.

Prochain CSE les 9 et 10 septembre en présence de tous les élus à Dijon.

Vos élus et RS SNJ au CSE réseau vous souhaitent de bonnes vacances et un bel été.

Jean -Manuel Bertrand, Francois Ollier, Thierry Will et Hervé Colosio

La crise n’est pas la réponse à tout !

PREALABLE CSE CENTRAL 1er JUILLET 2020

Madame la présidente,

Lors de la séance du CSE Central du 15 avril dernier, le sort de France 4 et France Ô avait été abordé et vous aviez alors précisé que les décrets concernant les fermetures de ces deux chaînes n’étaient pas encore signés. Nous pouvions donc espérer un maintien de ces chaînes sur la TNT ! A l’époque, il faut l’avouer, nous étions très loin de penser qu’il faudrait attendre jusqu’au mois de juillet pour connaître les arbitrages de Franck Riester ! Enfin, au point où nous en sommes, il faut envisager que ce soit un autre ministre de la Culture qui annonce la décision du gouvernement, dans les prochaines semaines…

D’ici là, les salariés de France Télévisions, en particulier ceux qui travaillent pour ces antennes, ont le sentiment d’avoir été placés « en attente » pendant deux mois et demi, puis d’avoir été oubliés par nos interlocuteurs. Ce retard, personne ne semble vouloir l’assumer puisque le ministre de la Culture indiquait aux organisations syndicales, fin mai, qu’il venait tout juste de recevoir les documents lui permettant de prendre une décision motivée.

Même si la direction tente d’accompagner et de soutenir les équipes de France4 et France Ô, c’est indéniable, ce retard aura mis une pression inutile sur les équipes. Un stress supplémentaire qui sera plus facile à évacuer si France 4 et France Ô sont maintenues sur la TNT, ce que nous espérons toujours. Dans le cas contraire, cette attente inutile aura été un épisode pénible, un de plus, dans la gestion de ce dossier.

Autre attente difficilement supportable, celle que subissent des milliers de salariés non-permanents de France Télévisions. Fin mai, trois organisations syndicales représentatives ont signé avec la direction un accord sur la mise en place d’un fonds de soutien. Nous sommes maintenant en juillet et de très nombreux CDD, pigistes ou intermittents n’ont toujours pas reçu le moindre message personnel, le moindre mail pour confirmer leur éligibilité au fonds de soutien. Nous regrettons une nouvelle fois que la direction affiche, depuis trois mois, une telle différence de traitement entre ses salariés permanents et les autres.

Incertitude aussi pour les salariés qui travaillent dans les stations, en outremer, en régions ou au Siège. Le retour à une situation normale, ou quasi normale, c’est pour quand ? La reprise d’activité liée aux élections municipales n’a pas permis de lever les doutes sur la place du télétravail ou sur le retour à des méthodes de travail traditionnelles, notamment en montage ou en production. Le calendrier de reprise progressive est encore flou dans de nombreux sites, et il est trop rarement construit avec les salariés et leurs représentants. Sans oublier que des mauvaises habitudes se sont installées, notamment un « casting » imposé trop souvent aux équipes des éditions nationales d’information. Il nous faut l’assurance que cette pratique insultante, humiliante, qui divise les équipes, cesse à l’avenir. Elle a créé énormément de traumatismes à un moment où chacun participait du mieux possible aux efforts dans le cadre de notre mission de Service Public. Un directeur mal inspiré a même osé la comparaison, en parlant de salariés, entre des « 2CV et des Ferrari ». Une expression scandaleuse qu’il aurait dû laisser au garage. Des centaines de salariés sont donc appelés à partir en vacances dans les prochains jours sans vraiment savoir dans quelles conditions ils reprendront le travail.

Inquiétude enfin pour l’avenir de l’emploi au sein de France Télévisions. En 2019, la direction avait annoncé un plan de recomposition des effectifs de l’entreprise étalé jusqu’en 2022 mais aujourd’hui, nous voyons surtout les départs et quasiment pas les recrutements. Or, sans une politique ambitieuse de recrutement, comment « recomposer » les effectifs, équilibrer la pyramide des âges et soutenir les projets de développement ? Le SNJ avait négocié mais n’avait pas signé la version finale de l’accord de mai 2019, estimant que les garanties sur les recrutements étaient trop faibles. A ce stade, nous déplorons que l’application de l’accord nous donne raison, et nous craignons que la crise sanitaire devienne un prétexte.

Toutes ces questions en suspens s’ajoutent évidemment à l’incertitude autour de la gouvernance de France Télévisions, mais celle-ci revient tous les cinq ans et elle fait partie de la vie de l’entreprise. En revanche, nous souhaitons que tous les sujets essentiels que nous venons de citer soient abordés et débattus sérieusement au cours de ce CSE Central. La crise sanitaire ne fait pas encore partie de notre passé, elle pèse encore sur le présent, mais elle ne peut pas justifier durablement toutes les incertitudes qui affectent aujourd’hui France Télévisions et ses salariés.

Paris, le 1er juillet 2020

CSE Siège du 25 juin 2020 : notre compte-rendu

« A France TV, le service des Sports est un bastion sexiste »

C’est ainsi que Mediapart titre son article sur la direction des Sports. Une enquête de plusieurs semaines qui fait suite aux déclarations dans le journal L’Equipe d’une ancienne journaliste du service. Mediapart a recueilli de nombreux témoignages qui confirment l’existence de comportements sexistes, notamment au sein de la rédaction (voir notre texte du 26 juin: Direction des Sports — Après l’enquête et le constat, nous exigeons des actes !

Un article paru le jour même où le rapport du cabinet indépendant Interstys a été présenté aux équipes du service et à la commission « égalité professionnelle et lutte contre les discriminations » du CSE. La direction de France Télévisions avait en effet décidé de confier à ce cabinet une enquête sur les suspicions de harcèlement et de discrimination aux Sports.

Alors évidemment, cela a été le point fort de ce CSE.

« Il faut être intransigeant et ne pas laisser des situations intolérables perdurer », annonce le directeur des Sports, Laurent-Eric Le Lay. L’objectif affiché est « que le Service des Sports soit exemplaire, je m’y engage personnellement ». Quand on entend les conclusions du cabinet Interstys et quand on lit l’article de Mediapart, on comprend qu’un gros travail est nécessaire. Rappelons que le SNJ exige depuis des années que ce travail soit mené! 

Pour y parvenir, le DRH du secteur, Olivier Pinson, a détaillé un plan d’actions individuelles et collectives. Formations obligatoires destinées à tous (encadrement compris), groupes d’échange et de parole, entretiens professionnels, cellule d’écoute en présentiel dans le service.
Les faits de harcèlement (pas uniquement moral) et de possibles discriminations avec implication sur la carrière ne semblent pas niés par la direction. Mais Laurent-Eric Le Lay nous dit être déterminé à y mettre fin, tout comme aux propos et comportements sexistes.

Quant à une féminisation de la rédaction (7 femmes titulaires aujourd’hui, sur un effectif d’une soixantaine de journalistes), « la situation actuelle ne permet pas forcément des embauches immédiates »,selon la direction, mais elle annonce qu’elle fera un gros effort sur l’appel aux consultantes sportives pour certains événements.

Ce dossier a évidemment ému les élus du CSE, d’autant qu’il intervient un an après celui de la rédaction numérique de Franceinfo. La question du harcèlement et du sexisme à France Télévisions n’est clairement pas l’affaire d’une génération ou d’un service en particulier.

D’autres faits, comme les méthodes de management brutales observées ailleurs dans l’entreprise, sont également inadmissibles et nous les condamnons fermement. Les élus SNJ seront extrêmement attentifs à la mise en place des mesures annoncées à la direction des Sports et à l’accompagnement des salariés. 

Vers un retour à la normale ?

La présence sur site augmente doucement, pour atteindre ces derniers jours 900 collaborateurs et environ 150 prestataires. Toutes les emprises sont rouvertes, sauf en Guyane où des cas avérés de Covid ont conduit à des quatorzaines.

Le Siège compte aujourd’hui 3 malades, 273 sont guéris depuis le début de la pandémie.

La règle demeure d’éviter toute concentration et croisement de personnels, d’où des parcours fléchés et des entrées-sorties distinctes dans le bâtiment. Sur ce dernier point, nous regrettons toutefois que le nombre de portes d’accès n’ait pas été augmenté pour éviter des détours.

Quant au restaurant, arrêt du zonage et accès à tout l’espace, avec toutefois un nombre limité à chaque table.

Pour les travaux de réaménagement, arrêtés depuis de longs mois déjà, pas de redémarrage au mieux avant septembre.


Et demain ?

Environ 20% de présence sur site en ce moment, l’objectif est de passer à 30% à la mi-juillet, fin de la période d’urgence sanitaire. Après les vacances d’été, tous les personnels devraient retravailler en présentiel. Ils y retrouveront leurs beaux openspaces, dont le principe n’est pas remis en cause par la direction, qui se contente de mettre en avant les séparations en plexiglas pour limiter les contaminations.
Et puis cette fois, Madame Sobry nous l’assure (elle est en charge de la sécurité), France Télévisions est prête à affronter une éventuelle deuxième vague. L’expérience est là, les stocks sont conséquents. Du gel, des masques en tissu (90.000 de plus disponibles pour septembre), sans compter des modèles plus filtrants (type FFP2) réservés à des situations plus spécifiques. Justement, les élections municipales et les meutes de journalistes autour des candidats étaient une bonne occasion de s’en servir. Or, malgré notre demande auprès de la direction de l’info de veiller à ce que les équipes du Siège, des bureaux en régions et de France 3 en disposent, pas de réponse. Outre les antennes, les pirates informatiques ont peut être bloqué leurs messageries !

Et pour finir, va-t-on assister à la disparition des opérateurs-prompteurs ?

Demain, Télématin va devoir s’en passer, soit deux postes supprimés (un reclassement et un départ).
Alors, est-ce le début de la fin pour tous ces personnels ? Si la direction nous assure qu’ils seront maintenus pour les journaux, pouvons-nous la croire sur parole ?

Souvenons-nous du Soir 3 où des postes d’assistants n’ont pas été maintenus, alors qu’à l’époque on nous jurait le contraire !

Paris, le 29 juin 2020

CSE Réseau régional du 12 juin 2020 : notre compte-rendu

Ce CSE extraordinaire avait pour point essentiel d’exposer la suite du PRA, le plan de reprise d’activité tant attendu par bon nombre de salariés et de téléspectateurs soucieux d’une information de proximité enfin déconfinée. Voir le liminaire lu en CSE par les élus SNJ.

Ce PRA à géométrie variable est valable jusqu’au 28 juin et il devrait prendre fin avec les soirées électorales.

La direction du réseau a bon espoir d’enchainer ce PRA avec un plan de normalisation de l’activité envisagé pour la période du 29 juin jusqu’à la rentrée.

Pour ce PRA qui entre en vigueur lundi 15 juin, la direction a établi un modèle unique sur lequel chaque direction régionale s’est calquée avec plus ou moins d’audace.

Ce déconfinement se poursuit à pas comptés avec une centaine de salariés de plus en moyenne par emprise, mais des questions subsistent comme pour les salariés vulnérables ou le télétravail. Des questions aussi avec plusieurs éditions locales toujours privées d’antenne !

Cette consultation très formelle des élus du CSE s’est bornée à une brève description des évolutions d’effectifs où la direction évoque une reprise normale fin juin à condition que l’épidémie ne reprenne pas, balayant ainsi d’un revers de manche les remarques et les critiques formulées par les élus.

Laurence Mayerfeld a beau rappeler que les DR ont l’autonomie pour édicter les PRA, chacun dans sa région, il n’empêche que depuis le début de la crise les plans se succèdent dans l’improvisation sans anticipation des événements.

Fonctionnement du CSE

Pour pourvoir au remplacement de membres de commissions démissionnaires sont désignés :

  • Jean-Manuel Bertrand (SNJ), pour la commission économie et structure ;
  • Thierry Pujo (CGT) et Laurence Romet (FO), pour la commission emploi et formation ;
  • Elisabeth Braconnier (CGT), pour la commission antennes et info.

Vote des élus pour le départ de Philippe Bard dans le cadre de l’accord de RCC : 9 voix pour, 16 abstentions. Les élus et la direction ont salué le départ de l’entreprise de notre élu titulaire SNJ dans le cadre de l’accord de rupture conventionnelle collective.

Le SNJ salue le journaliste, le syndicaliste et l’ami, pour son engament syndical et son regard toujours avisé sur l’entreprise, la profession et les évolutions de la société dont il a été le témoin durant sa carrière professionnelle.

Prochains CSE les 24 juin et 8 juillet, prochaine CSSCT le 17 juin, toujours en visioconférence.

Vos élus et RS SNJ : Jean-Manuel Bertrand, François Ollier, Thierry Will et Gilles Bernard.

CSE réseau régional France 3 du 12 juin 2020 : liminaire du SNJ

FIN DU CONFINEMENT DE L’INFORMATION DE PROXIMITEENFIN !

Le SNJ se félicite de la reprise d’activité. Une reprise partielle, une reprise tardive, un mois après le déconfinement du pays, mais une reprise réelle. Et il était temps ! Pour nos téléspectateurs, mais aussi pour les salariés, qu’ils soient en CDI ou en CDD.

Ce confinement a apporté plusieurs éléments de réflexion, liés notamment à des audiences fortes. Des audiences qui confirment la capacité de la télévision à rassembler un large public.

Oui, la télévision est toujours un vecteur de lien social et les téléspectateurs sont attachés à une information de proximité. Ces audiences sont à conjuguer avec les pratiques liées aux nouvelles technologies. Des pratiques qui soulignent le besoin de participation du public. Internet et télévision ne s’opposent pas, mais se complètent.

Aujourd’hui le déconfinement de l’info de proximité amène son lot de questions. L’état d’urgence sanitaire est maintenu jusqu’au 10 juillet, ce qui permet à France Télévisions de continuer à imposer le télétravail.

Un télétravail avec ses avantages : moins de déplacements, gains de temps et de concentration, voire amélioration de la relation travail/famille pour certains.

Mais un télétravail qui, pour d’autres, a de nombreux inconvénients : privation de contact physique, d’échanges informels, d’interactions, d’expressions du visage. Des disparitions qui dégradent parfois considérablement l’exercice de l’activité : fatigue, baisse de concentration, solitude face à une surcharge de travail ou à des consignes floues.

Alors dans l’immédiat, nous avons des questions qui appellent des réponses concrètes de la direction :

– Pour les salariés vulnérables. Un certificat d’isolement médical  permettait jusque-là de les maintenir en télétravail. Pourtant aujourd’hui des cadres de FTV sollicitent des arrêts maladies et remettent en cause ce qu’ils accordaient encore hier.

– Pour des salariés qui souhaitent reprendre le travail sur site. Le SNJ soutient leurs demandes et à toutes fins utiles rappelle à la direction qu’elle doit des indemnisations pour les frais engagés par le télétravail.

Pour les élus du SNJ, le montage boite noire dans les voitures, sur les parkings des antennes doit cesser après plus de 3 mois de pratique.

Les reporters vivent mal cette situation commandée pour des raisons épidémiques mais ces raisons tendent à s’estomper aujourd’hui. Les équipes de tournage doivent pouvoir revenir sur les sites.

A cette fin, la direction doit tout mettre en œuvre dans les emprises afin de faciliter le travail sur site : parcours de circulation adaptés à chaque antenne, cloisonnement des lieux partagés, protection individuelle des salariés en présentiel et surtout repenser dans un avenir très proche les espaces de travail comme les openspace qui ont montré toutes leurs limites pendant la crise sanitaire.

Les jours qui viennent ne sont ni bons, ni mauvais, ils sont incertains. Et l’incertitude peut être une chance autant qu’une difficulté. Il n’est pas inutile de réfléchir ensemble à un après constructif et solidaire.

Ce qui fera la différence c’est notre capacité à réfléchir ensemble ! Cette fameuse intelligence collective qui semble tant inquiéter nos dirigeants…

Paris, le 12 juin 2020

Le CSE Réseau : victime collatérale du coronavirus

On savait déjà qu’une instance représentant toutes les régions de France 3 ne pourrait pas répondre à la diversité des situations et des problèmes rencontrés dans toutes nos antennes. Le SNJ avait d’ailleurs défendu jusqu’au bout l’idée de CSE par grandes régions.

On vient, pendant cette crise, d’avoir la démonstration navrante de son incapacité de gérer les situations urgentes qui lui sont remontées aussi bien dans l’exceptionnel que dans le quotidien.

La moindre interpellation, la moindre sollicitation des élus est reçue avec méfiance ou dédain, voire un excès d’autoritarisme par la direction du réseau régional. Entre des élus RP trop peu nombreux dans chaque antenne et un CSE central trop éloigné du terrain, les interventions des élus du CSE réseau devraient permettre de résoudre les problèmes concrets, mais ils ne sont pas reconnus comme des interlocuteurs légitimes par la direction, avec lesquels elle accepterait d’amender, de modifier, ou d’assouplir certaines de ses décisions.

Exemples : rien sur l’encadrement du télétravail, rien sur un réaménagement des espaces de travail devenus inadaptés, rien sur les conditions de fabrication des journaux télévisés en mode toujours dégradé.

Autre exemple en date : le plan de reprise d’activité (PRA).

L’annonce gouvernementale de la date des élections aura donc suffi pour donner un brutal coup d’accélérateur au déconfinement de l’information régionale.

Ce plan de reprise d’activité a bien été accouché dans l’urgence. Ce qui n’était pas possible il y a quelques jours encore l’est donc devenu comme par magie ! Ce nouveau plan de secours autorise un nombre maximum de salariés plus élevé sur les différents sites et deux à trois équipes de reportage supplémentaires par antenne dans un premier temps. Mais sa mise en application ne va pas au-delà du 15 juin.

Et après ? Rien de plus pour l’instant !

La direction du réseau continue de brandir l’étendard de la précaution. Des débats électoraux sont pourtant programmés durant deux semaines.15 éditions locales sur 20 sont amenées à rouvrir. Mais là s’arrête la présentation du dispositif.

De l’arrêt pur et simple durant 2 mois à une édition mutualisée grande région sur le thème des solidarités, les locales vont donc subir un nouveau confinement mais pour cause d’économies, celui-là sera sans lien direct avec un quelconque risque sanitaire !

Journaux hybrides, locales à l’état léthargique, élus laissés sans réponse, les salariés du réseau régional sont en droit d’attendre beaucoup plus de la part d’une direction qui bredouille un monde d’après qui ne soit pas, souhaitons-le… celui d’avant… en pire.

le 3 juin 2020

CSE réseau France 3 du 29 mai 2020 : liminaire du SNJ

Nous nous retrouvons une nouvelle fois dans ce CSE, siégeant en session extraordinaire. Les élus du SNJ remercient la direction du réseau d’avoir accepté d’avancer la date de cette instance… bien qu’on aurait pu s’attendre à ce que cette direction le propose elle-même, surtout quand il s’agit de débattre d’une nouvelle organisation du travail, comme la réglementation vous l’impose.

Nous retiendrons donc que dans cette crise liée au coronavirus, les élus du CSE n’auront pas été consultés véritablement sur le plan de continuité d’activité de l’entreprise. Et qu’ils ont failli être informés du plan de reprise de l’activité… le lendemain de la reprise !

Quant aux documents reçus hier, ils font état noir sur blanc du détail des processus de reprise au 2, puis au 8 juin, dont les précisions ont déjà été faites dans les instances de proximité, voire même dans les réunions de rédactions et d’antenne… En revanche, rien dans ces documents pour l’après 14 juin… Rien sur les débats électoraux, rien sur le redéploiement des effectifs en vue des élections, ni sur les moyens octroyés pour organiser notre couverture.

Dans certaines réunions des Représentants de Proximité, il a été précisé par les directeurs régionaux que les informations détaillées de la reprise à partir du 15 juin seraient données en priorité aux élus du CSE… Pour l’instant les documents reçus n’en font aucunement mention.

Par ailleurs, les élus ont appris la liste des 15 éditions locales appelées à recommencer leur diffusion à partir du 15 juin dans un document de la direction de la communication à destination des médias spécialisés… C’est par voie de communiqué de presse que nous découvrons vos arbitrages !

Décidément la direction de France Télévisions a fait le choix de privilégier la communication extérieure plutôt que d’informer d’abord les salariés et leurs représentants.

Les élus du SNJ demandent à la direction du réseau que cette instance du CSE ne soit pas une chambre d’enregistrement de décisions qui sont capitales pour notre entreprise. Les élus de cette instance ont fait beaucoup d’efforts et déployé beaucoup d’énergie depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons voulu, au-delà de nos propres difficultés sur le terrain et sur les différents sites, maintenir un nécessaire dialogue social.

Nous demandons donc à être traités comme de véritables interlocuteurs qui puissent amender, proposer, modifier un plan de reprise, qui soit surtout équitable et compris par tous.

Le 29 mai, 2020

Liminaire du SNJ au CSE de Malakoff

– REUNION DU 7 NOVEMBRE 2018 –

Malakoff, le « hub » parisien du réseau ultramarin, retrouve en ce jour une instance de plein exercice. La parenthèse des sept années de représentation des personnels du site à travers le Comité d’établissement du Siège se referme avec la mise en place de ce CSE distinct.

Cette autonomie retrouvée intervient dans un moment critique.

Moment critique d’abord parce que les ordonnances Travail, en faisant disparaitre CE, CHSCT et DP au profit d’une instance unique – le CSE – ont pour conséquence de réduire mécaniquement les lieux et les temps dédiés à l’exercice du dialogue social ;

Moment critique ensuite parce que le découpage du périmètre de l’établissement de Malakoff a laissé de côté plusieurs dizaines de salariés qui travaillent ici parmi nous mais relèvent pour leur part du CSE du Siège ;

Moment critique enfin parce que ce changement intervient après l’annonce  officielle de la fermeture de la chaîne France Ô courant 2020.

En 1997, au moment de quitter le seizième arrondissement de Paris pour s’installer à Malakoff, les élus du CE de l’époque ont veillé à ce que le nouvel immeuble conserve le nom de Pierre Bourdan.

Par ce geste, ils voulaient à la fois honorer la mémoire de cette voix de la France Libre et signifier la permanence des missions confiées à la communauté de travail qui les avait élus.

En 20 ans cependant, beaucoup de choses ont changé.

Changements techniques avec la TNT ici et là-bas, et – partout – l’émergence du numérique.

Changements juridiques avec l’entrée de RFO en 2004 dans la holding France télévisions, puis en 2009 dans l’entreprise unique.

Changements de caps avec la valse-hésitation autour du concept de diversité et de la priorité à l’Outre-mer.

Depuis 20 ans,  de RFO Sat à France Ô, en radio, en télé, sur internet, les équipes de Malakoff ont dû plus qu’ailleurs subir les incohérences de la tutelle, la condescendance de certains dirigeants de l’entreprise, le manque d’anticipation de la plupart d’entre eux.

En dix ans, les effectifs du site sont passés de 500 à 400 salariés.

Après la fermeture de l’AITV en 2014, voilà donc venue l’heure de France Ô.

À qui le tour demain ?

En dialoguant hier avec les salariés de l’établissement, la présidente Delphine Ernotte n’a pas dissipé ces inquiétudes.

Comment et selon quel calendrier précis se déroulera la transition entre la situation actuelle et le dispositif futur du tout numérique ?

Quelle sera alors la place des salariés dont l’activité est aujourd’hui en majorité liée à l’antenne de France Ô ?

Quelles garanties pour ceux d’entre eux toujours non-permanents en dépit de longues collaborations avec France télévisions ?

La direction, par la voix de la présidente, affirme vouloir associer les salariés de Malakoff à la définition des modalités de cette transition.

Pour cela le SNJ propose de créer au sein de ce CSE une commission chargée de travailler sur cette mutation.

Toutefois, les moyens prévus par l’accord d’entreprise du 9 mars 2018 pour les établissements dont les effectifs sont inférieurs à 500 salariés ne suffiront pas.

Avec 252 heures par an pour faire fonctionner l’ensemble des commissions y compris le CSSCT, le compte n’y est pas. Le SNJ réclame donc l’ouverture d’une négociation d’établissement permettant de dégager davantage de moyens pour associer les salariés à cette transformation.

La décision gouvernementale de fermer le canal hertzien de France Ô crée une situation inédite à laquelle aucun autre établissement de l’entreprise n’est confronté. Une réponse particulière doit y être apportée.

Enfin, chacun ici sait que le SNJ a saisi la justice de problèmes liés à l’organisation du scrutin du CSE de Malakoff. Ces requêtes ne mettent pas en cause la qualité des personnes concernées et portent exclusivement sur la défense de principes et le respect du droit.

Le SNJ déplore que la direction n’ait pas laissé le temps à la justice de se prononcer afin de procéder à l’installation de ce CSE sur des bases stabilisées.

Malakoff, le 7 novembre 2018

2018-11-07 Liminaire CSE Malakoff